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Présidentielle 2017 : le programme complet de Nicolas Dupont-Aignan pour les TPE et PME

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Dans le cadre de l'élection présidentielle, Chef d'Entreprise vous présente les programmes économiques de tous les candidats. Nicolas Dupont-Aignan de Debout la France entend donner la priorité aux entreprises tricolores. Voici l'ensemble des mesures qu'il souhaite mettre en oeuvre les concernant.

Présidentielle 2017 : le programme complet de Nicolas Dupont-Aignan pour les TPE et PME

© Facebook Nicolas Dupont-Aignan

Cet article sera mis à jour régulièrement en fonction des nouvelles annonces du candidat.

"Fortifier nos entreprises en ciblant les aides". C'est la "différence" revendiquée par Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l'élection présidentielle avec le parti Debout la France, lors de la présentation de son projet aux patrons de la CPME (confédération des petites et moyennes entreprises), lundi 6 mars 2017 (vidéo ci-dessous).

Son credo ? Donner la priorité aux entreprises françaises et aux TPE-PME. S'il marche en cela sur les platebandes de la candidate du FN Marine Le Pen, son plan d'action présente également des spécificités.

Voici le programme détaillé de celui qui, s'il est élu, promet de nommer un dirigeant de PME au ministère de l'Économie. " Ce n'est pas une mesure gadget. C'est [un moyen] de réorienter l'action de Bercy en fonction des préoccupations des chefs d'entreprise ", a assuré le candidat souverainiste lors de cette rencontre.

Un ensemble de mesures qu'il compte financer notamment par la " lutte contre la fraude fiscale et sociale " ainsi que par le " rapatriement de la contribution nette annuelle à l'UE ", explique-t-il dans ses documents de campagne.

Compétitivité des entreprises françaises

Favoriser les entreprises françaises est au coeur du projet de Nicolas Dupont-Aignan. Pour cela, il veut réserver la moitié de la commande publique aux PME tricolores, et les trois quarts à la production française - ce qu'il appelle, pour ce dernier point, un "Buy French Act".

Il promet des baisses de charges patronales aux entreprises exposées à la concurrence internationale en s'appuyant sur les dispositifs existants que sont le CICE et le pacte de responsabilité. Les 20 milliards d'euros du CICE seront ainsi réorientés vers ces entreprises.

Le candidat souhaite aussi encourager les entreprises qui investissent en France. Pour cela, il envisage la création d'un fonds de 10 milliards d'euros par an. Ce fonds serait tourné vers " l'investissement productif, l'emploi et la recherche dans les zones périphériques et rurales notamment ", détaille son programme. Dans le même objectif, il promet aussi de diviser par deux le taux de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis en France.

Même chose pour les entreprises qui produisent sur le territoire français. Pour les encourager, il souhaite rendre possible le fait de déduire 100 % de l'ISF pour des investissements dirigés vers ces sociétés. Il veut en parallèle orienter l'épargne des Français vers la production nationale.

Dans la même logique, il entend valoriser le "Made in France" par la mise en place d'un "Label Tricolore" pour les produits intégralement fabriqués sur le territoire en respectant des normes de qualité sociale et environnementale.

Pour aller plus loin, il rendra obligatoire, s'il est élu, le fait d'indiquer sur l'étiquette des produits la part de " fait en France ". De façon générale, il souhaite encourager le développement de labels régionaux.

Autre priorité de Nicolas Dupont-Aignan : lutter contre la concurrence déloyale. " Sans la renégociation des traités européens nous nous retrouverons dans cinq ans dans la même position, a-t-il averti à la CPME. Cela ne veut pas dire la fin de l'Europe. Cela veut dire défendre nos intérêts ".

Pour cela, il insiste sur la nécessité d'abroger la directive des travailleurs détachés. Mener une politique de lutte contre la contrefaçon sera son deuxième axe de travail.

Enfin, il compte empêcher les offres publiques d'achat (OPA) de l'étranger sur les entreprises françaises jugées " stratégiques " par la mise en place d'un système d'actions préférentielles. Il veut aussi taxer les importations qui ne respecteraient pas les normes sociales, sanitaires et environnementales et interdire celles " reposant sur l'esclavage moderne ".