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[Édito] Une question de confiance

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Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, veut remettre la confiance au coeur de la relation entre l'État et les chefs d'entreprise. Il était temps.

[Édito] Une question de confiance

Il aura suffi d'une phrase. Une phrase pour espérer que le nouveau gouvernement change en profondeur la relation de "je t'aime, moi non plus" qui existe depuis trop longtemps entre les hommes politiques et les chefs d'entreprise. "À vous entrepreneurs, je ne dis pas cette phrase qui m'a toujours profondément agacé : c'est donnant-donnant. Je ne crois pas à cette logique de conditions, qui ruine le bien le plus précieux pour une économie : la confiance", a lancé Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, en clôture de l'université d'été du Medef, fin août.

Tout comme on ne recrute pas par envie, on ne licencie pas par plaisir

Et c'est bien là le coeur du sujet. Tous les ans, les hommes politiques clament leur amour de l'entrepreneuriat et se déplacent avec des sacs remplis de promesses, toutes assujetties à des "si" ou à des conditions de création d'emplois. Comme si l'économie n'était qu'une question de volontarisme. Naturellement, les mesures annoncées par Bercy sont très encourageantes avec, notamment, la transformation du CICE en baisse de charges pérenne, ou bien encore la réduction progressive de l'impôt sur les sociétés (IS).

De même, la réforme du code du travail se veut pragmatique, le gouvernement faisant, là aussi, confiance aux dirigeants de PME pour prendre les meilleures décisions pour le bien-être de leur entreprise. Car, tout comme on ne recrute pas par envie, on ne licencie pas par plaisir. Et la meilleure protection des salariés reste la compétence et la formation. Reste à espérer que cette confiance dure l'intégralité du quinquennat.