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La revue de presse éco de la semaine (3 au 7 juillet)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'actualité économique du 3 au 7 juillet 2017. Au programme : CICE, prime à l'embauche, Qonto, La Redoute...

La revue de presse éco de la semaine (3 au 7 juillet)

La transformation du CICE décalée à 2019

Mardi 4 juillet 2017, le Premier ministre Édouard Philippe a présenté la feuille de route de son gouvernement, devant les députés, au cours du discours de politique générale. Entre autres annonces, le locataire de Matignon a notamment fait part du report de la transformation du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi en baisse de charges pérennes à 2019 alors que le programme d'Emmanuel Macron la prévoyait pour 2018.

Un décalage d'un an qui s'explique d'après le Gouvernement par le besoin de trouver 4 milliards d'euros d'ici à la fin de l'année et ainsi éviter de franchir la barre des 3 % du déficit cette année. La Cour Des Comptes ayant notamment estimé que la France était dans une situation encore compliquée avec un risque important de dérapage budgétaire.

En parallèle, si Édouard Philippe a confirmé la suppression du régime social des indépendants ainsi que la baisse du taux d'imposition sur les sociétés à 25 % en 2022, le Premier ministre n'a pas évoqué la défiscalisation des heures supplémentaires pourtant promise par le candidat Macron. Avec un coût estimé à 3 milliards d'euros par les services de Bercy, elle ne susciterait pas un réel engouement auprès des services du ministère en raison des effets d'aubaines qu'elle peut créer. À lire sur Les Échos.

Les PME ont plébiscité la prime à l'embauche

La prime à l'embauche annoncée par François Hollande en 2016 a connu un fort engouement de la part des PME. L'aide trimestrielle de 500 euros pendant deux ans pour toute embauche d'un CDI ou d'un CDD de plus de six mois a trouvé son public malgré une gestion poussive au départ. C'est un peu plus de 1,58 million de primes qui ont été accordées en un an et demi alors que le dispositif s'est arrêté au 30 juin 2017.

Néanmoins, le rapport entre le coût et l'efficacité reste encore à prouver. Sur les six premiers mois d'existence, l'Insee estimait que la prime n'avait pas eu d'effets particulièrement probants pour un coût final de 35 000 à 40 000 euros par contrats, selon un calcul des Échos. Reste à attendre mi 2019 pour connaître réellement l'efficacité de la prime à l'embauche.

Financement : l'Europe soutient les PME via Lendix

Les PME ne verraient pas la couleur de l'aide sonnante et trébuchante de l'Union Européenne ? C'est l'idée reçue que semble démentir la signature, lundi 3 juillet 2017, d'un partenariat entre la fintech française Lendix, spécialisée dans le financement participatif pour les PME, et la Banque européenne d'investissement (BEI), en présence du ministre de l'Économie et des finances Bruno Lemaire.

Concrètement, la Banque va abonder à hauteur de 18,5 millions d'euros un fonds de co-investissement de Lendix."L'objectif de ce soutien européen, sorte de label de qualité et de confiance, est d'attirer d'autres investisseurs sur la plateforme (...) et ainsi d'accroître l'offre de financements de Lendix aux PME et TPE françaises, mais aussi espagnoles et italiennes", explique La Tribune.

En un peu plus de deux ans, 96 millions d'euros ont été prêtés à des PME essentiellement tricolores par des particuliers et des institutionnels.

100 millions d'euros pour les entreprises vertes

Soutenir les PME et ETI de la transition énergétique et écologique. C'est l'objectif de Bpifrance avec un fonds dédié, dont le lancement a été annoncé en début de semaine.

Baptisé France Investissement Energie Environnement, ce fonds doté de cent millions d'euros permettra d'investir 500 000 à six millions d'euros dans les entreprises spécialisées sur les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique ou encore l'économie circulaire. L'objectif est aussi de favoriser l'émergence d'ETI sur ce créneau. A lire sur Europe 1.

Start-up : Qonto décroche 10 millions d'euros pour accompagner la gestion financière des PME

La fintech Qonto vient de réaliser une levée de fonds de dix millions d'euros après un premier tour en amorçage à 2 millions d'euros, décrivent Les Échos Entrepreneurs. Dédiée à l'accompagnement financier des TPE-PME, l'entreprise fondée par Alexandre Prot et Steve Anavi vient de passer la barre des un an et prépare déjà son internationalisation. D'ici la fin de l'année, Qonto envisage la conquête de plusieurs milliers de clients, passer d'une vingtaine de salariés à une cinquantaine et ouvrir plusieurs pays européens. La levée de fonds record pour une si jeune pousse a été menée avec Alven Capital et Valar Ventures, déjà présents au premier tour. Elle devrait permettre l'ajout de nouvelles fonctionnalités au service et d'anticiper les besoins client.

Qonto permet aux entreprises d'ouvrir un compte en ligne, de commander des cartes de paiement physiques et virtuelles, de gérer leurs finances et même de dialoguer avec un assistant financier virtuel.

"Libertad", un nouveau fonds d'investissement du Mossad à destination des start-up israéliennes

Les services secrets israéliens se sont décidés à investir dans la recherche en haute technologie. "Le Mossad doit faire face à des défis complexes et en mutation constante sur un grand nombre de fronts et, à l'heure actuelle, la technologie est au centre de nos avancées et constitue une base pour les succès et les réalisations opérationnelles", précise l'agence de renseignement.

L'Usine Digitale rapporte que le Mossad devrait financer cinq start-up chaque année, notamment celles qui portent des projets autour de la robotique, des systèmes miniaturisés et des techniques de cryptage à grande vitesse de l'information. Des sommes à partir de 500 000 euros et plus pourront venir renforcer ces projets mais les noms des entreprises resteront anonymes par souci de confidentialité. Le Mossad ne mettra pas la main sur les innovations et ne prendra pas de part au capital de ces sociétés, libres de faire appel à des investisseurs privés en complément et détentrices de la propriété intellectuelle de leurs inventions.

Les nouvelles restrictions de circulation parisienne menacent les professionnels de la livraison

Le 1er juillet sont entrées en vigueur les nouvelles restrictions de circulation destinées à interdire l'accès à la ville de Paris aux véhicules les plus polluants. Les VUL (voitures et véhicules utilitaires légers) immatriculés avant le 1er janvier 1997 sont déjà interdits de circulation de 8h à 20h les jours de semaine. L'interdiction a été augmentée pour les véhicules mis en service avant le 1er janvier 2001.

D'après Les Échos, la mesure risque tout particulièrement d'impacter les artisans et PME professionnelles de la livraison. Plus vulnérables car plus souvent détenteurs de véhicules immatriculés avant le 1er janvier 2001. En effet, d'après la société AAA Data, 73 000 véhicules utilitaires diesel de moins de 3,5 tonnes auraient été immatriculés avant cette date, soit plus de la moitié du parc diesel parisien. Quant aux poids lourds immatriculés avant 2006, ils sont bannis des rues de Paris. Les professionnels de la livraison s'inquiètent plus particulièrement parce qu'ils emploient des fourgonnettes, difficiles à amortir financièrement. Le dispositif tend à inciter les professionnels à sous-traiter leurs transports pour participer à la diminution du trafic dans les rues.

Londres reste la capitale technologique d'Europe

Londres demeure la capitale européenne ayant le plus attiré les investisseurs de la tech devant Berlin et Paris sur les six premiers mois de l'année. Ce classement établi par le cabinet d'analyse économique London & Partners, rattaché à la mairie londonienne, révèle que la capitale britannique a bénéficié de plus de 5 milliards d'euros d'investissement lors du premier semestre 2017.

Un classement qui traduit le faible poids, pour l'instant du Brexit et confirme l'attractivité de Londres auprès des acteurs financier de la tech. À lire sur Les Echos.

Quand La Redoute met un coup de projecteur sur les start-up

Sur la plateforme Prêt à Décoller, fruit d'un partenariat entre La Redoute et Ulule, site de financement participatif, les start-up ont la possibilité à la fois de faire financer leur projet et de booster leurs ventes en exposant leurs produits sur le site du distributeur."La première promotion de 30 start-up est en ligne depuis début avril (...) et elles peuvent d'ores et déjà vendre leurs produits à travers cinq rubriques : mode, maison, vin et gastronomie, bien-être, beauté et santé et, enfin, high tech", détaille Les Échos.

Une façon pour elles d'augmenter leur notoriété mais aussi de bénéficier d'un accompagnement."La Redoute leur offre une rampe de lancement et surtout un mentorat via une équipe de 20 personnes", développe le site économique. Une soixantaine de start-up seront ainsi mises en avant chaque année et des événements communs seront organisés.