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La revue de presse éco de la semaine (6 au 10 février)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'actualité économique du lundi 6 au vendredi 10 février 2017. Au programme : RSI, Devialet, levées de fonds de start-up, risques professionnels, Brexit...

La revue de presse éco de la semaine (6 au 10 février)

Le RSI est une source de mécontentement pour 76% des indépendants

Réception de courriers contradictoires, montants de cotisations erronées, problèmes informatiques... Autant d'écueils rencontrés par 59% des indépendants au RSI qui ont témoigné dans le cadre du troisième baromètre du RSI, dont Le Figaro publie les résultats cette semaine. Réalisée auprès de 1020 chefs d'entreprise de moins de vingt salariés en janvier 2017, cette enquête révèle la grogne engendrée par le Régime social des indépendants et ce, malgré une tentative du gouvernement de le réformer en 2012.

"La méfiance est telle que les chefs d'entreprise sont prêts à payer des cotisations plus élevées sans gagner forcément plus de protection, pour sortir du RSI et entrer dans un statut assimilé au salariat" décrit Marc Sanchez, secrétaire général du SDI (syndicat des indépendants). Option de substitution : les entrepreneurs se tournent vers le statut SASU (société par action simplifiée unipersonnelle) pour être comptabilisés comme "assimilés salariés". Les candidats à la présidentielle sont nombreux à avoir relevé l'ingérence et à faire des propositions de suppression ou de remplacement du statut dans leurs programmes.

Devialet à la conquête du monde

L'entreprise française spécialisée dans les enceintes haut de gamme Devialet vient d'ouvrir sa première boutique à Hong Kong. Elle lance ainsi sa stratégie de développement à l'international. Son ambition est, en effet, d'installer une centaine de points de vente en deux ans en Europe, Asie et Etats-Unis. Investissement global prévu : 30 millions d'euros.

Pour parvenir à ses fins, la société a levé 100 millions d'euros fin 2016. Elle a réalisé 60 millions d'euros de chiffre d'affaires l'année dernière et table sur 120 millions en 2017. À lire sur Les Échos.

À lire aussi : Devialet, l'onde de choc

Prévention accrue contre les risques professionnels

L'Assurance Maladie a mis en place, à la fin de l'année 2016, six nouvelles aides en faveur des TPE et PME de moins de 50 salariés pour réduire les risques professionnels. Malgré une diminution du nombre d'accidents du travail en 2015, les efforts en matière de prévention se poursuivent. Destinées à couvrir une partie des investissements réalisés par les entreprises dans la prévention des TMS par exemple, ces aides peuvent atteindre 50 % du prix HT de la somme investie, dans la limite de 25 000 euros.

Ainsi, les restaurateurs, transporteurs, professionnels du bâtiment ou encore les garagistes peuvent bénéficier de ces nouveaux dispositifs d'ici au 15 juillet 2017. À lire sur Le Parisien.

Brexit : le Code du travail français fait peur aux banques étrangères

À l'heure où se précise de plus en plus la mise en oeuvre effective du Brexit, la commission des Finances du Sénat a auditionné cette semaine les représentants de l'industrie financière et des grandes banques. Verdict : la complexité du Code du travail français ne leur donne pas envie de venir s'installer dans l'Hexagone. " Le vrai sujet, ce sont les charges sociales patronales - les charges qui pèsent sur le salarié n'intéressent pas Wall Street - et, dans ce domaine, la France a un gros handicap face à Francfort ", juge René Proglio, directeur général de la banque Morgan Stanley en France, cité par Les Échos.

Autres reproches : un Code du travail qui ne permet pas assez de flexibilité, qui rend, notamment, les licenciements trop longs et trop complexes. De quoi mettre à mal, aux yeux des banques, l'attractivité de la France.

Holographie : le succès de la start-up Adrenaline Studio

Annoncée comme une première en France, le meeting holographique de Jean-Luc Mélenchon à Aubervilliers alors que le candidat se trouve physiquement à Lyon, se devait d'être réussi tant pour le député européen que pour la société qui a proposé l'innovation technologique, Adrenaline Studio. La start-up parisienne propose, depuis 2011, des prestations holographiques à travers divers types d'événements.

Lancement de produits, tournée musicale, ou participation à des pièces de théâtre, la pépite diversifie ses prestations et mise sur ces coups de projecteurs pour se développer encore plus rapidement. À découvrir sur Les Echos.

7 start-up ont levé 15 millions d'euros en 7 jours

Belle moisson d'investissements pour les start-up de la French Tech cette semaine avec au cumul, 15 millions d'euros de fonds levés partagés entre sept acteurs de l'innovation, relève l'Usine Digitale. De quoi progresser voire accélérer pour Care Labs (santé) avec 5,2 millions d'euros de fonds, Adveez (Internet des Objets), 3,3 millions d'euros, Artsper (culture), 2 millions d'euros, Azur Drones (drones civils), 2 millions d'euros, Delight (marketing digital), 1,15 million d'euros, Little Big Connection (conseil IT et ingénierie), 1 million d'euros et Demooz (service de tests de produits high-tech), 800 000 euros.

Un calcul réalisé par la banque d'affaires spécialisée dans l'industrie numérique eCap Partner. Parmi les fonds d'investissements, on trouve les fonds privés des Toulousains d'IXO Private Equity et M Capital Partners, de Soridec à Montpellier, Plume Finance, SATT Lutech, ZTP à Paris, le fonds des 15 entrepreneurs fondé par Renaud Guillerm de VideDressing, Side Capital et côté public, Bpifrance ainsi que des business angels et des investisseurs non communiqués.

L'appétit pour les food trucks se tarit

Près de 200 food trucks arpentaient la région parisienne il y a quatre à cinq ans, contre une quarantaine aujourd'hui. Alors que Paris envisage de relancer au printemps un appel à projets afin d'attribuer de nouveaux emplacements, cette baisse conduit Les Échos à s'interroger sur le véritable potentiel de ce business dans lequel de nombreux entrepreneurs se sont engouffrés à l'époque. Et c'est un bilan "en demi-teinte" voire négatif que dresse le quotidien économique.

Dans la capitale, même si donner des emplacements était une façon d'apporter une réponse à la "concurrence déloyale" dont se plaignaient les restaurateurs traditionnels, aucune autorisation n'a été renouvelée depuis septembre dernier, et certains emplacements, pas assez compétitifs, seront abandonnés (d'autres seront proposés). Les Échos pointe aussi une certaine fragilité du modèle, conduisant beaucoup de dirigeants à faire le choix de monter des restaurants "en dur".

Autres points faibles : "un investissement initial trop cher (50 à 80.000 euros pour un camion), des charges sociales trop lourdes, des modes de consommation inadaptées, des villes qui ne jouent pas le jeu et des chiffres qui ne décollent pas", énumère le journal. Dans ces circonstances, pas sûr que le pari de Paris se concrétise...

Start-up : la RATP crée une filiale dédiée

Faire route avec des start-up, c'est le projet de la RATP avec une filiale dédiée à investir dans les jeunes pousses, dont le conseil d'administration a décidé la création début février. Cette entité, baptisée RATP Capital Innovation, sera dotée de 15 millions d'euros et investira en direct ou via des fonds dans des entreprises agissant, notamment, pour améliorer l'exploitation et la maintenance des voies. Un guichet unique sera ainsi proposé aux start-up intéressées, et une équipe de trois personnes planchera sur le projet.

La RATP travaille déjà par ailleurs avec des start-up, comme Echy, spécialisée dans le transport de la lumière par fibre optique. À lire sur Le Figaro.

Le bon filon de la start-up Kol

Depuis avril 2016, la start-up Kol propose un service dématérialisé de livraison de vin et spiritueux. Là où de nombreuses jeunes pousses interviennent sur le marché de la foodtech, ce caviste digital, fondé par Martin Gunther, Baptiste Guez et Pierre Nicolet, fait le pari de se placer sur le créneau de la livraison de boissons en adoptant une stratégie bien différente.

Ayant internationalisé ses stocks, la start-up s'illustre par son indépendance vis-à-vis des distributeurs, à l'inverse des entreprises de la foodtech, impactées notamment par les contraintes horaires des restaurateurs. Implantée à Paris et Londres, Kol promet une livraison en moins de trente minutes grâce notamment à ses trois entrepôts parisiens, lui permettant de "réaliser de vraies marges". Avec Lyon et Bordeaux en ligne de mire, Kol espère réaliser un CA à sept chiffres en 2017, selon La Tribune.