Mon compte Devenir membre Newsletters

La revue de presse éco de la semaine (24 au 28 juillet)

Publié le par

C'est les vacances et vous avez un peu décroché de l'actualité ? Pas de panique. Pour vous remettre à la page, nous vous proposons un tour de l'information économique du 24 au 28 juillet 2017. Au programme : Code du travail, Devialet, AllTricks, simplification et droit à l'erreur.

La revue de presse éco de la semaine (24 au 28 juillet)

Code du travail : la CPME et le Medef décidés à se faire entendre

Alors que les dernières réunions de travail entre le gouvernement et les partenaires sociaux ont eu lieu ces derniers jours dans le cadre de la concertation sur la réforme du Code du travail, le président de la CPME, François Asselin, a fait savoir qu'il attendait "d'avoir une réponse claire sur la possibilité de négocier dans l'entreprise, dans les PME, qui n'auraient pas de présence syndicale".

Pour François Asselin, un dirigeant doit avoir pouvoir négocier avec un représentant du personnel, même en l'absence de syndicats dans l'entreprise. "Si la direction, le chef d'entreprise, se met d'accord avec un représentant du personnel, que cet accord soit validé par un référendum d'entreprise, ça nous semble légitime et de bon sens", estime-t-il. Aujourd'hui, un représentant du personnel doit être mandaté par une organisation syndicale pour mener une négociation. À lire sur l'Express.

Du côté du Medef, le besoin d'une réforme du Code du travail est également défendu. Satisfait par la démarche suivie par le Gouvernement, qu'il juge "ambitieuse", Pierre Gattaz n'en est pas moins prudent et pose ses conditions au cours d'une interview au Figaro.

À l'instar de son homologue de la CPME, Pierre Gattaz prône que la négociation en entreprise soit élargie et rendue possible sans la présence obligatoire de syndicats. Les représentants du personnel ou un référendum d'entreprise permettraient aux dirigeants de négocier un accord directement dans l'entreprise.

Autre point de désaccord : l'augmentation des indemnités légales de licenciement annoncée par Muriel Pénicaud. "Nous sommes furieux. La ministre a pris cette décision sans prévenir personne, sans doute influencée par les syndicats qui ne cessent de marteler que les indemnités légales chez nous sont parmi les plus faibles en Europe.", explique-t-il, appelant, par ailleurs, à ce que les dommages et intérêts en cas de licenciements abusifs soient plafonnés.

Droit à l'erreur : le projet de loi reporté

Le gouvernement a annoncé le report du projet de loi sur le droit à l'erreur alors que le texte devait initialement être présenté cette semaine. D'après Les Echos, "la rédaction du texte s'est faîte dans la précipitation" et il n'est donc pas considéré comme suffisamment élaboré pour satisfaire une présentation à temps. Le texte est espéré à la rentrée.

Ce décalage intervient alors que le texte est très attendu par les chefs d'entreprise. Promesse phare d'Emmanuel Macron durant la campagne, le projet vise à faire passer d'un état de contrôle de l'administration à un état de pédagogie et d'accompagnement, les relations entre les services de l'État - l'Urssaf et le fisc notamment - et les entreprises.

Moins de normes réglementaires au 1er septembre

Promesse du candidat Macron, la simplification de la vie des entreprises passait par la réduction de nombreuses normes réglementaires. Une circulaire du Premier ministre parue jeudi 27 juillet dicte une évolution dans la gestion des normes au 1er septembre 2017. "Toute nouvelle norme réglementaire doit être compensée par la suppression ou, en cas d'impossibilité avérée, la simplification d'au moins deux normes existantes", précise le document dont l'AFP a eu copie et que présente La Tribune.

Un système du "deux suppressions pour une nouvelle" qui n'est pas sans rappeler la promesse de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2012. Pour être engagée, cette simplification doit néanmoins respecter certaines règles comme le fait que les normes supprimées doivent par exemple appartenir au "même champ ministériel" que la norme créée ou être de même niveau.

Les PME cotées plébiscitées

Bien aidées par la reprise économique et le regain de confiance des investisseurs depuis l'élection d'Emmanuel Macron, les PME cotées sont de plus en plus plébiscitées, notamment par rapport aux entreprises du CAC 40. Un engouement qui se traduit par la progression de l'indice CAC PME de plus de 12 % depuis début janvier 2017. Le CAC Small et le CAC Mid & Small bondissent, quant à eux, respectivement de 16,7 % et 16,1 %. À l'inverse, le CAC 40 connaît une croissance inférieure à 7 %.

D'après un expert d'Amilton Asset Management cité par BFM TV, "les small caps profitent toujours d'une dynamique assez positive avec la reprise de l'économie européenne et la recrudescence des opérations de fusion-acquisition avec un certain nombre d'opérations réalisées depuis le début de l'année".

Le statut de micro-entrepreneur séduit

Avec une augmentation de 7 % en un an, le statut de la micro-entreprise séduit les entrepreneurs. Ce sont près de 70 000 personnes qui ont opté pour ce statut en 2016, d'après les chiffres de l'Acoss, qui note que cette augmentation est deux fois plus rapide qu'en 2015. C'est dans le secteur du transport (+50 %) et de l'hôtellerie-restauration (+10 %) que la progression de la micro-entreprise est la plus forte. Néanmoins parmi le 1,072 million de micro-entrepreneurs, ils ne sont que 670 000 à être économiquement actifs, d'après Les Échos.

Si certains secteurs comme le bâtiment estiment que la micro-entreprise créée de la concurrence déloyale, la volonté d'Emmanuel Macron d'encourager le développement des micro-entrepreneurs à travers le doublement des plafonds de chiffre d'affaires ou l'exonération totale de charges la première année.

Devialet se lance en licence de marque

La pépite française a signé son premier accord sous forme de licence de marque avec le groupe Sky. L'entreprise française a dévoilé une nouvelle box cosignée avec la marque britannique qui vise à "améliorer l'expérience sonore en provenance d'un téléviseur", précise Les Echos.

Un tournant stratégique pour la société française qui intègre sa technologie dans des produits tiers et lui assure de nouveaux revenus sur un marché britannique reconnu comme particulièrement exigeant en termes de son. Quentin Sannié, p-dg et cofondateur de Devialet ne compte pas s'arrêter là et envisage également d'étendre ce principe de licence à l'automobile par exemple. Un pas supplémentaire vers une prochaine introduction en Bourse pour un des porte-étendard de la French Tech.

AllTricks lève plus de 7 millions d'euros

Un business qui roule et un développement tout en croissance. C'est la belle route suivie par Alltricks, un site e-commerce spécialisé dans la vente de vélo et pièces détachées. Créée et dirigée par Gary Anssens, la pépite française - très en vue parmi les annonceurs du Tour de France 2017 - vient d'annoncer avoir clos un tour de table de 7,3 millions d'euros, selon Les Échos.

Un tour de table conséquent pour cette entreprise fondée en 2008 qui a réalisé l'essentiel de ces 50 millions d'euros de chiffre d'affaires (2016) en France. L'occasion pour les équipes de prolonger leur internationalisation : après l'Espagne, Alltricks vise désormais l'Italie et l'Allemagne pour asseoir son emprise sur le marché européen.

L'an passé, Alltricks avait participé au Grand prix des chefs d'entreprise 2016. (Re)Découvrez le portrait de Gary Anssens, finaliste dans la catégorie "Dirigeant de l'année".

Les prix d'achat des PME progressent

C'est un des signes du rebond de l'économie européenne et française. D'après l'indice Argos Soditic, les prix d'acquisition des PME augmentent de 4,7 % au second trimestre 2017. Il s'établit à cette date à l'équivalent de neuf fois le montant de l'excédent brut d'exploitation (Ebidta), contre 8,6 fois l'Ebidta entre janvier et mars 2017.

Selon Les Echos, la conjoncture économique de la zone euro "très favorable" justifie ce rebond, soutenu par le contexte politique stabilisé après le résultat de l'élection présidentielle en France. Si les nouveaux achats sont davantage l'apanage des industriels sur le deuxième trimestre, la part des investisseurs étrangers diminue à 47% sur les six premiers mois de l'année.