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La revue de presse éco de la semaine (6 au 10 novembre)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'information économique du 6 au 10 novembre. Au programme : apprentissage, ouverture des commerces le dimanche, emploi dans les PME et les ETI, start-up et licornes...

La revue de presse éco de la semaine (6 au 10 novembre)

Apprentissage : Pénicaud souhaite une "révolution copernicienne"

Dans une interview fleuve au Journal du Dimanche (payant), la ministre du Travail, Muriel Pénicaud a présenté les grands axes de la réforme de l'apprentissage et dit souhaiter "une révolution copernicienne". Qualifiant les systèmes de formation actuels de "trop rigides et trop lents", Muriel Pénicaud souhaite que l'apprentissage devienne "un moyen d'émancipation sociale".

Pour cela, la ministre propose notamment d'adapter les diplômes aux besoins des entreprises, intégrer l'apprentissage dans le dispositif d'orientation au collège, autoriser l'entrée tout au long de l'année et non plus seulement en septembre. D'autre part, elle veut rendre le Compte personnel de formation plus accessible via une application par exemple qui regrouperait les formations et le nombre d'heures disponible pour chaque actif et renforcer les contrôles des organismes de formation et conditionner les financements publics à une certification.

Autre proposition, elle émet l'idée de rapprocher les souplesses du contrat de professionnalisation aux contrats d'apprentissage, considérés comme trop "rigides".

Ouverture le dimanche : un premier bilan plutôt positif pour Paris

"Il y a une évidente et encourageante montée en puissance du dispositif" de l'ouverture des commerces parisien le dimanche, s'est félicité Benjamin Griveaux, secrétaire d'État à l'économie, selon Europe 1. D'après une étude économique de la Direction générale des entreprises (DGE), le taux d'ouverture dominicale des commerces situés en zones touristiques internationales à Paris est passé de 17,5 % à 28,2 % en deux ans, date de la mise en oeuvre de la loi Macron. Si le chiffre d'affaires des commerces concernés a progressé, les retombées en faveur de l'emploi ne sont pas à la hauteur. "Ils n'ont pas eu d'effets significatifs", relève la note de la DGE.

Dans le détail, ce sont l'ensemble des secteurs commerciaux qui ont bénéficié de cette progression, en particulier pour les enseignes du luxe. D'autre part, si en moyenne un tiers des commerces de zéro à un salarié et ceux de plus de dix salariés étaient ouverts le dimanche, les commerces de taille moyenne - dont les effectifs sont compris entre 2 et dix salariés -, voient leur taux d'ouverture se stabiliser à 19,4 %. Un constat expliqué par les problématiques de rotations de personnels et de négociations dans des structures n'ayant pas atteint une taille suffisamment critique, d'après la DGE.

Néanmoins, l'ouverture des commerces parisiens ouverts le dimanche a reflué hors ZTI dans la capitale, passant de 13,1 % à 11,4 %, après un sursaut à 14,1 % en 2016.

Cyberattaques : les pertes des entreprises françaises en hausse de 50%

Les pertes financières des entreprises françaises victimes de cyberattaques ont augmenté de 50 % sur un an, soit un montant de 2,25 millions d'euros, d'après une étude du cabinet PwC publiée lundi 6 novembre et relayée par Le Figaro.

Près de 4 550 incidents ont eu lieu en un an (+9 %), illustrant la tentation des hackers de s'attaquer de plus en plus aux entreprises. "Leurs motivations relèvent désormais beaucoup plus d'un intérêt économique que du simple caractère malveillant", analyse Philippe Trouchaud, associé responsable du département cybersécurité chez PwC. En témoigne, les deux attaques de grandes ampleurs ayant touché des administrations publiques et des entreprises dans le monde entier en 2017.

Pour faire face, les entreprises françaises - toutes tailles confondues - ont investi 4,3 millions d'euros en moyenne dans la sécurité de leurs systèmes d'information, soit 10,2 % par rapport à 2016.

Investissement dans les PME : une niche fiscale renforcée

Revaloriser de 18 % à 30 % la défiscalisation des investissements dans les PME. Les députés ont voté jeudi 9 novembre un amendement qui - à condition d'être adopté la semaine prochaine - pourrait avoir cet effet. L'idée : compenser la fin de la niche fiscale ISF-PME.

Toutefois, l'opposition déplore que, si le dispositif vise à inciter les contribuables à investir dans les entreprises, sa durée (un an) et son plafond (10 000 euros, plafond général des niches fiscales), restent limités. Un dispositif évalué à 50 millions d'euros, contre 600 millions pour l'ISF-PME. A lire sur le site de BFM TV.

Paradise Papers : derrière les révélations, une start-up suédoise

Neo4j. Ce nom ne vous dit peut-être rien, il est pourtant associé à l'affaire qui a fait (très) grand bruit cette semaine. Il s'agit de l'entreprise qui a fourni la technologie ayant permis d'analyser les Paradise Papers. Une start-up suédoise, née en 2007, comptant parmi ses clients Ebay, Walmart, la Nasa ou encore la Société Générale, qui a ainsi contribué à traiter et interpréter les données contenues dans les millions de documents concernés.

Concrètement, "La technologie de Neo4j aide à comprendre les grands ensembles de données en établissant des connections entre les différents points de données. Cela veut dire qu'une entreprise peut interroger plus rapidement et de manière plus sophistiquée ses données et les appliquer à de réelles questions commerciales", explique Business Insider France. La start-up avait déjà été sollicitée dans l'affaire des Panama Papers.

Comment les industries françaises et allemandes perçoivent le couple franco-allemand

Le couple franco-allemand a-t-il un impact sur la compétitivité des entreprises des deux pays ? À en croire un sondage Opinion Way pour Randstad, le bilan n'est pas si laudateur, en tout cas du côté français, alors que les relations entre la France et l'Allemagne forment un des axes forts de la coopération européenne. Et les 200 entreprises industrielles françaises interrogées (plus de 10 salariés) s'estiment à 48 % moins compétitives que leurs concurrents d'outre-Rhin quand 45 % d'entre-elles ne voient pas de différences. À l'inverse, les sociétés allemandes pensent être aussi compétitives que les entreprises françaises.

Pourtant, selon Les Échos, le déséquilibre constaté par les acteurs industriels français s'illustre à travers la différence de la balance commerciale des deux pays. Largement excédentaire de 280 milliards du côté de l'Allemagne, elle est déficitaire de plus de 60 milliards d'euros en France.

Une différence qui réside aussi sur la perception de l'intégration européenne. Seulement 16 % des entreprises françaises considèrent qu'elle a amélioré leur compétitivité quand en Allemagne, cette part se situe à 27 %.

Création d'emplois : les ETI devancent les PME

Une étude de l'Insee révèle que ce sont les ETI qui créent le plus d'emplois en France, loin devant les PME. Sur la période 2 009 à 2015, les entreprises de taille intermédiaire (250 à 4 999 salariés) ont créé 337 500 postes tandis que les PME n'en ont généré "que" 100 000, d'après Ouest-France. Un chiffre qui vient démentir l'affirmation souvent véhiculée, qui attribue aux PME le leadership de la création d'emploi en France.

À l'inverse, les TPE et les grands groupes ont supprimé des emplois marchands sur la période, respectivement 100 000 et 80 000. Ce dynamisme des ETI en termes de création d'emplois s'explique notamment par leur solidité économique, alors que les six années étudiées correspondent à l'après-crise. D'autre part, les bons chiffres des ETI se justifient également, d'après Hervé Bacheré, auteur de l'étude pour l'institut de la statistique par le rôle des PME : "La croissance des ETI a été abondée très largement par l'apport des PME, qui sont devenues ETI soit en passant le seuil de 250 salariés ou bien en étant intégrées à des ETI".

L'Ademe aide les entreprises à réduire le gaspillage

Aider 500 TPE et PME à réduire le gaspillage en matière d'eau et d'énergie. C'est l'objectif d'une opération lancée par Ademe jeudi 9 novembre. "Elle leur promet non seulement une meilleure performance environnementale, avec des répercussions positives sur leur réputation, mais surtout des économies renforçant leur compétitivité", explique La Tribune.

Près d'une cinquantaine d'entreprises ont déjà testé le dispositif - aujourd'hui déployé à plus grande échelle, en 2015-2016. "Les résultats s'étaient révélés probants : tous secteurs confondus, elles avaient réalisé des économies annuelles de 180 euros par salarié, allant jusqu'à 300 euros pour 60% d'entre elles", précise le site.

Innovation : les licornes françaises à la traîne

57. C'est le nombre de licornes européennes en 2017, contre 48 en 2016. Un progrès, qui ne compense pas le fait que le continent reste loin derrière les États-Unis et la Chine. La France en compte trois : BlaBlaCar, Criteo et Vente Privée - mais aucune nouvelle en 2017. Une moindre performance que ses voisins anglais et allemands notamment, liée notamment au fait que "l'Hexagone n'a pas réussi de "méga-levées" de fonds cette année -pour l'instant-", analyse La Tribune.

Pas de quoi pour autant se lamenter, car la France a du potentiel, en termes d'investissements notamment. ''Sigfox, son concurrent Actility qui a levé 70 millions d'euros en avril, Vestiaire-collective ou encore le champion du son parfait, Devialet, font partie des entreprises considérées comme de potentielles futures licornes françaises'', conclut le site économique.

Web Summit : où l'on croise des start-up et François Hollande

Le Web Summit, grand salon européen de la tech, s'est tenu cette semaine à Lisbonne. Près de 150 françaises ont fait le déplacement, dont une vingtaine avec Business France selon L'Usine Digitale, qui relève aussi que "cinq d'entre elles (Deepomatic, Recast.AI, Cosmo Tech, Tell me plus, Finalcad) figurent dans le top 10 des start-up les plus sollicitées par les investisseurs et médias pour des entretiens, selon les organisateurs".

L'occasion pour les jeunes pousses tricolores françaises de s'y faire remarquer. ''On va se lancer en Espagne dans quelques jours. L'événement va peut-être nous apporter des partenariats, nous permettre de trouver des clients et les meilleurs talents", témoigne Vincent Huguet, patron de la plateforme RH Hopwork/Malt dans Les Échos, qui se penche sur les intérêts de participer à ce type de salon, les difficultés que cela peut représenter et les moyens de s'y différencier.

L'événement a par ailleurs été marqué par la présence de l'ancien président François Hollande, venu, selon un autre article des Échos, livrer sa vision du numérique comme outil d'utilité sociale et son importance dans l'économie sociale et solidaire.