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Un patron qui gagne à être connu

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Issu d'un milieu populaire, Jean-Claude Puerto Salavert s'est battu pour réussir. A la tête d'Ucar qu'il a fondée en 1999, le dirigeant vient de participer à une émission dans laquelle il se fait passer pour un chômeur en réinsertion auprès de ses salariés. Une opportunité, selon lui, de voir la réalité de son entreprise telle qu'elle est.

Un patron qui gagne à être connu

Devenir la vedette d'une émission de téléréalité? C'est le défi relevé par Jean-Claude Puerto Salavert en 2011. Baptisée Patron Incognito et diffusée sur M6, l'émission permet au dirigeant d'Ucar, société de location de voitures low cost, de découvrir son entreprise de l'intérieur en se faisant passer pour un salarié. "En tant que patron, mécaniquement, vous êtes coupé de la réalité, explique-t-il. Vous n'y avez accès que par les remontées des managers, c'est donc subjectif. Et quand vous allez sur le terrain, tout est préparé, nettoyé, briqué: rien n'est spontané."

La démarche n'a rien d'étonnant pour ce patron visionnaire... Jean-Claude Puerto Salavert fait aujourd'hui partie du club des entrepreneurs à succès. À la tête d'Ucar, qu'il a fondée en 1999, il mène son entreprise sur le chemin de la croissance: avec un chiffre d'affaires de plus de 70 millions d'euros, elle est même cotée en Bourse et regroupe 260 agences, avec 140 salariés directs (500 en comptant les franchisés)... Il faut dire que le projet Ucar est ambitieux: "Là où les autres loueurs misent sur l'occasionnel, Ucar va plus loin et se positionne comme une alternative à la propriété", affirme le dirigeant.

Révolutionnaire, le patron d'Ucar? "La remise en cause de la tradition et de l'existant est mon principal moteur, reconnaît-il. Mais une remise en cause positive, industrieuse et laborieuse."

Le virus de l'entrepreneuriat

Laborieuse car, pour en arriver là, Jean-Claude Puerto Salavert a dû batailler. Issu d'un milieu populaire, il est né dans un petit village du Lot-et-Garonne, dont il a gardé l'accent rocailleux. Après une école de commerce, il lance une entreprise de conseil, ensuite rentre chez Béghin-Say, puis part aux États-Unis suivre un MBA à l'université de Hartford (Connecticut). "C'est là que j'ai attrapé le virus de l'entrepreneuriat", se souvient-il. À son retour, il veut redevenir son propre patron. Il repère une briqueterie à reprendre dans le Sud-Ouest et va démarcher des fonds d'investissement pour trouver des capitaux propres. C'est par hasard qu'il rencontre en 1988 Jean-Yves Vigouroux, fondateur d'Ada quatre ans plus tôt, à la recherche lui aussi de fonds. C'est le coup de foudre amical et professionnel! Les deux hommes travailleront ensemble pendant dix ans et feront d'Ada ce qu'elle est aujourd'hui.

Ses premières fois

Sa première entreprise
En 1981 , alors qu'il a tout juste 24 ans, Jean-Claude Puerto Salavert lance une société de conseil pour l'implantation de grandes surfaces. "Je travaillais comme un fou et l'affaire marchait très bien, raconte l'entrepreneur. Mais j'étais un peu jeune et ressentais le besoin d'apprendre des autres au sein d'une grande entreprise. C'est pourquoi j'ai pris la décision d'arrêter."

Son premier job
Après cette première expérience entrepreneuriale, il décide donc " d'apprendre ". En 1983, il rejoint Béghin-Say en tant que directeur financier de l'une des raffineries de l'entreprise. Après un projet de modernisation, la raffinerie doit fermer. L'entreprise propose de lui financer son MBA aux États-Unis. Une belle opportunité qu'il n'a pas déclinée. L'homme sait saisir les opportunités quand elles se présentent...

Mot clés : Employeur |

Aglaé de Chalus, actualisé par Stéphane Guillard