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La revue de presse éco de la semaine (23 au 27 janvier)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'actualité économique du lundi 23 au vendredi 27 janvier 2017. Au programme : Doctolib, création d'entreprise, humeur des patrons, Hyperloop...

La revue de presse éco de la semaine (23 au 27 janvier)

Levée de fonds record pour Doctolib

Après une première levée de fonds à 20 millions d'euros en 2015, Doctolib récidive et recueille cette fois 26 millions d'euros auprès de Bpifrance, Pierre Kosciusko-Morizet, Nicolas Brusson et Accel Partners. Cette levée de fonds devrait servir à exporter le concept dans d'autres pays européens. La start-up a notamment ouvert une antenne à Berlin récemment.

Doctolib commercialise une plateforme de gestion de rendez-vous client pour tout type de spécialité médicale. La formule, accessible en SaaS, coûte 109 euros par mois. 17 000 professionnels de santé utilisent le service actuellement, rapporte Frenchweb. Par ailleurs, l'entreprise envisage de recruter 150 personnes d'ici la fin de l'année.

Davantage de créations d'entreprises en 2016

Un record depuis six ans ! Le nombre de créations d'entreprises a bondi de 6% en 2016 par rapport à 2015. Ce sont ainsi 554 000 nouvelles entreprises qui ont vu le jour en France, selon l'Insee. Parmi les différentes unités dénombrées, le dynamisme concerne principalement les SAS et les entreprises individuelles avec plus de 10% d'augmentation. À l'inverse, le régime des microentreprises (incluant les autoentrepreneurs) ne séduit plus, après une année 2015 déjà en forte baisse, selon Les Echos.

Parmi ces nouvelles créations, plus de la moitié sont des SAS alors que les microentreprises ne concentrent plus que 40% du total, contre près de 58% en 2010.

Par ailleurs, cette croissance est portée notamment par le secteur du transport (voyageurs et marchandises). Ainsi, 13 500 entreprises dans le domaine des activités de poste et de courrier ont été créées en 2016, contre 3 900 un an plus tôt. À lire sur Challenges.

Conjoncture : un patron sur deux n'attend pas d'évolution après la présidentielle

Alors que les candidats déclarés à l'élection présidentielle distillent leurs propositions en faveur notamment des entreprises, un sondage OpinionWay pour CCI France, La Tribune et Europe 1 dévoile qu'un chef d'entreprise sur deux (54%) n'envisage pas une évolution de la situation économique, après le scrutin. Un constat similaire apparaît au sujet de la situation de leur propre entreprise (61%). Seuls 26 % des patrons interrogés partagent leur optimisme sur une amélioration de leur activité.

Une inquiétude qui se concentre davantage chez les patrons de TPE. Ils sont un tiers à être dans l'incertitude sur la conjoncture de l'année à venir. Un statu quo qui devrait freiner les embauches, selon La Tribune : à 92 %, ils envisagent de laisser inchangés leurs effectifs.

Visite médicale : la procédure d'inaptitude modifiée

Depuis le 1er janvier 2017, la seconde visite médicale d'inaptitude n'est plus obligatoire. Un effet de la loi El Khomri, de nature à entraîner, selon Les Échos, une simplification de la règle juridique. "De nombreuses procédures étaient frappées de nullité et aboutissaient à la demande de réintégration et d'indemnisation du salarié simplement parce que le délai de 15 jours entre les deux visites n'avait pas été respecté", assure l'avocat Camille-Frédéric Pradel (Pradel Avocats) au quotidien économique.

Autre changement intervenu à la même date : pour les avis d'aptitude avec avis de réserve ou de restrictions (les plus nombreux), la loi rend obligatoire un échange entre le médecin du travail, l'employeur et le salarié afin de trouver des solutions concertées. "Ces avis avec restrictions représentent en effet un authentique casse-tête pour les entreprises lorsque les conclusions du praticien interdisent à un conducteur la position assise ou le port de charges à un manutentionnaire", précise le journal. A cette nouveauté s'ajoute qu'en cas de contestation, celle-ci se fera désormais aux prud'hommes, et non plus devant l'inspection du travail. A lire sur Les Échos.

Ruptures conventionnelles : un dispositif qui convainc

Instaurée depuis 2008 par le gouvernement de François Fillon, la rupture conventionnelle n'en finit plus de séduire. Selon une note provisoire de la Dares obtenue par l'AFP et dont BFM TV se fait l'écho, leur nombre n'a jamais été aussi important et progresse de 9,1% en un an. 389 900 accords amiables de ruptures ont ainsi été homologués en 2016 sur les 419 600 demandes formulées auprès de l'administration.

Euronext veut séduire les PME familiales

Perte d'indépendance par rapport aux financiers, complexité des procédures, devoir de transparence... Pour toutes ces raisons, les PME familiales sont souvent réticences à entrer en bourse. À la recherche de sang neuf - et parce que ces entreprises incarnent "la performance de long terme" et séduisent par leurs valeurs et leur positionnement sur des secteurs généralement porteurs, comme l'indique Les Échos - la Bourse de Paris a lancé une campagne pour les inciter à sauter le pas. Objectif : les aider à devenir les sociétés du CAC 40 de demain.

La campagne consiste en une sensibilisation sur les avantages à être côté en bourse. Au-delà d'une aide au financement, cela permet de fonctionner en autonomie par rapport aux grands groupes. À lire sur Europe 1.

Les entreprises fragiles face aux cyberattaques

Près de huit entreprises sur dix ont subi au moins une cyberattaque l'année dernière. C'est ce que révèle un baromètre du Club des experts de la sécurité de l'information et du numérique (Cesin, réunissant en grande partie des entreprises du CAC 40), dévoilé en début de semaine et relayé par La Tribune. En pratique, elles mettent une à six heures en pratique pour s'en apercevoir et trois heures à trois jours pour nettoyer toute trace de l'attaque.

Pour 53 % des responsables sécurité des systèmes d'information (RSSI), le nombre d'attaques est stable, pour 46 % d'entre eux, en hausse. Une menace face à laquelle les entreprises mettent en place des solutions, bien que, révèle aussi le baromètre, elles sont quatre sur dix à estimer que les solutions techniques existantes ne soient pas à la hauteur. "Pour assurer leur cybersécurité, 84% [des RSSI] vont acquérir de nouvelles solutions techniques, 55% augmenter leur budget et 44% accroître leur effectif", détaille le quotidien économique, qui dresse un tableau "assez sombre" de la situation.

Hyperloop TT ou la naissance d'un nouveau modèle économique

La bataille continue de faire rage entre les deux start-up qui ont décidé de se lancer dans la réalisation du projet de train subsonique déposé en 2013 par le visionnaire Elon Musk dans un livre blanc open source de 57 pages. Tandis que les premières expérimentations de ce train qui serait capable de rallier Paris-Marseille en 30 minutes ont déjà été menées par Hyperloop One, l'autre société, Hyperloop TT (Transportation Technologies) a décidé d'installer une base en Europe. La ville de Toulouse a octroyé gratuitement des locaux de 3000 mètres carrés à la société pour ses expérimentations et la présentation d'un premier prototype.

Dans un article (en anglais) de Forbes, le contributeur Mike Montgomery décrit le modèle économique étonnant bâti par Hyperloop TT et son p-dg, Dirk Ahlborn, entièrement basé sur le financement participatif. Après la création en 2012 de JumpStartFund, une plateforme d'aide au financement de projets technologiques innovants, Ahlborn s'est attaché au projet d'Elon Musk qu'il a trouvé adapté au crowdfunding. 100 millions de dollars d'investissement ont été ainsi collectés via la plateforme.

La main-d'oeuvre - composée d'ingénieurs déjà intégrés dans des grandes entreprises ferroviaires et aéronautiques de 38 pays, sur un effectif total de 800 personnes - travaille à temps partiel sur le projet en échange de stock options. "Nous sommes une entreprise traditionnelle mais nous faisons les choses un peu différemment", explique Ahlborn à ceux qui lui demandent si Hyperloop TT va finir par devenir une entreprise "normale".

Une app pour récompenser les salariés économes en voyage d'affaires

Contrôler les dépenses allouées aux voyages d'affaires tout en encourageant vos employés à être économes, c'est ce que propose l'application en anglais TravelBank. D'un côté, vous renseignez le type de voyage effectué et une technologie de prédiction intégrée vous indique ce que vous êtes censés dépenser. De l'autre, l'employé s'inscrit, prend en photo les reçus de ses dépenses qui seront automatiquement synchronisées une fois qu'il les aura enregistrées dans l'application. Si l'employé est économe et respecte son budget, l'employeur est incité à le récompenser par une petite prime.

Grâce à l'intégration de la solution de gestion QuickBooks, une liste des dépenses peut ensuite être exportée en version PDF, pour faire ses comptes. L'application est encore gratuite et a vocation à être monétisée ultérieurement, relate le site Hellobiz.

Ça s'est passé sur Chef d'Entreprise.com cette semaine :

3 changements de la loi Travail

Les décrets d'application de la loi Travail ont été (presque tous) publiés au Journal Officiel. La loi modifie ainsi les règles du référendum d'entreprise et du licenciement économique et apporte des changements sur le temps de travail. Le point sur les nouveautés.

#SDE2017 : Les jeunes attirés par l'entrepreneuriat

À l'occasion du Salon des entrepreneurs - qui se déroule à Paris les 1er et 2 février 2017 - un baromètre OpinionWay commandé par l'Union des autoentrepreneurs et la Fondation le Roch révèle que 60 % des 18-29 ans se montrent prêts à créer ou reprendre une entreprise. Un résultat qui confirme l'intérêt des jeunes pour l'entrepreneuriat depuis plusieurs années. Le fait d'être son propre patron revient comme le principal avantage (40%) mais ils se disent préoccupés par les risques financiers d'une création ou d'une reprise d'entreprise. Découvrez tous les résultats du baromètre.

Management : ce que vos salariés pensent de vous

Dévoilé en janvier, un Observatoire du management du cabinet OasYs mobilisation pointe un écart entre ce que les managers pensent de leurs actions et la façon dont les salariés les perçoivent. Par exemple, si 88 % des managers estiment expliquer à chacun sa contribution à la réussite de l'entreprise, ce qui est un facteur de motivation pour les équipes, "seulement" 49 % des salariés font un retour dans ce sens. Voici les principaux enseignements du baromètre.