Mon compte Devenir membre Newsletters

La revue de presse éco de la semaine (7-10 novembre)

Publié le par

Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'actualité économique du lundi 7 au vendredi 11 novembre 2016. Au programme : élections professionnelles, Macron, effets de seuils, ....

La revue de presse éco de la semaine (7-10 novembre)

Projet de loi Sapin 2 adopté : les mesures pour les entreprises

La loi Sapin 2 sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique a été définitivement adopté par le Parlement mardi 8 novembre. Il comporte plusieurs volets consacrés aux petites entreprises. Sur l'artisanat, et la question des qualifications professionnelles, le texte remet en avant selon Le Point la validation des acquis de l'expérience - alors même que la loi Macron avait souhaité alléger ces qualifications.

L'Express a retenu également d'autres mesures : la simplification de la cession de fonds de commerce (présentation par le vendeur des chiffres d'affaires mensuels sur moins d'exercices) et le renforcement des sanctions contre les délais de paiement avec un relèvement du plafond de l'amende infligée aux mauvais payeurs, de 375 000 à 2 millions d'euros. Par ailleurs, selon l'hebdomadaire, le projet de loi favorise le financement des acteurs de l'économie sociale et solidaire, en créant les conditions pour que les particuliers puissent y contribuer, à travers des dons effectués depuis leurs livrets de développement durable (LDD).

Les élections dans les TPE reportées

Alors que les élections professionnelles dans les TPE devaient se dérouler du 28 novembre au 12 décembre 2016, le scrutin est finalement reporté sine die.

Jeudi 10 novembre 2016, la ministre du Travail Myriam El Khomry a annoncé, dans un communiqué que les élections ne peuvent se tenir aux dates prévues. Quelques jours auparavant, Le Monde rapportait que le gouvernement pensait, "depuis plusieurs jours", à décaler la tenue des élections professionnelles.

La raison de ce couac tient de la participation du Syndicat des travailleurs corses (STC) - validée par la Direction générale du travail - mais vivement contestée par les autres organisations syndicales comme la CGT, la CFTC, la CFDT et FO devant le tribunal d'instance (TI) de Paris.

Les syndicats contestataires estiment que le STC ne peut être considéré comme un syndicat en raison de sa volonté de ""corsisation'' des emplois". Un objectif contraire "au principe d'égalité et de non-discrimination", selon les quatre syndicats.

Une deuxième décision de la Cour de cassation doit intervenir pour trancher mais le verdict ne sera rendu qu'après le 28 novembre 2016. Un dilemme majeur pour le gouvernement avec le risque d'une invalidation de l'élection si la participation du STC devait être finalement autorisée.

Malgré l'annulation et en attendant le calendrier pour la tenue du vote, la ministre du Travail a insisté pour que ces événements "ne viennent pas perturber cet exercice de démocratie sociale essentielle", et appelé "les salariés et employeurs concernés à prendre activement part à ce scrutin".

Macron veut la fin des 35 heures pour les jeunes

Alors qu'il prévoit d'annoncer sa candidature d'ici au 10 décembre prochain, Emmanuel Macron a livré à l'Obs ses propositions en matière économique notamment. D'après l'hebdomadaire, l'ancien ministre de l'Économie préconise notamment la fin des 35 heures pour les jeunes pour permettre à ces derniers d'"apprendre leur job". Il souhaite également que soit modulable l'âge de départ à la retraite en fonction des situations et que les travailleurs indépendants, les autoentrepreneurs et les salariés ayant démissionné aient droit au chômage. Il envisage également de nationaliser l'Unédic.

Les PME se regroupent pour éviter les effets de seuil

Se rassembler en groupe d'entreprises pour limiter les seuils légaux. C'est la tendance que révèle l'Insee dans une étude, reprise par l'Opinion (payant) ou l'Express (gratuit). L'objectif d'une telle démarche de plus en plus prisée par les dirigeants de PME vise à éviter les seuils sociaux ou les difficultés d'accès aux crédits induits par la croissance de leur structure et le dépassement des 50 salariés. Ainsi, en privilégiant le rachat d'entreprises au détriment d'une augmentation des effectifs, les PME prouvent, selon l'Institut, qu'elles ont la capacité de se développer en contournant ce seuil.

Symbole de ce choix, 14 % des entreprises appartiennent aujourd'hui à un groupe, un chiffre qui augmente à 54 % à partir de 20 salariés.

PME : pourquoi se lancer en Bourse ?

A l'heure où le climat d'incertitude créé par le Brexit a poussé de nombreuses PME à reporter leur introduction en Bourse, Le Figaro a listé les avantages (et les inconvénients) de mener une telle opération. Parmi les avantages : au-delà du fait d'augmenter sa capacité de financement, gagner en notoriété, afin à la fois d'attirer les meilleurs talents et de renforcer son attractivité aux yeux de ses partenaires commerciaux notamment. L'occasion aussi de renforcer ses fonds propres et d'augmenter sa capacité d'accès à l'endettement bancaire.

Le revers de la médaille ? Le coût de l'opération peut être élevé - généralement entre 4 % et 8 % des capitaux levés par l'entreprise pour une introduction sur Euronext ou Alternext - elle implique de rendre publics ses comptes et expose à une médiatisation plus large. Que le succès soit au rendez-vous, ou pas...

Paris, capitale européenne des start-up ?

Paris est en passe de détrôner Londres au titre de centre européen des start-up. La tendance se dessine de plus en plus alors que la capitale française a concentré près de 857 millions de dollars d'investissement au troisième trimestre 2016, soit, seulement, 9 % de moins (919 millions de dollars) que sa concurrente britannique.

Pour cerner le poids pris par la French Tech, Les Échos rappellent que Londres attirait, en moyenne entre 3 à 8 fois plus d'investissements que Paris. Berlin, quant à elle distancée, est sur la troisième marche du podium des capitales européennes.

Un succès français dû notamment à l'attractivité de l'écosystème régional français et au rôle joué par la Banque publique d'investissement.

400 millions d'euros pour les start-up européennes

A l'occasion du Web Summit, sommet d'entrepreneurs de la Tech, qui s'est tenu du 7 au 10 novembre 2016 à Lisbonne, l'Union européenne a annoncé la mise en place d'un fonds de 400 millions d'euros pour les start-up. Objectif : gagner en attractivité afin d'inciter les start-up en croissance à rester en Europe et à ne pas partir sous d'autres cieux jugés plus favorables.

Ce fonds sera alimenté à 25 % par des capitaux privés. Cela devrait représenter une capacité d'investissement de 1,6 milliard d'euros. Ses contours précis restent à définir. A lire sur Les Échos.

Ça s'est passé cette semaine sur Chefdentreprise.com

Mardi 8 novembre, déjouant la plupart des pronostics, Donald Trump devient président des États-Unis. Nous vous expliquons ici quel chef d'entreprise il est, comment il gère ses affaires - posant la question : va-t-il faire la même chose avec le pays ? - et vous dévoilons le point de vue de plusieurs dirigeants français installés dans le pays sur la façon dont son arrivée pourrait impacter le business dans les mois et les années à venir.

Mot clés :

La Rédaction