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La revue de presse éco de la semaine (28 mai au 1er juin)

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La revue de presse éco de la semaine (28 mai au 1er juin)

Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité économique cette semaine ? Pas de panique ! La rédaction vous propose de découvrir ce que vous avez pu rater du 28 mai au 1er juin 2018. Au programme : French Tech, contribution apprentissage, travail détaché, congés payés illimités...

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Pas de nouvelles baisses d'impôts de production avant 2020

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a fait savoir que le Gouvernement ne prévoyait pas de baisse des impôts dits de production avant 2020, selon Les Échos. Si la loi Pacte, présentée dans quelques semaines, prévoit leur réduction en supprimant notamment le seuil de 20 salariés, activeur de nouvelles obligations fiscales, Édouard Philippe a rappelé que l'"environnement contraint" au niveau budgétaire empêchait toute baisse dans la loi de finance de 2019 "Au fur et mesure que des marges de manoeuvre se dégageront, nous pourrons nous engager à réduire dans une certaine proportion la fiscalité de production", a expliqué le Premier ministre en clôture du Conseil national de l'industrie à Matignon.

Dans le même temps, il a annoncé une enveloppe de 670 millions d'euros pour favoriser l'entrée en formation de 148 700 apprentis sur des métiers en tensions (chaudronnier, usineurs, mécatroniciens, électroniciens...).

La mission French Tech a une nouvelle patronne

Elle s'appelle Kat Borlongan et est, depuis le 25 mai, la nouvelle directrice de la mission French Tech. Elle succède à David Monteau démissionnaire il y a quelques mois du poste. Issue de Science Po Bordeaux, Kat Borlongan possède un parcours professionnel assez complet, du grand groupe à la start-up en passant par l'administration. En 2011, elle s'implique dans l'écosystème start-up et se passionne pour l'OpenData. Elle dirige ainsi la fondation The Open Data Institute et travaille dans le même temps chez Google. Experte des relations grands groupes et start-up, elle s'investit dans l'organisation de Startup Weekend Paris 2013 et créé sa boîte de conseil la même année pour accompagner la transformation digitale des entreprises.

Son parcours se poursuit dans l'administration puisqu'elle collabore avec Etalab, l'organisme chargé de coordonner la politique d'ouverture et de partage des données publiques et le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Son portrait est à lire sur le site de La Tribune.

Un an après l'élection de Macron, la désillusion des patrons

Macron perd du terrain dans le coeur des dirigeants d'entreprise. D'après un récent baromètre de CCI France et de La Tribune, 41 % d'entre eux se disent satisfaits de son action en mai 2018, contre 75 % en juin 2017. "La multiplication des conflits sociaux relatifs à la SNCF, à la fonction publique ou encore à l'université semble avoir pesé sur le moral des dirigeants d'entreprise", analyse La Tribune.

Une majorité de patrons pense aussi que la situation de la France ne change pas vraiment. A cela s'ajoute que leur niveau de confiance sur la conjoncture est en baisse. Pour autant, ils ne voient pas tout en noir. Sur les perspectives, "Malgré (...) différentes diminutions, l'état d'esprit des chefs d'entreprise demeure très bon rappelle l'institut de sondages. En dépit d'un léger recul, la part des chefs d'entreprise qui se déclarent confiants ou optimistes est toujours majoritaire".

Un début de quinquennat également envisagé à l'aune des changements en cours, comme la mise en oeuvre du prélèvement à la source, prévue pour 2019. "En dépit de (...) réserves et (...) inquiétudes, une majorité des chefs d'entreprise (57%) interrogés se montrent favorables à ce type de prélèvement."

La contribution apprentissage, mort-née ?

Sitôt proposée, sitôt abandonnée ? C'est en tout cas le sort qui se profile pour la contribution unique des entreprises qui devait réunir en un seul et unique dispositif fiscal la taxe d'apprentissage et la contribution formation professionnelle. Idée clé du projet de loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel" actuellement étudié à l'Assemblée, cette contribution serait finalement abandonnée au profit d'une "séparation nette entre taxe d'apprentissage d'un côté, contribution formation professionnelle de l'autre", écrit Les Échos qui a pu consulter un amendement déposé par le gouvernement et la rapporteure LREM du texte.

Si la collecte irait toujours bien à la nouvelle Agence France compétence par l'intermédiaire des Urssaf, c'est le maintien des 600 millions d'euros d'exonérations existantes sur la taxe d'apprentissage qui acte ce revirement du Gouvernement en raison de l'incompatibilité constitutionnelle entre l'existence d'une contribution unique et le maintien des exonérations.

Le Parlement européen adopte la directive sur le travail détaché

À une large majorité, le Parlement européen a adopté la révision de la directive sur le travail détaché. Voulue et proposée par Emmanuel Macron au lendemain de son élection il y a un an, cette refonte de la réglementation communautaire prévoit donc d'accorder plus de droits aux travailleurs en situation de détachement, d'après Le Figaro (réservé aux abonnés). Parmi les principaux changements, la durée de détachement est désormais limitée à douze mois et prolongeable six mois. Au-delà, les salariés détachés bénéficieront des conditions de travail du pays d'accueil dans leur globalité. Autre mesure, les travailleurs détachés disposeront des mêmes rémunérations que les salariés locaux.

Pour Elisabeth Morin-Chartier, députée européenne et corapporteure du texte, il "permettra d'améliorer leurs conditions tout en assurant une concurrence plus loyale entre les entreprises européennes qui vont devoir se concurrencer sur leurs compétences et non pas sur le moins-disant social."

Dans un communiqué, la ministre du travail, Muriel Pénicaud s'est félicitée de ce vote : "Ce vote représente à la fois l'aboutissement fructueux d'un processus de négociation au niveau européen et un engagement fort de la France rendu possible grâce la volonté du Président de la République. L'Europe sociale progresse et protège nos concitoyens, elle est capable de se doter de règles communes." Les États membres ont désormais 24 mois pour adapter leur législation et appliquer les nouvelles règles.

Quand les factures des PME laissent à désirer

14 % des facteurs émises par les PME sont non conformes. C'est ce que fait apparaître un récent baromètre de l'éditeur Sidetrade et du médiateur des entreprises.

Problème : ces anomalies (sur le prix, la quantité des produits, l'adresse...) augmentent les délais de paiement par les donneurs d'ordre, à 47 jours en moyenne. Un risque potentiel pour la trésorerie des entreprises, en amélioration cependant puisque ce délai s'établissait à 51 jours en novembre 2017.

"Si la facture électronique peut être une solution pour réduire un peu les anomalies, un autre levier serait la mise en place d'un traitement différencié des fournisseurs en fonction de leur fragilité", note Les Échos.

Les entrepreneurs plus heureux que les salariés

81 % des entrepreneurs se disent heureux au travail, contre 70 % des salariés. C'est ce qui ressort d'une récente étude du fournisseur de services marketing Vistaprint. Ce qu'ils apprécient le plus ? La liberté de décision, l'autonomie et le fait de ne pas avoir de patron - là où les salariés évoquent plutôt, en premier lieu, le fait d'être entourés de collègues sympathiques.

Les principaux points faibles de leurs situations respectives sont des revenus instables, pour 49 % des entrepreneurs, et un salaire trop faible, pour 32 % des salariés. Par ailleurs, côté charge de travail, ils revendiquent de part et d'autre passer au bureau 48 et 41 heures par semaine. Les entrepreneurs sont plus de trois sur dix à travailler plus de 50 heures. A lire sur Les Échos.

Ce que les congés payés illimités ont de bon (et de moins bon) pour les entreprises

Proposer des congés payés illimités ? Les entreprises françaises seraient de plus en plus nombreuses à le faire, bien qu'elles ne se bousculent pas encore pour importer cette pratique américaine. Selon une récente étude de Joblift, site de recherche d'emploi, les offres qui en parlent ont augmenté de 60 % sur les douze derniers mois. 1 offre sur 100 000 est concernée. C'est moins qu'en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, aux États-Unis. "L'écart avec les autres pays s'explique notamment par le fait que le système de protection sociale français est l'un des plus généreux en termes de congés payés légaux - cinq semaines obligatoires contre zéro outre-Atlantique", explique Le Figaro.

Un système avantageux pour les salariés mais aussi pour les entreprises. "Le salarié pouvant s'organiser en fonction de ses besoins ou de ses aspirations personnelles, ses performances au sein de l'entreprise ne peuvent en être que meilleures". Un mode de management plus souple qui permet aussi aux employeurs de renforcer leur attractivité. Sans compter que "la réalité est (...) bien souvent très éloignée du mythe de l'employé toujours en vacances" car les personnes ont plutôt tendance à prendre moins de jours. Ce qui pose d'ailleurs la question de la responsabilité des entreprises, tenues de veiller à leur santé, et, notamment, dans les cas extrêmes, de prévenir les burn-out. Un système qui peut aussi créer des tensions au sein des équipes si certaines pratiques sont jugées abusives.

La PME française Voodoo séduit la banque Goldman Sachs

200 millions de dollars (172 millions d'euros). C'est le montant investi par la banque d'affaires américaine Goldman Sachs (via un fonds qu'elle gère) dans la PME française Voodoo, éditeur de jeux pour smartphones. Objectif : l'aider à se développer et à atteindre ses objectifs de croissance, à savoir, démultiplier le nombre de téléchargements de ses jeux, de 300 millions cumulés en 2017 à près d'un milliard cette année.

"L'investissement d'envergure de Goldman Sachs dans Voodoo marque un changement d'ambition pour la société parisienne qui n'avait levé qu'un peu moins de trois millions d'euros depuis ses débuts en 2013", analyse BFM. Une opération qui illustre aussi le dynamisme d'un secteur, celui des jeux vidéo. Une pépite à suivre.




La Rédaction

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