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Les Français plébiscitent l'entrepreneuriat en politique

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Les Français accordent une large confiance aux dirigeants de start-up et de TPE face à leur rôle dans la société selon une étude Ifop pour France Digitale, dévoilée mercredi 9 novembre 2016. La capacité d'entreprendre est également un atout pour les candidats en vue de la présidentielle de 2017.

Les Français plébiscitent l'entrepreneuriat en politique

L'entrepreneur sera-t-il le futur acteur de l'action publique ? C'est en tous cas ce qui ressort du baromètre "Hacker la présidentielle 2017" de l'Ifop pour France Digitale et Fiducial, publié mercredi 9 novembre 2016. Le dirigeant de TPE ou de PME inspire le plus confiance pour plus de six Français sur dix, contre 27 % pour le startupper et seulement 6 % pour les politiques.

Cependant, si les attentes envers les dirigeants de start-up, TPE et PME s'avèrent importantes, les Français estiment encore que leur influence (25 %) sur la société reste inférieure à celle des élus (47 %) ou des PDG de grandes entreprises (42 %).

Défenseur de l'intérêt général ?

L'entrepreneuriat suscite le plébiscite des Français à tel point que les valeurs de créativité, de dynamisme, de courage et d'expertise sont des caractéristiques du chef d'entreprise et non des responsables politiques, pour une très large majorité des Français interrogés.

Parmi les valeurs accordées par les Français, un chiffre surprend. Si le sens de l'intérêt général reste, pour 39 % des Français, une valeur des politiques, elle est, malgré tout, accordée au dirigeant de start-up ou de TPE pour 34 % des sondés.

Pour Olivier Mathiot, coprésident de France Digitale et cofondateur de PriceMinister, ces résultats illustrent "le crédit de plus en plus important accordé aux dirigeants de start-up et de TPE sur des valeurs essentielles de l'entrepreneuriat, malgré une influence moindre. C'est encore plus marqué au niveau des catégories d'âge".

En parallèle, l'expérience entrepreneuriale en politique est également un des enseignements intéressant de l'étude. Près de neuf Français sur dix estiment que l'exercice d'une fonction politique doit s'appuyer sur une expérience en entreprise. Une majorité écrasante, encore davantage creusée chez les sympathisants de droite (UDI, LR et FN) et du Front de Gauche.

Des enjeux politiques majeurs

Au-delà du crédit accordé par les Français aux acteurs de la société, l'échéance électorale à venir demeure également un sujet majeur de l'étude. L'élection présidentielle se jouera-t-elle alors sur le terrain de la nouvelle économie ?

Si ce souhait est porté par de nombreux entrepreneurs au quotidien, les Français désignent les politiques comme déconnectés de ses enjeux. Plus de trois Français sur cinq estiment que les responsables politiques ne comprennent pas les défis et les préoccupations des start-up (63 %) et ne se mobilisent pas en faveur de leurs priorités (69 %). "Nous devons attirer l'attention des candidats à l'élection présidentielle sur la microéconomie, l'innovation et les start-up. Les politiques doivent se saisir de ces thématiques", plaide Olivier Mathiot.

À droite comme à gauche de l'échiquier politique, les thématiques du numérique, de l'innovation et de l'entrepreneuriat figurent parmi les propositions des candidats aux primaires. Ainsi, selon les Français, quel candidat est le plus à même de défendre les préoccupations des start-up et des TPE/PME ? Pour 40 % d'entre-eux, Bruno Le Maire est le plus proche des dirigeants de start-up, tandis que le favori de la primaire de la droite et du centre Alain Juppé est jugé comme l'interlocuteur privilégié des patrons de TPE et de PME.

Par ailleurs, si les candidats à gauche ne se sont pas encore tous portés candidats, 67 % des Français considèrent Emmanuel Macron, ancien ministre de l'Économie et probable prétendant à l'Élysée, comme le plus proche de l'écosystème des start-up. Concernant les petites et moyennes entreprises, Emmanuel Macron partage cet atout avec Arnaud Montebourg.

Méthodologie :

L'enquête du baromètre "Hacker la présidentielle 2017", réalisée par l'Ifop pour France Digitale et Fiducial, a été menée auprès de 1 000 Français, majeurs, représentatifs de la population française et selon la méthode des quotas. Les entretiens ont été réalisés par téléphone du 24 au 25 octobre 2016.