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La revue de presse éco de la semaine (11 au 15 décembre)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'information économique du 11 au 15 décembre. Au programme : la difficulté des entreprises à recruter, le CIR qui profite aux PME, la succession de Pierre Gattaz au Medef...

La revue de presse éco de la semaine (11 au 15 décembre)

Les difficultés pour recruter inquiètent le gouvernement

Malgré un taux de chômage encore élevé, à près de 9,7 % de la population active, les entreprises françaises ont de plus en plus de difficultés à recruter de nouveaux salariés. Une situation paradoxale alors que la conjoncture repart en hausse entraînant un accroissement du besoin de main-d'oeuvre. Un constat que rencontrent majoritairement les industriels. Ils sont en effet 42 % à éprouver des difficultés pour dénicher les compétences nécessaires.

Une situation qui inquiète aussi du côté du ministère du Travail. "Si nous n'agissons pas massivement, nous pourrions avoir dans deux ans des entreprises éprouvant des difficultés de recrutement - ce qui pourrait avoir pour conséquence de plafonner la croissance - et en même temps, un chômage de masse", explique Muriel Pénicaud dans Les Échos. Une situation qui justifierait, selon elle, les 15 milliards d'euros prévus dans la formation professionnelle sur le quinquennat, afin de former les non-qualifiés.

Les PME, principales bénéficiaires du CIR

93 % des entreprises bénéficiaires du CIR sont des PME. C'est ce qui ressort d'un récent baromètre d'Acies Consulting, cabinet de conseil en management et financement de l'innovation. C'est deux points de plus qu'en 2016. Cela représente plus de 17 300 entreprises de petite et moyenne taille.

Autre enseignement du baromètre, le montant du CIR est stable à 5,9 milliards d'euros, contre 5,8 milliards l'année dernière. "Le cabinet juge que le crédit d'impôt recherche est ainsi "un dispositif mature" qui profite néanmoins de plus en plus aux PME", explique BFM TV.

Les dirigeants de TPE et PME ont la santé, mais...

Une nouvelle rassurante. D'après une étude Malakoff Médéric réalisée par Opinion Way, près de neuf dirigeants de TPE et PME sur dix (86 %) se disent en bonne ou en très bonne santé. Pourtant, les patrons en se ménagent pas. 39 % travaillent en moyenne plus de 50 heures par semaine dont 17 % dépassent les 60 heures hebdomadaires.

Un constat amplifié par le peu de repos qu'ils prennent. Deux tiers ne prennent pas la totalité de leurs congés payés, quand 6 % n'en posent aucun. Toujours est-il qu'ils sont nombreux à dire qu'ils n'arrivent pas à décrocher (52 %) ou à considérer leur travail comme stressant (40 %). Un sentiment qui se ressent sur leur fatigue nerveuse et physique.

Dévoilée par Le Figaro, l'étude révèle aussi que sur les 10 % de dirigeants s'étant vu proposer un arrêt de travail, plus de la moitié (59 %) a décliné la proposition du médecin.

Bruno Le Maire ne souhaite pas mettre fin à l'indexation du SMIC

Le ministre de l'économie et des finances, Bruno Le Maire, a déclaré mardi 12 décembre sur France Inter qu'il "n'était pas question de mettre fin à l'indexation du Smic". D'après Le Monde, le locataire de Bercy estime que cette indexation ne pouvait pas être abandonnée.

Cette piste, préconisée par un groupe d'experts est revenue dans l'actualité suite à un rapport déposé le 5 décembre 2017 aux partenaires sociaux membres de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC). En réponse, Bruno Le Maire estime que "le Smic n'aurait plus de sens et ne garantirait pas un niveau de revenu minimum décent à l'ensemble des salariés dans notre pays".

Le Medef est déjà dans l'après-Gattaz

Un Vaudeville. Alors que la fin de mandat de Pierre Gattaz approche - l'élection se tiendra en juillet 2018 -, la bataille pour sa succession a débuté. S'il a annoncé très tôt son intention de ne pas briguer un second mandat, la déclaration a en revanche lancé la course au poste depuis de long mois.

Dernier épisode en date, ce lundi 11 décembre. Le conseil exécutif était invité à s'exprimer sur le report de l'âge limite - fixé statutairement à 65 ans - pour se présenter à l'élection. Si la manoeuvre initiée par Pierre Gattaz a été rejetée par 30 voix contre 15, le but de l'opération était bel et bien de permettre la candidature de Jean-Dominique Sénard, dirigeant du groupe Michelin et qui aura 66 ans lors du scrutin. Quelques mois de trop pour pouvoir espérer briguer le poste mais qui replonge l'organisation patronale dans ce que Marie Bellan, journaliste pour Les Échos nomme "la malédiction des statuts". Un souvenir récent pour le Medef puisque la fin de mandat de Laurence Parisot s'était clos sur un imbroglio autour des statuts.

Vers un nouveau pôle d'innovation en Ile-de-France

Créer un grand pôle de référence français sur la ville de demain, ayant, notamment, une visibilité à l'international. C'est l'ambition, pour 2019, de la Cité Descartes, située à Champs-sur-Marne près de Paris. Un pôle qui serait dédié à l'enseignement et la recherche et qui, selon Le Monde (article payant), non seulement offre ''un véritable contrepied au plateau de Saclay" -où se trouve notamment Polytechnique- mais entend surtout jouer dans la cour des grands en rivalisant avec le prestigieux MIT. Le quotidien parle ainsi d'un "MIT français à l'est de Paris".

Pour être à la hauteur, deux autres clés de succès sont envisagées : miser sur un certain effet de taille ainsi que sur la pluridisciplinarité. L'établissement a vocation à accueillir 1 200 chercheurs et 15 000 étudiants.

Levée de fonds : les belles performances des start-up françaises

Près de 1,7 milliard d'euros. C'est la somme levée par les start-up en France en 2017, selon un bilan au 8 décembre du journal Capital Finance, relayé par Les Échos Entrepreneurs. Soit une hausse de 10 % par rapport à 2016. Autre bonne nouvelle : le ticket moyen augmente, passant de 5,61 millions d'euros l'année dernière, à 6,43 cette année. Les records sont détenus par Actility, spécialisée dans les réseaux bas débit et l'IoT (70 millions d'euros), Doctolib, plateforme de rendez-vous médicaux en ligne (61 millions) et ManoMano, marketplace de bricolage et jardinage (60 millions).

Un palmarès rendu public alors que David Monteau, directeur de la mission French Tech auprès des pouvoirs publics - "l'homme de l'ombre" du mouvement, lancé en 2013 pour remettre les start-up au coeur de l'innovation et les aider à briller à l'international notamment - a annoncé sa démission. Il souhaite désormais se consacrer à un projet de start-up -pas encore dévoilé- et quittera son poste à la fin de l'année. Son parcours et son action retracés dans L'Usine Digitale.

HelloAsso, la plateforme de collecte de pourboires pour les associations lève 6 millions d'euros

Le financement des associations par le don se développe. HelloAsso, la plateforme de financement participatif dédiée aux associations vient de lever six millions d'euros, une première pour cette start-up créée il y a sept ans et installée à Bordeaux. Jusqu'à aujourd'hui, la plateforme se targuait d'autofinancer son développement par l'intermédiaire unique de pourboires laissés par les donateurs au moment de leurs dons.

Un véritable succès puisque, d'après Les Échos, HelloAsso a permis à 35 000 associations de récolter près de 60 millions d'euros. Et signe de la validité du modèle économique, près de 60 % des 85 000 donateurs ont laissé un pourboire.

Si la plateforme veut devenir un "guichet unique pour l'ensemble des paiements en ligne", l'objectif à venir est d'accélérer la numérisation du monde associatif en prêchant la bonne parole auprès des acteurs accompagnant les structures associatives.

Start-up : une nouvelle coprésidente pour France Digitale

Elle avait fondé la starT-up Bime spécialisée dans l'analytique, revendue 45 millions de dollars à Zendesk. Rachel Delacour a été élue coprésidente de France Digitale, association d'entrepreneurs et investisseurs du numérique, aux côtés de Jean-David Chamboredon. Elle succède ainsi à Olivier Mathiot.

L'une de ses premières actions sera de se pencher sur la création d'une branche professionnelle des start-up, en écho à la réforme de la formation professionnelle, comme elle l'explique aux Échos, où elle livre également sa vision de l'écosystème.

Ça s'est passé cette semaine sur Chefdentreprise.com

- Après la réforme du code du Travail, un autre grand chantier a été lancé cette semaine, celui de l'assurance chômage. Chef d'Entreprise vous présente les principaux enjeux de cette réforme, notamment l'élargissement envisagé du dispositif pour les travailleurs indépendants.

- Les indépendants, qui verront aussi leur protection sociale évoluer, avec la fin du RSI en 2018. Qu'est-ce que ça va changer pour eux ? Nos éléments de réponse.

- Enfin, la rédaction vous aide à préparer l'année prochaine avec un récapitulatif des évolutions législatives et réglementaires qui vont impacter les PME au 1er janvier 2018. Votre entreprise est-elle prête ?