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Bruno Bonnell, le big boss de The Apprentice

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Le créateur de Robopolis et d'Infogrammes est le big boss de l'émission de téléréalité en col blanc que lance M6 ce mercredi 9 septembre. A la clé, une exposition médiatique pour lui et un job en CDI dans son équipe pour le meilleur des 14 candidats engagés dans cet entretien d'embauche géant.

Bruno Bonnell, le big boss de The Apprentice

Costume sombre, yeux revolver, verbe tranchant... Sur les teasers, c'est ainsi qu'apparaît Bruno Bonnell. Il assume, puis ajoute dans un sourire que "la télé est une loupe" et qu'à force de se concentrer sur son rôle, il a pu "donner le sentiment d'être plus dur que nature". Mais visiblement, le pape de la robotique française, p-dg de Robopolis et fondateur d'Infogrammes, a pris beaucoup de plaisir à incarner le big boss de la version française de The Apprentice, qui démarre ce mercredi soir sur M6. Face à lui, 14 candidats âgés de 20 à 40 ans, aux profils extrêmement différents. Et de l'autodidacte au diplômé d'HEC, tous étaient prêts à mouiller leur chemise pour atteindre la première place... et décrocher du même coup un CDI de directeur du développement commercial dans son entreprise.

Transmettre le goût de l'entreprise

The Apprentice, qui décrochera le job ? est la déclinaison d'un concept américain déjà vendu dans une vingtaine de pays. Un vrai pari pour M6, puisque l'émission occupera la case stratégique de 20h55 pour six semaines. C'est d'ailleurs cette exposition maximale qui a convaincu Bruno Bonnell de se risquer dans le monde de la téléréalité. "Quand la société de production Endemol m'a proposé de participer, en début d'année, j'y ai vu l'opportunité de transmettre le goût de l'entreprise à une heure de grande écoute, confie-t-il. On sort l'entrepreneuriat des émissions confidentielles ou polémiques dans lesquelles il est confiné. Et puis la dernière raison, c'est que j'avais un vrai poste à pourvoir, pour un produit de télécommunication que nous lançons à Noël. Et c'est une chance assez dingue de pouvoir tester 14 candidats dont j'ai moi-même choisi les profils, sur plusieurs semaines et tout au long d'épreuves formidables". Lesquelles ont un petit côté Koh Lanta du business : vendre du poisson à la criée en trouvant la bonne marge, ouvrir un pressing à partir de rien ou boucler une campagne de publicité en 12 heures chrono...

"Leur énergie m'a donné le moral"

"C'est vraiment incroyable ce que les candidats ont pu faire pendant cette émission, s'enthousiasme encore Bruno Bonnell. Moi, ça m'a donné le moral parce qu'en voyant leur énergie, leur envie de réussir et de collaborer, j'ai retrouvé un réel optimisme pour l'avenir de notre économie. Et si à l'écran je peux avoir l'air sévère, c'est parce que dans un format de ce type, on exprime de façon assez directe. Alors qu'en tant que chef d'entreprise, on se contente de penser tout bas". C'est maintenant au téléspectateur de juger, et l'émission pourrait s'avérer de ce point de vue assez clivante. Mais Bruno Bonnell tient à souligner qu'il s'est radicalement détaché de son homologue américain, le milliardaire et candidat aux primaires républicaines Donald Trump. "Il était complètement exclu de crier aux candidats des "You're fired" comme lui. D'abord parce que ce n'est absolument pas dans la culture des entreprises françaises et surtout parce qu'on ne cherchait ni à humilier les candidats ni à les ridiculiser... D'ailleurs, moi et mes bras droits sommes toujours en contact avec eux car ils n'étaient peut-être pas prêts dans l'instant mais tous pourraient devenir d'excellents managers". Quant au grand gagnant, il ne prendra ses fonctions qu'en novembre... pour éviter toute fuite. Le monde de l'entreprise a ses règles, celui de la téléréalité aussi.