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La revue de presse éco de la semaine (15 au 19 mai 2017)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'actualité économique du 15 au 19 mai 2017. Au programme : cyberattaque, les investissements des entreprises, les PME et la Bourse et des start-up qui performent.

La revue de presse éco de la semaine (15 au 19 mai 2017)

© Granier

Cyberattaque : une PME française décolle en bourse

Le malheur des uns, fait le bonheur des autres. Alors que l'ampleur de la cyberattaque ayant touché administrations et entreprises du monde entier depuis vendredi 12 mai ne cesse de s'amplifier, Wallix, une PME française spécialisée dans la sécurité informatique profite de ce contexte.

Son cours en bourse s'est envolé de plus de 20% et a terminé la journée de lundi 15 mai à son plus haut à 15,79 €. Selon un analyste financier cité par BFM TV, la PME de croissance - + 40 % de CA - est désormais dans "une position clef pour répondre à cette urgence numérique".

Les entreprises veulent continuer d'investir

Deux entreprises françaises sur trois souhaitent investir au moins autant en 2017 qu'en 2016. C'est l'un des enseignements d'une étude de l'assureur-crédit Euler Hermès, relayée par Le Monde. "Mieux, 53 % du millier de PME et d'ETI sondées privilégient un investissement "offensif" : augmentation des capacités de production, lancement d'une nouvelle activité, dépenses de recherche et développement (R&D) ou opération de croissance externe", précise le site du quotidien.

Reste que cette tendance positive ne se traduit pas encore en termes de croissance, estimée de 1,3 à 1,5% cette année. Parmi les raisons : un investissement très concentré ou encore pas suffisamment orienté vers des activités innovantes.

Le travail saisonnier mieux encadré

À défaut d'avoir conclu un accord d'entreprise sur le travail saisonnier, ou en l'absence d'accord de branche sur le sujet - deux incitations contenues dans la loi Travail - les employeurs doivent en la matière, depuis le 7 mai, appliquer les règles fixées dans le code du Travail. Ainsi, l'ancienneté d'un saisonnier se calcule en cumulant les durées de ses contrats de travail successifs. "Sont désormais considérés comme successifs les contrats de travail conclus sur une ou plusieurs saisons au sein de la même entreprise, y compris lorsqu'ils ont été interrompus par des périodes sans activité dans cette entreprise", note Les Échos.

Par ailleurs, l'employeur est tenu d'informer le salarié, en amont de la fin de son contrat, des conditions pour être reconduit. A savoir que "le travailleur bénéficie de la reconduction de son contrat dès lors qu'il a effectué au moins deux mêmes saisons dans l'entreprise sur deux années consécutives et que l'employeur dispose d'un emploi saisonnier à pourvoir compatible avec sa qualification", détaille le site d'information économique. L'employeur doit, alors, informer le salarié qu'il peut prétendre à cette reconduction, idéalement par lettre recommandée avec accusé de réception.

Euronext veut encourager les PME et ETI à ouvrir leur capital

Deux nouveaux noms apparaissent dans le secteur boursier : Euronext Growth et Euronext Access. Deux entités qui veulent désormais faire une place en Bourse aux entreprises françaises de taille moyenne. "En unifiant nos offres autour de la marque Euronext, nous voulons simplifier l'accès des entreprises aux marchés de capitaux" précise Stéphane Boujnah, p-dg d'Euronext Europe, aux Échos.

L'objectif, en creux : "devenir la Bourse de référence pour les PME technologiques en Europe, y compris celles des pays dans lesquels Euronext n'est pas implanté, comme l'Italie, l'Allemagne, la Suisse ou l'Espagne" assure Anthony Attia (Euronext Paris). En appui, une Bourse "d'acclimatation" va être créée - Euronext Access+ - pour les start-up et PME, avec quelques conditions d'entrée, toutefois.

Pierre Gattaz ravi de la nomination d'Édouard Philippe

État de grâce durable ou classique de début de mandat ? L'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République et la nomination d'Édouard Philippe au poste de Premier ministre fait en tout cas un heureux en la personne de Pierre Gattaz, d'après un article de BFM Business. Mardi 16 mai, le président du Medef a estimé que le duo à la tête de l'État était "une chance pour la France de se redresser et de retrouver de l'espoir".

S'il prévient que le Medef "jugera sur pièce", Pierre Gattaz avoue être sur "un nuage, pour l'instant Emmanuel Macron fait un sans-faute".

Les PME se positionnent sur le Grand Paris

Près de 700 PME se sont déjà inscrites sur la plateforme CCI Business Grand Paris depuis son lancement en janvier dernier. Face au colossal chantier que représente l'aménagement des infrastructures du Grand Paris - 100 milliards d'euros d'ici à 2030 - et même si les grands groupes sont chargés de réaliser la construction du Grand Paris Express, les PME ne sont pas pour autant laissées pour compte.

Grâce à l'inscription d'une clause dans les appels d'offres, les pouvoirs publics ont souhaité permettre aux PME de bénéficier des futurs investissements pour se développer et acquérir de nouvelles compétences. Parmi elles, 360 entreprises ont déjà fait savoir qu'elles souhaitaient profiter des formations proposées par la CCI Paris-Ile-de-France afin de nouer ou d'améliorer les relations avec les grandes entreprises parties prenantes du projet. À lire sur Les Échos.

En difficulté, Archos cherche à rebondir

Plébiscitée au tournant des années 2000 pour ses lecteurs MP3 et tablettes, la PME française Archos affiche aujourd'hui une situation plus difficile en raison de la diminution de ces marchés.

Malgré une situation financière compliquée - baisse des ventes au T1 2017 de 38% -, l'entreprise engage une large diversification de ses gammes de produit. Outre la poursuite de son action sur le marché des tablettes, son p-dg Loïc Poirier embarque la société dans le domaine de la photo grâce à un partenariat avec Kodak. En parallèle, si le marché des smartphones figure également dans le viseur du dirigeant, Archos se positionne aujourd'hui dans le secteur des nouvelles mobilités : scooter et trottinette connectés. Pourtant, face aux nombreuses innovations concurrentes dans le domaine, Archos peine à s'imposer comme un acteur de premier plan, selon Le Figaro (payant).

Start-up : vers un nouveau modèle ?

"Quand on y réfléchit, le système actuel de la production des innovations marche sur la tête. Un entrepreneur qui a une idée géniale doit d'abord créer une start-up, puis aller chercher des financements d'amorçage, puis naviguer dans les complexités juridiques et fiscales, puis faire son produit, recruter, gérer sa croissance (...) C'est incroyablement compliqué, plein de pièges (...) pourquoi s'infliger tout ça [?]"

C'est précisément pour éviter aux créateurs d'entreprise de subir cela que Phil Libin, entrepreneur et investisseur de la Silicon Valley, créateur de la licorne Evernote, lance, avec deux autres fondateurs, le start-up studio All Turtles. L'idée est de leur mettre à disposition des ressources pour transformer leur idée en bien ou service commercialisable et de prendre en charge leur distribution, à la manière par exemple de ce que fait Netflix pour les séries.

Plus besoin pour eux de créer leur start-up (sauf s'ils le souhaitent, auquel cas le studio prendra une participation au capital). Les premiers projets et start-up accueillis s'inscrivent notamment dans le domaine de l'intelligence artificielle.

Lancé à San Francisco, le studio sera déployé à Paris et à Tokyo d'ici à la fin de l'année. A lire sur La Tribune.

Les entrepreneurs bordelais séduisent Google

Hors Paris, c'est le premier incubateur soutenu par Google en France. Héméra, situé à Bordeaux, a noué un partenariat avec le géant américain. "Nous avons choisi Bordeaux car la ville et l'écosystème numérique sont dynamiques", explique dans Sud Ouest Carlo D'Asaro Biondo, président de Google en charge des partenariats stratégiques en Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique. "Ce parrainage de Google confirme l'originalité de notre approche et renforce les moyens que nous mettons en oeuvre pour faire grandir les meilleures start-up de notre région", déclare Julien Parrou-Duboscq, président de l'accélérateur.

Concrètement, cet accord a permis aux entrepreneurs hébergés dans la structure de bénéficier de conseils d'experts de Google et leur permettra par la suite d'accéder, notamment, à des services et à une mise à disposition gratuite des solutions B to B regroupées sur Google Cloud Platform.

Financement : un coup de pouce aux entrepreneurs français expatriés

Où trouver des financements quand on est un entrepreneur français installé à l'étranger ? Pour accompagner les dirigeants confrontés à cette problématique, un nouvel outil vient de faire son apparition : la plateforme French Partners.

Ce site permet aux investisseurs de trouver des entreprises de croissance où co-investir et aux dirigeants de PME et start-up qui s'y font répertorier de trouver des financements, quel que soit leur secteur d'activité, la zone visée et leur maturité à l'international (autrement dit, qu'elles souhaitent se lancer ou se renforcer en dehors des frontières).

"Le ticket d'investissement minimum est aujourd'hui de 50.000 euros par investisseur privé et par projet, explique Les Échos. Les montants levés sont généralement compris entre 1 et 5 millions d'euros".

La start-up rennaise Klaxoon séduit le MIT et la NASA

Optimiser le temps passé en réunion, l'affaire semble importante, y compris pour des "grands" comme la Nasa et le MIT (Massachussetts Institute of Technology). Créée en 2014, la start-up Klaxoon est parvenu à séduire ces géants américains grâce à un boîtier qui permet à tous les participants d'une réunion de se connecter et d'interagir ensemble. "À partir d'un ordinateur, d'un smartphone ou d'une tablette, on se connecte facilement et on accède à des outils intuitifs que l'on partage" détaille Mathieu Beucher, p-dg de Klaxoon, à Ouest France.

La start-up qui affiche un beau tableau de "chasse" avec 90% des acteurs du CAC40 convaincus par sa box a ouvert des bureaux à New York en mars dernier. À la même période cette année, elle réalisait une levée de fonds de 5 millions d'euros auprès de VC internationaux (France, Brésil, États-Unis, ...). Elle compte déjà plus de 120 collaborateurs et espère en recruter 50 de plus pour augmenter ses capacités. Elle vise les 10 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici fin 2017.