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La revue de presse éco de la semaine (28 août au 1er septembre)

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C'est la rentrée, vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'information économique du 28 août au 1er septembre. Au programme : réforme du travail et publication des ordonnances, épargne salariale, paiement sans contact...

La revue de presse éco de la semaine (28 août au 1er septembre)

Code du Travail : les Français opposés au plafonnement des indemnités prud'homales

Alors que les ordonnances portant sur la réforme du Code du travail ont été dévoilées jeudi 31 août, un sondage Odoxa pour RTL révèle que seuls 37 % des Français interrogés pensent que le président de la République est en capacité de "réformer efficacement" le droit du travail. Une attitude qui tranche avec le plébiscite d'Emmanuel Macron auprès des dirigeants de TPE.

A lire : Négociations directes dans les TPE, plafonnement des indemnités prud'homales, droit à l'erreur... voici ce que contiennent les ordonnances pour les TPE et PME.

Si plus de la moitié des répondants (56%) considère la réforme comme nécessaire, c'est surtout la manière qui inquiète. La réforme par ordonnance est mal perçue par 63 % des Français. Sur le fond des sujets amenés à être réformés, le plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement sans cause réelle ni sérieuse déplaît le plus fortement, à 61 % d'entre-eux, en augmentation de 8 points par rapport au mois de mai 2017. À lire sur Les Échos.

CICE : la transformation en allégement de charges prévue pour 2019

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a confirmé que la transformation du Crédit impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) en allégement de charges directes sera effective en 2019. Invité sur RTL, lundi 28 août, il a également précisé les effets attendus d'une telle mesure : "Cela va produire une plus grande profitabilité pour les entreprises et ça va augmenter la réserve de participation pour les salariés. C'est-à-dire la part du bénéfice qui va aux salariés parce qu'ils ont bien travaillé et qu'ils se sont engagés pour l'entreprise [...] Nous estimons que cela représente environ un milliard d'euros qui seront redistribués directement aux salariés".

En outre, le locataire de Bercy a assuré que le gouvernement ne touchera pas à la fiscalité de l'épargne salariale, alors qu'elle n'entre pas en compte dans le calcul de l'impôt sur le revenu.

Épargne salariale : les contributions des entreprises en nette hausse

Spectaculaire. Voilà comment Les Échos qualifie l'évolution des sommes versées par les entreprises pour la participation, l'intéressement et l'épargne salariale, dont le ministère du Travail a livré le détail dans une étude publiée lundi 28 août. Selon cette étude, les sommes distribuées au titre de l'année 2015 s'élèvent en effet à 16,4 milliards d'euros bruts, soit une augmentation de 7,4 % (par bénéficiaire, cela revient à un complément de revenu de 2 422 euros en moyenne, dans les entreprises de plus de dix salariés). 7 millions de salariés sont concernés.

Ce rebond ''découle de l'amélioration des comptes de résultats des entreprises permise à la fois par l'embellie de la conjoncture, la baisse des charges et celle du prix du pétrole'', explique Les Échos. C'est pour l'intéressement que les sommes versées restent le plus élevées.

Rémunération : moins de hausses de salaires en 2017

+ 2,5 % pour les cadres, + 2,1 % pour les non-cadres. C'est la hausse moyenne des augmentations de salaire en 2017, selon l'étude annuelle du cabinet Deloitte sur les rémunérations, dont Le Figaro se fait l'écho. Des hausses légèrement moins élevées qu'en 2016.

Autre enseignement de l'étude : outre des écarts de salaire persistants entre les hommes et les femmes, et des différences selon la taille et de la localisation de l'entreprise, la part variable individuelle est en forte hausse, de 5 à 7 % pour les salariés et les cadres qui en bénéficient. L'étude note enfin une augmentation importante de l'épargne salariale, de 7 à 10 %.

Égalité hommes/femmes : vers un nouveau mode de sanction pour les entreprises ?

Le gouvernement veut accentuer la pression sur les entreprises qui ne respecteraient l'égalité salariale. La secrétaire d'État Marlène Schiappa a annoncé lundi 28 août qu'un dispositif visant à prélever directement les amendes dans les entreprises fautives était à l'étude. "Jusqu'à présent, et ce depuis la loi d'août 2014, les entreprises de plus de 50 personnes doivent dresser un diagnostic et réaliser un plan d'action pour tendre vers l'égalité entre les hommes et les femmes. Dans le cas contraire, les sociétés s'exposent à des pénalités financières, fixées au maximum à 1% de la masse salariale et aussi à l'interdiction de déposer une candidature pour des marchés publics", rappelle Le Figaro.

L'objectif est de réinjecter directement le montant de ces amendes dans le budget de L'État. Les détails du dispositif n'ont pas été dévoilés.

OpenData : BlaBlaCar et trois acteurs du transport français s'allient

Après avoir signé un partenariat avec Google pour intégrer le covoiturage dans l'application Google Map, BlaBlaCar a paraphé avec trois grandes entreprises - la SNCF, la RATP et Transdev - un protocole d'accord en vue de la création d'un "entrepôt de données", d'après Les Échos. Ce futur "data warehouse" concentrera de nombreuses données des quatre grands acteurs du transport en France et notamment les horaires théoriques et en temps réel ou les tarifs.

L'objectif, selon le quotidien économique, vise à rendre possible, pour chacun d'entre eux, la possibilité d'exploiter ces données dans un comparateur de trajet par exemple. Cette coopération franco-française permettrait de contrer les velléités des géants du numérique (GAFA), alors que la loi Macron stipule théoriquement - le décret d'application est attendu - que les entreprises assurant un service public de transport doivent ouvrir leurs données. En attendant la mise en place d'outils basés sur cette alliance, une étude de faisabilité technique est en cours.

Une start-up offre un congé "gueule de bois" à ses salariés

Où s'arrêta le fameux "esprit start-up" ? Une start-up londonienne s'illustre en allant très loin dans cette approche du management libéré et de la gestion des salariés réputée propre à la sphère des start-up. D'après Le Figaro, Dice qui commercialise des billets de concerts et de festivals offre à ses salariés quatre jours de congés exceptionnels en cas de lendemain difficile par an.

Pour prévenir de son absence, rien de plus simple : trois petits émoticones ("musique", "bière" et "malade") sont à envoyer par texto à son responsable. Un concept managérial qui a au moins le mérite de coller avec le business de la start-up. Une incitation pour que les salariés puissent se rendre à des concerts et négocier quelques contrats.

Les transactions sans contact ont doublé en un an

108 millions d'euros. C'est est le volume de paiements sans contact atteint en juillet 2017 sur un an, d'après le groupement Cartes Bancaires CB. Cette augmentation de 112 % marque une nouvelle étape dans la démocratisation de cette pratique de plus en plus répandue parmi les consommateurs.

Preuve de cette tendance, le nombre de cartes compatibles en circulation en France à la même période. Il y a 43,7 millions de cartes sans contact en France, alors que 30 % des paiements de moins de 20 euros se font via cette technique. Cela représentait seulement 10% à la fin de l'année 2016.

En octobre prochain, le plafond de paiement sans contact sera relevé à 30 euros, ce qui devrait amplifier encore davantage cette dynamique. À lire sur Le Figaro.

Les accords de branches et d'entreprises (bientôt) accessibles en ligne

C'est une des mesures de la loi Travail de 2016 qui doit entrer en vigueur le 1er septembre, d'après BFM TV. Le code du travail impose en effet, qu'à cette date, les accords de branches et d'entreprises signés soient accessibles au travers d'une base de données nationale consultable en ligne. Si son adresse n'est pas encore connue aujourd'hui, cette mesure vise à développer la connaissance des accords collectifs conclus, en particulier les accords d'entreprises ainsi qu'à encourager leur mise en commun et leur diffusion au plus grand nombre.

Il faudra en revanche attendre un peu pour pouvoir consulter les accords déjà signés puisqu'une période transitoire s'ouvre à compter du 1er septembre au 1er octobre 2018.

HSBC veut séduire les start-up

A l'instar d'autres banques également tournées vers la clientèle des entrepreneurs (BNP, Société Générale), la britannique HSBC a ouvert à Paris une agence dédiée aux start-up et TPE. Sa particularité ? Être un centre "phygital". En effet, il permet à la fois de gérer ses opérations bancaires à distance et d'avoir accès à des chargés d'affaires attitrés ainsi qu'à des assistants commerciaux pour la prise en charge de ses demandes. Autre spécificité, une gamme de services qui se veut différenciante (e-relevés, signature électronique dès l'ouverture du compte, tchat, crédit en ligne...).

"Notre ambition est d'ouvrir 1.000 à 2.000 nouveaux comptes par an dans ce segment des TPE de moins de 2 millions d'euros de chiffre d'affaires qui représente aujourd'hui 10% de notre base de clientèle entreprises", indique Richard Lelong, directeur Business Banking de HSBC en France, dans La Tribune.

Ça s'est passé cette semaine sur Chefdentreprise.com

Le Medef a fait sa rentrée ces 30 et 31 août, lors de sa traditionnelle Université d'été. Les adhérents du syndicat patronal, les patrons et de nombreux invités politiques ont débattu des façons de repenser les modèles et d'inventer de nouvelles logiques économiques pour renforcer la confiance et la croissance des entreprises.

Lors de son discours d'ouverture, le président du Medef, Pierre Gattaz s'est exprimé sur les attentes des patrons quant à la réforme du code du travail. Satisfait par les premières semaines d'exercice du Gouvernement, il s'est notamment dit prudent et vigilant en attendant le contenu précis des ordonnances. À lire ici.

Alors que la rentrée 2017, marquée par une reprise de l'activité économique, se présente favorablement pour les chefs d'entreprise, que pensent-ils des premiers pas du président de la République et du Gouvernement ? La réforme du code du travail va-t-elle dans le bon sens ? Des chefs d'entreprise se confient.

En clôture de l'Université d'été, Bruno Le Maire a confirmé plusieurs mesures que le gouvernement compte inscrire dans le budget 2018. Baisse de l'impôt sur les sociétés, transformation du CICE et sanctuarisation du Crédit Impôt Recherche, voici les annonces détaillées du ministre de l'Économie.

À lire aussi : Les dirigeants d'entreprises circonspects face aux enjeux de demain