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Les 5 infos éco du week-end à retenir

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Vous n'avez eu le temps de suivre l'actualité ce week-end ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'actualité économique du vendredi 24 au dimanche 26 juin 2016.

Les 5 infos éco du week-end à retenir

Pour bien démarrer la semaine, la rédaction de Chef d'Entreprise vous propose un petit tour de l'actualité économique du week-end. Au menu : Brexit, loi Travail, travail dominical et le Tafta.

Brexit : quelles conséquences pour l'économie française ?

Alors que les Britanniques ont décidé par référendum de quitter l'Union européenne, les inquiétudes sont vives sur le devenir de l'Union et les probables conséquences au sein des pays membres. L'économie française pourrait pâtir assez rapidement de cet événement même si elle vient de reprendre la cinquième place des puissances économiques mondiales après la dévaluation de la Livre sterling. Par ailleurs, les taux d'emprunt de l'État français ont atteint leur plus bas niveau, vendredi 24 juin 2016.

En revanche, le cinquième partenaire commercial de la France devrait subir un ralentissement de sa croissance, entraînant une diminution de ses importations. Ajouté à la chute du cour de la devise britannique, les exportations françaises pourraient devenir moins compétitives sur le marché britannique. Une dépréciation qui influerait également sur les investissements directs étrangers venant d'entreprises françaises. Toutefois, s'il est encore trop tôt pour chiffrer les conséquences du Brexit sur l'économie européenne, les économistes estiment que l'impact devrait être limité. À lire sur Les Echos.

Brexit : Bruxelles veut une sortie rapide du Royaume-Uni

La Commission européenne digère mal les résultats du référendum britannique. Vendredi 24 juin 2016, Jean-Claude Juncker, son président, a mis en garde le Royaume-Uni sur le temps qu'il mettra à engager la procédure de sortie de l'Union européenne.

Tandis que David Cameron, le Premier ministre britannique démissionnaire, a indiqué vouloir attendre le mois d'octobre et l'installation de son successeur, Bruxelles a vivement réagi, expliquant préférer que le dossier soit rapidement mis en oeuvre. À lire sur La Tribune

Loi Travail : vote solennel au Sénat

L'examen en première lecture du projet de loi Travail s'est achevé ce week-end permettant la tenue d'un premier vote mardi 28 juin, tandis que se profile une nouvelle journée de mobilisation nationale. Après deux semaines de débat, les sénateurs ont durci certains points du texte notamment la possibilité de passer de 35 à 39 heures de travail hebdomadaire en cas d'absence d'accord de branche ou d'entreprise ainsi que le plafonnement des indemnités de licenciement aux prud'hommes à 15 mois de salaire.

Après le vote au Sénat mardi 28 juin 2016, le texte sera étudié en Commission mixte paritaire entre l'Assemblée nationale et le Sénat afin de parvenir à un accord. Si aucun compromis n'est trouvé, le texte repassera une dernière fois mardi 5 juillet devant l'hémicycle avec la possibilité pour le gouvernement d'utiliser à nouveau le 49.3. À lire sur La Tribune

Travail dominical : le Conseil constitutionnel à la rescousse de la maire de Paris

Le Conseil constitutionnel a tranché sur la question du travail dominical dans les zones touristiques internationales. Les Sages de la rue de Montpensier ont déclaré anticonstitutionnel un alinéa de la loi Macron du 6 août 2015 qui précisait un régime spécifique pour la ville de Paris concernant le travail dominical des commerces de détail.

Cette disposition fixe le droit au préfet de supprimer le dimanche comme jour chômé, et non au maire de la capitale. Anne Hidalgo avait déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) afin de faire valoir son droit, comme pour les autres communes de France.

Pour rappel, les maires ont la possibilité de supprimer dans la limite de douze dimanches par an le repos dominical afin de permettre l'ouverture des commerces. À lire sur La Tribune

Tafta : Manuel Valls dit non

Le projet de traité de libre-échange transatlantique entre l'Europe et les Etats-Unis "ne va pas dans le bon sens" selon Manuel Valls. En déplacement en Seine-Maritime, le Premier ministre a exprimé son désaccord avec le projet de libre-échange. En négociation secrète depuis 2013, le Tafta n'a jamais eu l'approbation du gouvernement français au motif qu'il "serait mauvais" pour l'économie française, selon le locataire de Matignon.

Outre Rhin, les critiques des Sociaux-démocrates et des Allemandes contre le Tafta existent même si la chancelière Angela Merkel y est officiellement favorable. Actuellement, ce sont les institutions européennes qui négocient la politique commerciale des pays membres de l'Union européenne avec Washington. À lire sur La Tribune.