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La revue de presse éco de la semaine (8 au 12 janvier)

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La revue de presse éco de la semaine (8 au 12 janvier)

Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité économique cette semaine. Pas de panique, la rédaction vous propose de découvrir tout ce que vous avez pu rater lors de la semaine du 8 au 12 janvier 2018. Au programme : CES 2018, Medef, collaboration avec la Chine, financement des start-up...

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La succession au Medef impactera-t-elle les négociations sur l'assurance-chômage ?

Alors que les partenaires sociaux se sont rencontrés jeudi 11 janvier pour une première réunion sur la réforme de l'assurance-chômage, le dossier sensible semble être perturbé par la succession de Pierre Gattaz, à la tête de l'organisation patronale. L'élection est prévue en juillet 2018. D'après Le Monde (payant), les premières discussions ont été le théâtre de dissensions internes au Medef sur la posture à adopter. Parce que le texte de base sur lequel discuteront syndicats et patronat est censé être celui de l'organisation de la rue de Bosquet.

Si le point d'achoppement des négociations devrait porter sur le bonus-malus prévu pour les contrats courts, le problème principal de cette lutte interne est dû à la nécessité pour les négociateurs du Medef d'avoir un mandat clair de l'organisation. Or, comme l'explique un syndicaliste au quotidien : "Nous, nous pouvons discuter sur tout, puis faire valider à la fin, eux ont des mandats sur chaque sujet. Ça ralentit les discussions et ça les fausse. Pour avoir des propositions, ça tarde à chaque fois étant donné que c'est sur la base de leurs textes que nous discutons."

Les relations fournisseurs se transforment

Réduire les coûts n'est "plus autant la priorité des priorités" pour les acheteurs, selon une récente étude de la société Agile Buyer spécialisée dans les achats et du Conseil national des achats, relayée par Les Échos. En effet, 72 % des personnes interrogées jugent qu'acheter moins cher sera le premier objectif des directions achats pour 2018. Soit dix points de moins que lors de la précédente étude. La conjoncture favorable contribue à faire évoluer cet état d'esprit.

L'étude révèle aussi que, dans ce contexte, la sécurisation des achats et des approvisionnements sera une préoccupation plus importante cette année. "D'où une forme de "calinothérapie" de la part de certains donneurs d'ordres", analyse le site économique. Des donneurs d'ordre qui se montrent, par ailleurs, de plus en plus prudents avec les start-up, face aux "échecs" rencontrés ces dernières années.

Quand des militaires s'engagent dans l'entrepreneuriat

La discipline et l'exigence militaire font-elles bon ménage avec l'entreprise ? À en croire le nombre croissant de militaires qui se lancent dans l'entrepreneuriat, les compétences apprises dans l'armée seraient ainsi valorisables dans le monde du travail. Dans un article sur le sujet (payant), le Monde explique que de plus en plus de militaires font le choix de créer ou reprendre une entreprise. "Le militaire a énormément de prédisposition pour l'entrepreneuriat. Il sait appréhender des situations complexes, faire face à l'incertitude : comme un chef d'entreprise, le militaire n'est pas un joueur de poker mais un calculateur qui sait prendre des risques de façon mesurée", précise Yoann Rotureau chef de la cellule entrepreneuriat de Défense mobilité au quotidien.

Une transition qui n'est pas sans soubresauts d'après les témoignages recueillis qui pointent les difficultés à à se vendre ou à faire preuve d'imagination. Pourtant, en 2016, ils sont 425 à avoir sauté le pas et créé leur entreprise. Et les aspirants sont bien plus nombreux.

CES 2018 : la France en force

Pour les start-up - et même pour des PME et grands groupes axés sur l'innovation - l'événement majeur de ce début d'année est le CES de Las Vegas. Domination tricolore (la France constitue la deuxième délégation après les États-Unis), innovations produit dans tous les domaines en particulier l'intelligence artificielle, tendances tech qui construiront le monde de demain... La presse a, sous différents aspects, largement couvert ce salon, dont les entreprises espèrent des retombées à long terme. Voici notre sélection d'articles sur le sujet :

- Ouest-France s'est intéressé aux grandes tendances du salon : objets intelligents, assistants vocaux, voiture autonome...
- Capital a déniché dix innovations, françaises ou internationales (en images)
- Les Échos analyse le virage B to B pris par les start-up françaises au salon (tout en pointant du doigt, via un expert, certaines "erreurs de casting")
Et en bonus, redécouvrez sur notre site les ambitions de 5 start-up prometteuses présentes à Las Vegas

Biotech : Bpifrance veut attirer les financements américains

300. C'est le nombre de biotech et medtech en France. Un chiffre en nette augmentation -il a triplé en dix ans- et un secteur en effervescence dans lequel Bpifrance voudrait attirer davantage de financements américains. C'est du moins le message passé en marge de la JP Morgan Chase healthcare conference, la grand-messe annuelle de l'industrie pharmaceutique, qui s'est tenue cette semaine à San Francisco. Nicolas Dufourcq, dg de Bpifrance, "a également annoncé travailler avec la mairie de Paris à la création au Val-de-Grâce d'une " station F pour les biotech "", précise Les Échos.

Si quelques initiatives -promesses de financement ou financements effectifs- sont déjà d'actualité, plusieurs freins demeurent à cette montée en puissance des financements américains dans les biotech françaises : lenteur des transferts de technologie dans l'Hexagone, loi sur les essais cliniques jugée insatisfaisante, manque d'analystes financiers spécialisés dans le domaine, etc.

Financement : Pékin et Paris se mobilisent pour leurs entreprises

A l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron en Chine, Paris et Pékin ont signé cette semaine un protocole d'accord sur l'investissement dans les sociétés françaises et chinoises non cotées. Accord qui prévoit une augmentation de 500 millions à 1,2 milliard de leurs investissements conjoints. Un moyen de favoriser l'expansion coordonnée des PME des deux pays à l'international.

"Les partenaires veulent lever l'essentiel des capitaux et conclure de premiers investissements dans des ETI "au fort potentiel de croissance", d'ici six mois, détaille Les Échos. Exemple type de leurs cibles, Echosens, un spécialiste français du diagnostic en hépatologie. Ou le chinois Cabio, un expert dans la recherche et la production d'acides et d'ingrédients alimentaires issus de la fermentation naturelle".

C'est au même moment que, selon La Tribune, le spécialiste tricolore des objets connectés Sigfox a annoncé un contrat de 300 millions d'euros avec la Chine pour y développer une offre de téléassistance dans une vingtaine de villes à terme. Un test doit être mené cette année. Une étape jugée"majeure" par la société pour son développement dans le pays.

Vers une Silicon Valley à la française ?

"Nous sommes la nouvelle Silicon Valley de l'Europe". C'est l'ambition affirmée par Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, dans Le Figaro. Et pour attirer les start-up, de nouveaux moyens sont déployés, à commencer par un nouveau site Web. Paris lance également un "Paris régions start-up pack". Celui-ci ''s'adresse aux entreprises de 5 à 250 salariés, avec un chiffre d'affaires maximum de 50 millions de dollars (environ 42 millions d'euros), explique le site du quotidien. Moyennant un pacte sur l'embauche et la création d'emplois dans la région, la Région les aidera à hauteur de 250.000 euros par projet sur trois ans''.

A venir aussi, un concours sur le thème de l'intelligence artificielle. Autant de tentatives de booster l'attractivité de l'Ile-de-France face à Londres ou Dublin.

Un fonds de 840 millions d'euros pour les start-up de la mobilité

Carlos Ghosn, patron de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, a annoncé, mardi 9 janvier, au CES de Las Vegas, la création l'Alliance Ventures. Il s'agira d'un des plus importants fonds d'investissement dans des start-up de la mobilité, rapporte Le Monde. Le quotidien précise que ce fonds sera dotée de près de 840 millions d'euros sur cinq ans, soit 200 millions par an en moyenne.

Le fonds sera abondé à 40 % par Renault, à 40 % par Nissan et à 20 % par Mitsubishi. Pour l'année 2018, la dotation sera égale à 200 millions d'euros destinée "à des projets innovants et à des partenariats avec des entreprises de technologies tournées vers la nouvelle mobilité, dont l'électrification des véhicules, les systèmes pour la conduite autonome, la connectivité et l'intelligence artificielle" a indiqué l'entreprise via un communiqué

Vers des soldes plus courtes ?

Face aux nombreuses promotions flottantes qui se déroulent tout au long de l'année, le gouvernement planche sur une réduction de la durée des soldes. Aujourd'hui fixées à six semaines, elles seraient réduites à quatre semaines dès 2019.

Dans une interview au Parisien, la secrétaire d'État à l'économie, Delphine Gény-Stéphan a fait part du souhait des professionnels de voir réduite la durée des soldes, en été comme en hiver "afin de focaliser l'attention créer plus d'urgence et d'envie. Car dans la perception du consommateur, une période de plus d'un mois est trop longue et l'intérêt se dilue".

Une mesure qui s'inscrirait dans le projet de loi Pacte présenté au printemps prochain par Bruno Le Maire.

La Rédaction

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