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La revue de presse éco de la semaine (17 au 21 juillet)

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C'est les vacances et vous avez un peu décroché de l'actualité ? Pas de panique. Pour vous remettre à la page, nous vous proposons un petit tour de l'information économique du 17 au 21 juillet 2017. Au programme : CPF, évolution des métiers, start-up de la Fintech, indemnités prud'homales...

La revue de presse éco de la semaine (17 au 21 juillet)

Prud'hommes : le plafond des indemnités pourrait être fixé à 20 mois de salaire

C'est l'un des points sensibles de la réforme du Code du Travail menée par Muriel Pénicaud. L'équipe de la ministre du Travail, auditionnée par la commission des Affaires sociales du Sénat mardi 18 juillet 2017, a apporté plusieurs précisions sur le plafond des dommages et intérêts en cas de licenciements abusifs.

Selon le journal Les Echos, "un montant maximum de un mois par année d'ancienneté plafonné à 18 à 20 mois de salaire a été évoqué auprès de plusieurs interlocuteurs". Un plafond légèrement inférieur aux barèmes indicatifs, auxquels peuvent se référer les juges, fixés dans le décret du 23 novembre 2016 (21,5 mois de salaire pour 43 ans d'ancienneté). Cette mesure appartient au troisième et dernier "bloc" de la réforme du Code du travail, qui porte sur la sécurisation des relations au travail, dont les discussions avec les partenaires sociaux s'achèvent vendredi 21 juillet 2017.

Un projet de loi pour les PME en 2018

Les TPE et PME auront leur projet de loi dédié. C'est ce qu'a annoncé le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, mercredi 19 juillet. L'objectif est de les aider à se développer tout en leur simplifiant la vie.

Les grandes entreprises seront associées à la réflexion. "Dans le courant de l'automne, j'inviterai entre 5 et 10 des plus grandes entreprises françaises à venir rencontrer plusieurs dizaines de PME pour échanger sur ce qui ne va pas", a déclaré le ministre. Délais de paiement, chômage technique ou soutien en cas de crise seront parmi les sujets abordés. Le projet de loi est attendu en 2018. À lire sur le site de BFM TV.

CPF : un million de formations validées

Un million de formations ont été validées par le biais du compte personnel de formation (CPF) en deux ans et demi d'existence, selon le bilan du Cnefop. Si le CPF a trouvé son public, le rapport de l'organisme rassemblant l'État, les régions, les partenaires sociaux et les principaux acteurs du secteur note que le dispositif souffre de défauts dans son organisation et dans son pilotage.

Le Cnefop considère notamment que le CPF est "incontestablement complexe", et son information est "largement perfectible". Néanmoins, le CPF, qui rassemble près de 10 000 certifications, séduit majoritairement les 26-49 ans, selon Les Echos. L'autre problème de taille soulevé par le rapport est la question de la solvabilité financière du système, si le nombre de formation venait à croître.

Économie du futur : 85 % des emplois de 2030 seraient à créer

Quelle influence aura le numérique sur nos emplois ? Si la question fait débat, les technologies du numérique apparaissent comme la cause de futurs bouleversements. D'après une étude de Dell et l'Institut pour le Futur - un centre de recherche associé à l'université d'Oxford -, 85 % des emplois de 2030 n'existent pas encore aujourd'hui. Selon La Tribune, cette tendance résulterait du développement massif du numérique et de la robotisation.

En améliorant la productivité et en diminuant les coûts pour les entreprises, la technologie aura des effets significatifs sur de nombreux secteurs de l'économie. Pour les auteurs de l'étude, l'enjeu majeur pour les Hommes devrait être sa capacité à apprendre et à cumuler les savoirs et compétences. "La capacité à acquérir un nouveau savoir vaudra plus que le savoir déjà appris", jugent-ils.

Où entreprendre en Europe quand on est une femme ?

Une étude Dell révélée cette semaine s'est penchée sur les villes les plus à même d'aider les entrepreneuses à faire émerger et grandir leur business, à travers cinq facteurs : capital, technologie, talents, culture et marchés.

Résultat : parmi les 50 villes mondiales les mieux classées en la matière figurent 14 américaines -New York et la baie de San Francisco occupent respectivement les 1è et 2è places du classement- et 12 européennes, dont une (seule) française, à savoir Paris, 12è au classement mondial et 3è au classement européen derrière Londres et Stockholm. À lire sur Business Insider.

Un nouvel incubateur fintech à Paris (La Défense)

Paris & Co, l'agence de développement économique et d'innovation de Paris, va lancer en septembre, à la Défense, un incubateur dédié aux start-up de la fintech. "L'objectif est de connecter ces start-up aux ténors du secteur pour accélérer le plus rapidement possible leur développement, et en faire des champions mondiaux", explique aux Échos Loïc Dosseur, codirecteur général de l'agence.

L'ambition est d'accompagner chaque année une quarantaine de start-up. Un appel à candidatures sera lancé dès septembre pour constituer la première promotion (25 places).

Co-création : faut-il rétribuer les consommateurs pour leur engagement ?

De plus en plus d'entreprises font appel aux consommateurs pour concevoir leur offre. C'est ce qu'on appelle une démarche de co-création. Les consommateurs portent plutôt un regard positif sur cette pratique, selon un sondage du Centre de recherche en management de Toulouse, relayé par LSA. Par exemple, "Ils considèrent que les entreprises qui font appel à leurs idées sont plus crédibles (69 %) et plus innovantes (88 %) que les autres", rapporte le site.

Reste la question de la contrepartie. Leur aide doit-elle être récompensée ? "Un quart [des consommateurs] exprime des réticences à l'égard de ce type de démarche et des entreprises qui y ont recours. Une manière d'exploiter les clients et de leur voler leurs idées, poursuit LSA. Aussi, plus des trois quart des sondés considèrent que l'idée co-créée devrait être la propriété des deux parties. La moitié optant pour une rétribution par royalties, un tiers pour une rémunération fixe". Une question que les entreprises concernées ne peuvent pas prendre à la légère, puisque le consommateur est par définition un pilier central dans la démarche.