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La revue de presse éco de la semaine (22-26 août)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'actualité économique du lundi 22 au vendredi 26 août 2016. Au programme: impôt sur les sociétés, French Tech, tourisme, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron et encore un peu de JO.

La revue de presse éco de la semaine (22-26 août)

Impôts sur les sociétés : une baisse saluée et critiquée

Dans un entretien accordé à l'Express (en payant), le Premier ministre, Manuel Valls, confirme la baisse d'impôt sur les sociétés à un taux de 28 %, contre 33,3% actuellement. "Pour les PME, il y aura une baisse à 28% de l'impôt sur les sociétés, sur une partie de leur bénéfice", explique Manuel Valls.

Cette mesure participe à la promesse de campagne du candidat François Hollande en 2012 de réduire les prélèvements des entreprises de cinq milliards d'euros à l'horizon 2017. À lire (en gratuit) sur Les Échos.

Depuis cette communication, les réactions se multiplient. La CGPME a accueillie avec satisfaction cette annonce. Son président, François Asselin a expliqué sur l'antenne de France Info que "le gouvernement engage une démarche vertueuse" a destination des entreprises, ajoutant qu'il "faut continuer dans ce sens".

Il veut cependant rester prudent face aux manques de précisions sur la mesure: "On ne sait pas sur quelle partie des bénéfices on appliquera ce taux réduit de 28%".

Au Medef, la réaction est diamétralement opposée. Selon La Tribune, l'organisation patronale dénonce "une réforme conjoncturelle, partielle et complexe de l'impôt sur les sociétés". Dans un communiqué, le Medef regrette que la mesure ne concerne qu'"une partie des PME", expliquant que l'instauration de différences entre entreprises ne vienne ajouter "de nouveaux freins à leur développement". "Les entreprises françaises et les investisseurs étrangers ont au contraire besoin de simplicité et de visibilité, sans quoi une telle mesure risque fort de rester sans véritable effet.", précise le communiqué.

Macron défend son bilan et parle de l'avenir

Interrogé par Les Échos, Emmanuel Macron s'exprime, dans une longue interview, à la fois sur son bilan en tant que ministre de l'Économie, de l'industrie et du numérique et sur 2017. Commençant par défendre son action à Bercy et, en particulier, certaines mesures prises pour les entreprises. Par exemple, "pour ce qui est de l'investissement, les baisses de charges du pacte de responsabilité ont remis les entreprises françaises sur les bons rails en commençant à rétablir leurs marges", estime-t-il dans le quotidien économique.

Pour lui - qui refuse de prendre position par rapport à l'élection présidentielle - la clé pour réformer la France repose sur la capacité à livrer un diagnostic lucide de la situation dans laquelle se trouve le pays. Et Macron de préciser également: ''Il faut des entreprises fortes qui investissent dans le capital humain et l'appareil productif et il faut aussi du capital français, et donc permettre aux Français d'investir dans les entreprises et dans l'innovation en France".

Questionné sur le sujet, il préconise d'élargir la baisse d'impôts promise aux TPE et PME, à toutes les entreprises. Le ministre s'exprime également, dans cet entretien, sur le Brexit et sur la zone euro.

Fiscalité : des mesures "lancées trop tard" pour Gérard Collomb

Dans une interview accordée aux journal Les Echos, le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb estime que la politique fiscale du gouvernement a été lancé de manière trop tardive. "Si on l'avait mise en place dès le début du quinquennat, on ne serait pas dans cette situation. On a eu une perte de compétitivité de l'industrie française depuis dix ans. Aujourd'hui, on refait le terrain perdu, même si ce sera un peu tard au vu des prochaines échéances électorales."

Peu avare en critique contre le gouvernement socialiste, Gérard Collomb reconnaît malgré tout que "les mesures prises en faveur des entreprises, comme le CICE et le pacte de responsabilité, ont des résultats."

Après l'annonce de Manuel Valls autour d'une baisse de l'impôt sur les sociétés pour les PME, l'édile lyonnais affirme que "ces mesures ciblées sont les bonnes". Par ailleurs, le réformateur plaide pour une refonte "plus ample" du code du travail afin d'accélérer "le mouvement de création d'emploi".

Le chômage en baisse de 1,2 % en un an

19 100 chômeurs de catégorie A en moins en juillet, 44 100 en un an (soit une baisse de 1,2 % par rapport à la même période en 2015). Ce sont les chiffres révélés par Pôle Emploi cette semaine. Une bonne nouvelle - d'autant que que 144 000 emplois privés ont été créés en un an - à la fois pour les Français et sur un autre plan pour François Hollande, qui a fait de la baisse du chômage une condition pour se représenter à l'élection présidentielle.

Bonne nouvelle, oui, mais en demi-teinte, estime La Tribune, qui rappelle aussi que le nombre de demandeurs d'emploi ayant exercé une activité réduite a, lui, augmenté de 2,3 % en un mois et 4 % en un an. Les chômeurs partis en formation ou "découragés" et ayant cessé leurs recherches ne sont pas non plus comptabilisés.

Sarkozy dévoile son programme économique

C'est par un livre, publié aux Éditions Plon, que Nicolas Sarkozy a choisi d'annoncer sa candidature à l'élection présidentielle de 2017 et donc à la primaire de la droite. Dans "La France pour la vie", l'ancien président de la République détaille les cinq priorités du "Pacte de confiance" qu'il propose aux Français.

Et s'il place l'identité de la France au premier rang de ses combats, il développe le volet économique de son programme. "Toute notre politique économique devra désormais être focalisée pour et sur les entreprises. Ce sont elles qui doivent constituer la priorité des priorités", écrit-il.

Parmi les mesures envisagées, l'exonération totale des charges "au niveau du SMIC qui diminuerait pour s'annuler progressivement à 1,6 SMIC". À cela s'ajouteraient "le doublement du montant des sommes dédiées au CICE", ainsi que la transformation de ce crédit impôt en "une véritable baisse de charges, intégralement ciblée sur les bas salaires".

Quant à la transmission d'entreprise, il l'imagine exonérée de 85%, voire totalement "si l'activité est maintenue pendant cinq ans au minimum, avec le maintien des emplois correspondants."

Autres mesures proposées : le seul motif de réorganisation érigé en raison suffisante au licenciement et le plafonnement des indemnités de licenciement en cas d'absence de cause réelle et sérieuse, ainsi que la suppression du seuil de 11 salariés et du compte pénibilité. Concernant le temps de travail, il appartiendra aux entreprises de le déterminer. À lire sur Les Échos.

Rio 2016 : la French Tech s'est montrée

Alors que les Jeux olympiques de Rio se sont achevés dimanche 21 août, Les Échos reviennent sur la présence de start-up françaises à Rio, issues de la French Tech.

Au sein de la délégation de la ville de Paris, quatre start-up spécialisées dans le sport ont fait le voyage pour promouvoir leur solution. Incubée au Tremplin, un incubateur parisien, l'évènement leur a permis de nouer de nouveaux contacts et mettre en valeur leurs produits auprès des sportifs et des officiels présents.

Quand les Brésiliennes entreprennent

"Le problème du manque de femmes dans l'entrepreneuriat, et plus encore dans le numérique, est mondial. Mais dans un pays profondément machiste, et une société patriarcale telle que celle du Brésil, le défi est bien plus important". Forts de ce constat, trois collaborateurs du Numa, incubateur parisien, ont dressé pour Le Figaro Économie une liste d'initiatives prises par les entrepreneuses brésiliennes pour celles qui veulent se lancer, ou cherchent des financements.

Parmi elles, par exemple, la start-upeuse Monique Correa a décliné l'association Girls in Tech à Rio de Janeiro, afin de valoriser les femmes dans les nouvelles technologies. Les réseaux professionnels féminins se sont, par ailleurs, multipliés ces dernières années dans le pays.

La France innove-t-elle assez?

L'OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle), une agence onusienne, a dévoilé son nouveau classement des pays les plus innovants au niveau mondial. Si la Suisse est en tête du classement, devant la Suède et le Royaume-Uni, et que - une montée très remarquée - la Chine figure désormais parmi les 25 premiers pays, la France est seulement... 18e. Faisant cependant mieux qu'en 2015, où elle était 21e.

Le classement prend en compte 82 indicateurs comme le nombre d'années de scolarité, le pourcentage des diplômés en science, l'accès au crédit, la production de connaissances et de brevets, la capacité à exporter, etc. A consulter sur L'Usine nouvelle.

Tourisme: "baisse sans précédent" en Ile-de-France

Le constat est très sévère pour l'activité touristique en Ile-de-France, selon le président du Comité régional du tourisme (CRT) d'Ile-de-France, Frédéric Valletoux. Depuis 2010, la fréquentation touristique de Paris et de sa région a connu "une baisse sans précédent".

Sur les six premiers mois de l'année, un million de touristes en moins ont été dénombrés par rapport à la même période en 2015, selon les hôteliers de la région. Ce sont, en majorité, les touristes étrangers qui ont massivement déserté Paris, notamment les Japonais, les Russes et les Italiens.

Une baisse importante de l'activité qui impacte l'ensemble des acteurs touristiques, à commencer par les grands magasins, les commerces et les restaurants. Le CRT fait état d'une diminution de 749 millions d'euros de leur chiffre d'affaires sur la première moitié de l'année. "Une catastrophe industrielle" pour le président du CRT qui appel à "la mise en place d'un plan Orsec" pour le secteur. En revanche, seul le tourisme d'affaire parvient à redorer la situation touristique qui progresse de 14 points.

Selon les professionnels, la situation est due à "un contexte peu favorable marqué par les attentats, les mouvements sociaux ainsi que les inondations". À lire sur France Info.