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La revue de presse éco de la semaine (28 novembre au 2 décembre)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'actualité économique du lundi 28 novembre au vendredi 2 décembre 2016. Au programme : RSI, Medef, Devialet, Denis Jacquet...

La revue de presse éco de la semaine (28 novembre au 2 décembre)

Les ambitions mondiales du Français Devialet

100 millions d'euros. C'est la somme que vient de lever Devialet, PME spécialisée dans les enceintes made in France haut de gamme. Objectif :"faire de Devialet un leader de son industrie", confie son directeur général Quentin Sannié, à l'AFP et cité sur le site de BFMTV. Et ce, au plan mondial.

Ainsi, elle dénombre, parmi ses investisseurs, des entreprises et des fonds notamment asiatiques, mais aussi le fonds souverain du Qatar, le chanteur et homme d'affaires américain Jay Z ou encore le fonds d'investissement Korelya dirigé par Fleur Pellerin. L'ancienne ministre va également entrer au conseil d'administration, comme le dévoilait Challenges.

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Pierre Gattaz adoube le programme pro-entreprise de François Fillon

Invité à réagir l'élection de François Fillon à la primaire de la droite et du centre, Pierre Gattaz exprime sa satisfaction, dans Les Echos, sur le projet pro-entrepreneurial proposé par le candidat. Selon le président du Medef, le programme du candidat à la présidentielle comporte "les quatre blocs de réformes indispensables pour recréer de l'emploi : la baisse des prélèvements, le déverrouillage du marché du travail, la simplification [...] et la formation".

Constatant que la promesse de baisse des charges en faveur des entreprises de 40 milliards, comme le propose François Fillon, "donnerait un vrai coup de fouet à l'économie française", il soutient qu'il faut en finir avec les 35 heures pour laisser la liberté aux entreprises de décider et se prononce, par ailleurs, contre "le monopole syndical" lors des élections professionnelles.

Enfin, amené à réagir sur la similitude des programmes de François Fillon et de l'ancienne Premier ministre britannique Margaret Thatcher, Pierre Gattaz s'est contenté de répondre : "je dirais plutôt Schröder" (l'ex-Chancelier allemand du Parti social démocrate).

"Moi président..." : quand un patron se livre à l'exercice

Patron d'Edufactory, société spécialisée en e-learning, et président de Parrainer la croissance, association d'aide et de défense de l'entrepreneuriat, Denis Jacquet se met dans la peau d'un présidentiable et livre à Atlantico 5 mesures qu'il appelle de ses voeux pour améliorer la situation des entrepreneurs en France.

En adoptant un ton décalé tout au long de sa tribune, le dirigeant déclare qu'il souhaite, en premier lieu, établir une obligation pour les grands groupes de payer les PME sous trente jours sous peine de sanctions majeures. Objectif : libérer 19 milliards d'euros et leur permettre d'embaucher une à cinq personnes chacune en moins de deux ans. Il appelle aussi à mettre l'accent sur le développement du digital. "Y compris en mettant [la France], par une certaine forme de protectionnisme, à l'abri de la concurrence, le temps que nos start-up devienne des géantes".

Plus surprenant : Denis Jacquet propose que les organismes de contrôle des PME (fisc, inspection du travail, Urssaf...) consacrent 20 % de leurs effectifs à la formation et au conseil des entreprise, dans le but de rétablir un climat de "confiance" entre les deux parties nécessaire à la croissance de la France.

Quand start-up et grands groupes se rapprochent

Pour construire la ville de demain, Euroméditerranée, organisme public d'aménagement, s'appuie sur plusieurs start-up : Zenpark (opérateur de parkings partagés), Totem mobi (loueur de véhicules électriques en autopartage) ou encore Polypop (nettoyeur de sols avec de champignons). A cette image, les collaborations se multiplient entre les jeunes pousses et les PME et grands groupes. Les Échos a étudié le phénomène.

Pour les start-up, ce travail en commun constitue un booster de croissance et de crédibilité, pour les grandes entreprises, une façon de bénéficier d'un savoir-faire en termes de nouvelles technologies et d'un regard neuf sur leur activité, d'apprendre de nouvelles méthodes de travail ou encore de gagner en agilité.

Si tout le monde a à y gagner, la France accuse encore un retard en la matière. ''Seuls 15 % des grands groupes ont, en effet, intégré en mode expert la relation avec les jeunes entreprises dans leur business model", souligne les Échos.

Financement : crédits en hausse mais investissements limités pour les entreprises

Le crédit aux entreprises a progressé de 4,7 % en octobre 2016 sur un an. Bonne nouvelle pour l'investissement ? Pas forcément. Ce sont, en effet, les crédit de trésorerie qui sont les plus dynamiques (+7,3 % en octobre), avant les crédits sur investissement, davantage destinés à des projets moyen-long terme (+ 4 % à la même date). Autre élément de conjoncture, ces crédits d'investissement progressent, depuis fin 2014, plus lentement que le crédit dans son ensemble.

"Mais le mal pourrait être plus profond qu'un simple manque de dynamique", diagnostique Les Échos. Car si avant la crise de 2008, les entreprises empruntent plus qu'elles n'épargnent, la situation s'inverse à partir de la mi-2009, pour ne plus jamais se retourner. "Le FMI estime que l'investissement des entreprises dans la zone euro reste de 10 à 15 % en dessous des niveaux d'avant-crise", rapporte le quotidien.

Data : les entreprises peuvent mieux faire

A l'heure où le Big Data est devenu un enjeu crucial pour les entreprises, Les Échos fait le point sur l'ensemble des données à disposition des sociétés et sur la façon dont elles pourraient mieux les exploiter. Ces données sont classées en trois catégories : données client, données de production et données relatives aux collaborateurs.

Par exemple, parmi les données client, les entreprises se concentrent insuffisamment, selon le quotidien, sur les données d'intérêt (ce que le client recherche en ligne) et sur celles issues des réclamations, qui constituent pourtant deux sources importantes de connaissance client.

Le RSI fait toujours des mécontents

200 indépendants ont manifesté lundi 28 novembre à Paris contre le RSI, à l'appel de l'association Sauvons nos entreprises. Dénonçant notamment des taux de cotisation trop élevés et des problèmes de gestion de ces cotisations mettant en péril leur activité. Des griefs adressés au régime depuis sa création il y a dix ans et que n'apaisent pas les différentes tentatives de réforme de sa direction. Après avoir récapitulé les enjeux de la question, Le Figaro se demande si 2017 pourra amener du changement, rappelant qu'une mesure incluse dans le PLFSS 2017 concerne le RSI.

Par ailleurs, toujours à propos du régime, attention à une vidéo qui a circulé cette semaine, vue plus de 3,2 millions de fois (au 1er décembre), où un entrepreneur dénonçait ce que lui imposait le RSI. Un coup de gueule fondé sur de faux calculs comme l'a démontré Libération.

En Italie, l'entrepreneuriat surfe sur la jeunesse

La jeunesse italienne est-elle synonyme de dynamisme entrepreneurial ? A en croire l'Assemblée des chambres de commerces italiennes, la Péninsule fait preuve d'une vigueur économique particulière, notamment chez les jeunes. Ainsi, 300 entreprises voient le jour quotidiennement à l'initiative d'un dirigeant de moins de 35 ans. En 2015, plus du tiers (37%) des entreprises créées l'ont été par un jeune dirigeant. A titre de comparaison, l'Allemagne, connue pour ses performances économique, n'en connaît que la moitié.

Si la tendance pour 2016 se confirme dans les mêmes proportions, les chiffres révèlent également que les secteurs les plus prisés sont le commerce, la construction et l'hôtellerie-restauration. Par ailleurs, le secteur agricole voit poindre, depuis le début de l'année 2016, cette dynamique. Un choix entrepreneurial qui se révèle particulièrement prolifique en termes d'innovation, d'embauche et de résultats financiers. A lire sur Les Echos.

Ça s'est passé sur Chef d'Entreprise.com

Les licenciements économiques facilités

Depuis le jeudi 1er décembre 2016, les entreprises subissant une baisse significative de leur activité ou devant mettre en place une réorganisation indispensable à leur compétitivité peuvent désormais procéder à des licenciements économiques sans craindre d'éventuelle poursuite devant les prud'hommes.

Cette mesure, issue de la loi Travail portée par Myriam El Khomri, vise à favoriser l'ajustement de la masse salariale en fonction de l'activité et in fine permettre davantage d'embauche en CDI. À lire sur chefdentreprise.com.

Pour en savoir plus :Loi Travail : les mesures qui concernent les PME après le second recours au 49.3

[Vidéo] Calendrier de l'Avent du dirigeant : les bons conseils à suivre

En association avec le consultant en stratégie et management François Enius, Chef d'Entreprise vous propose de retrouver quotidiennement le calendrier de l'Avent du dirigeant. Au programme, de courtes vidéos conseils pour bien terminer l'année 2016 et entamer 2017 sur de bonnes bases. Découvrez les épisodes du 1er et du 2 décembre 2016.