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La revue de presse éco de la semaine (29 janvier au 2 février)

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Teddy Pellerin, cofondateur de Heetch
Teddy Pellerin, cofondateur de Heetch

Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité économique cette semaine ? Pas de panique, la rédaction vous propose de découvrir tout ce que vous avez pu rater du 29 janvier au 2 février 2018. Au programme : impôt sur les sociétés, ruptures conventionnelles, le rebond de la start-up Heetch...

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Fiscalité : des démarches plus si chronophages pour les entreprises

Impression de passer trop de temps à réaliser vos démarches administratives, fiscales et sociales ? Et encore, les entreprises tricolores ne sont pas les plus mal loties en la matière... C'est du moins ce que révèle le dernier rapport annuel du cabinet PwC. Dans l'Hexagone, gérer ses déclarations au fisc, à l'Urssaf ou à l'Unédic prend en moyenne 139 heures par an à une entreprise, contre 238 heures en Italie, 218 en Allemagne, 175 aux États-Unis - mais 110 au Royaume-Uni. La moyenne mondiale s'établit à 240 heures.

Un temps qui s'est, pour tous, réduit ces dernières années. "En France, cette amélioration résulte directement du volontarisme de l'État en matière de simplification de la vie des entreprises", assure BFM. Et le site de citer l'exemple des déclarations à la Sécurité sociale et l'assurance chômage désormais automatiques.

2017 marquée par une croissance en hausse à 1,9%

La croissance du PIB a atteint 1,9 % en France en 2017, a annoncé l'Insee ce mardi 30 janvier. Soit son plus haut niveau depuis six ans rapporte Le Monde. En 2016, cette hausse était de l'ordre de 1,1%.

D'après les chiffres révélés par l'institut, l'activité s'est accélérée en partie grâce à l'investissement : celui des entreprises a augmenté de 4,3 %, après 3,4 % en 2016. Quant à celui des ménages, il a progressé à + 5,1 % après + 2,4 % l'année précédente.

Autre indicateur de bonne santé économique recouvrée : les exportations françaises. Elles ont nettement accéléré, avec une hausse de 3,5 % contre 1,9 % en 2016. De leur côté, les importations augmentent au même rythme que l'année passée (4,3 % après 4,2 %).

Vers une réforme de l'impôt sur les sociétés

Les chefs d'entreprise doivent-ils s'inquiéter des volontés du gouvernement ? À en croire une information du Figaro (article réservé aux abonnés), l'Exécutif souhaiterait lancer prochainement une concertation avec les entreprises sur une réforme de l'impôt sur les sociétés (IS). Si l'objectif affiché est de "mettre en conformité l'imposition sur les sociétés et le droit européen" selon le gouvernement, le quotidien dévoile que cette opération serait l'occasion de remettre à plat les niches fiscales et donc de générer des recettes complémentaires pour l'État.

Trois dispositifs sont visés : le régime d'intégration fiscale qui autorise les entreprises à déduire de leurs profits les pertes de filiales entraînant ainsi une baisse de leur IS ainsi que la taxe de 15 % sur les revenus tirés des brevets déposés en France. Le gouvernement chercherait également à "aligner les règles de déductibilité des charges financières des entreprises sur le droit européen", d'après Le Figaro.

Si les discussions auront lieu d'ici à l'été, les mesures doivent être inscrites dans le projet de loi de finances 2019, dévoilé à l'automne.

Rupture conventionnelle : les cadres mieux indemnisés que les autres

En matière de rupture conventionnelle - un dispositif lancé il y a tout juste dix ans - tous les salariés ne sont pas logés à la même enseigne. C'est ce qui ressort d'un rapport de la Dares rendu public cette semaine. Selon ce document, les cadres tirent mieux leur épingle du jeu car ils bénéficient, en moyenne, d'indemnités plus élevées.

''Pour les cadres qui sont payés moins de 2950 euros bruts, l'indemnité de départ correspond ainsi à 0,29 mois de salaire par année d'ancienneté, là où le minimum légal se situe à 0,2", développe LCI (qui propose de consulter le document intégral en ligne). Et le site de préciser que"cet écart s'accroît en même temps que le salaire augmente". Des conventions collectives plus favorables au départ et un plus grand pouvoir de négociation : voilà ce qui expliquerait ce constat.

En revanche, pour les salariés moins qualifiés et moins payés, les indemnités ne s'envolent pas autant au-dessus de l'indemnité légale.

Le rebond de la start-up Heetch

Elle s'était retrouvée, l'année dernière, en bien mauvaise posture : condamnée par la justice pour complicité d'exercice illégal de la profession de taxi notamment. Mais la start-up Heetch, spécialisée dans le transport, continue aujourd'hui sa route. Elle a récemment dévoilé une levée de 16,5 millions d'euros - soit 6,5 millions d'euros venant s'ajouter aux dix annoncés dès septembre 2017 - pour se développer.

Mais plus comme avant. Elle a en effet dû revoir son modèle suite à sa condamnation en justice. Désormais, fini l'appui sur des chauffeurs amateurs utilisant leur propre voiture : "Heetch a dû se reconvertir en catastrophe en plate-forme VTC classique, tout en cherchant à préserver un positionnement spécifique", explique Les Échos. Un exemple ? "Les clients peuvent monter à l'avant à côté du chauffeur et le tutoiement est recommandé".

Ces fonds doivent servir à accélérer le déploiement à l'international, dans deux à trois nouveaux pays dès 2018, après la France, la Suède, l'Italie, la Belgique, le Maroc.

International : une étude pointe les bons et les mauvais payeurs

Pour les entreprises exportatrices, recouvrer ses impayés est une démarche qui n'a pas les mêmes chances d'aboutir selon les pays où se trouvent leurs clients. Le groupe d'assurance-crédit Euler-Hermès a publié cette semaine un classement analysant la complexité du recouvrement dans cinquante états. "Le recouvrement est particulièrement complexe au Moyen-Orient : l'Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis obtiennent les moins bons scores", relate Les Échos. Et un expert d'illustrer : ''En Arabie Saoudite, la loi ne punit pas les retards de paiement et les pénalités de retard sont interdites. En cas de recours juridique, les procédures sont longues, coûteuses et ont peu de chance d'aboutir''.

A l'inverse, la Suède, l'Allemagne et l'Irlande font figure de meilleures élèves. Dans ces pays, les délais de paiement aux fournisseurs sont moins élevés que la moyenne mondiale et les tribunaux résolvent les éventuels litiges "dans des délais raisonnables". Quant à la France, elle figure dans les dix premières places. Le classement a été établi selon trois critères : les pratiques locales de paiement, l'efficacité des procédures de recouvrement avant insolvabilité du débiteur et l'existence d'un dispositif efficace de procédures collectives. Chaque pays s'est ainsi vu octroyer une note de 1 à 100.

La French Tech dépasse les 3 milliards de dollars levés en 2017

Les start-up françaises ont levé 3,185 milliards de dollars en 2017, d'après les résultats d'un baromètre CB Insights cité par les Echos. Soit un record absolu pour les jeunes pousses de la French Tech, qui avaient déjà franchi le cap des 2 milliards récoltés en 2016, précise le quotidien.

D'après cette étude, la France reste néanmoins en retrait de la Grande-Bretagne (volume de 10,86 milliards de dollars levés). Malgré l'appui d'investisseurs étrangers, l'écosystème tricolore ne semble pas encore avoir les ressources nécessaires pour concurrencer certaines places fortes mondiales.

La Rédaction

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