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La revue de presse éco de la semaine (17-21 octobre)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'actualité économique du lundi 17 au vendredi 21 octobre 2016. Au programme : CGPME, impôt sur les sociétés, assurance chômage et Twitter pour les patrons.

La revue de presse éco de la semaine (17-21 octobre)

Le manifeste de la CGPME pour les patrons

"On ne peut pas dire "j'aime l'entreprise", sans aimer les patrons". Dans le contexte électoral actuel, où les candidats multiplient les promesses, François Asselin, président de la GGPME, en appelle dans Les Échos à prendre des mesures réelles et "structurelles" en faveur des entreprises. Sa première requête ? "Que l'on arrête d'empiler les contraintes, comme la pénibilité ou le prélèvement à la source".

S'il se réjouit de la mise en place du CICE, qualifié d' "excellente mesure", il souhaiterait que les choses aillent plus loin et que le gouvernement s'attache, en parallèle, à lever les freins à l'emploi. Par exemple, "Beaucoup {de chefs d'entreprise savent, qu'en dépassant ce seuil [des 50 salariés], ils risquent de passer plus de temps à faire de la gestion administrative qu'à développer leurs activités", illustre-t-il.

Dans cette interview-manifeste, François Asselin rappelle également sa position sur le compte pénibilité : "Nous avons émis l'idée de sortir la pénibilité du champ de l'entreprise et en confier la validation, pour chaque salarié, à une commission santé, via des visites médicales pour certains types de métiers à partir d'un âge donné".

Sur le prélèvement à la source, il propose : "Tel que le dispositif est prévu, le chef d'entreprise recevra de la part de l'administration fiscale un taux à appliquer sur la fiche de paie. Pourquoi, via la DSN [Déclaration sociale nominative, ndlr], ne pas sortir cela du champ de l'entreprise ? Au lieu de transformer les patrons en percepteurs d'impôt, nous pourrions envoyer, à partir de la DSN, le montant du salaire net à l'administration fiscale".

Ce que les entreprises allemandes pensent (vraiment) de la France

Avis aux patrons français qui ont le moral bas : les entreprises allemandes qui ont investi dans l'Hexagone expriment, elles, un regain de confiance dans l'avenir économique de notre pays selon BFMTV, qui en veut pour preuve les résultats d'un récent baromètre de la chambre franco-allemande de commerce et d'industrie sur la perception et les perspectives des entreprises allemandes en France.

"Alors qu'en 2014, 82% d'entre elles jugeaient la situation économique mauvaise ou très mauvaise, ce chiffre est désormais tombé à 58%, explique le site d'information économique. Mieux: il y a deux ans, 52% des sociétés allemandes présentes sur le terrain français envisageaient une situation économique mauvaise à un horizon de 6 mois. Elles ne sont désormais plus que 30%".

Reste que les sociétés interrogées ne sont pas encore prêtes à embaucher. Seules 28 % d'entre elles (contre 6 % en 2014) sont prêtes à le faire dans les six mois.

IS : une députée au chevet des PME

Alors que les discussions portant sur l'examen du budget 2017 ont débuté mardi 18 octobre à l'Assemblée nationale, la députée PS du Tarn-et-Garonne et rapporteure générale du budget, Valérie Rabault souhaite peser dans les négociations en soutenant davantage les PME, selon l'Opinion (payant) et l'Express.

Après avoir fait voter en commission des finances mercredi 12 octobre une modification de l'application de la baisse de l'impôt sur les sociétés pour les PME, Valérie Rabault a fait voter, mercredi 19 octobre, par les députés une baisse de l'IS pour les PME réalisant moins de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires. Le taux passera de 33% à 28%. Cette baisse ne concerne que les bénéfices inférieurs à 75 000 euros.

Sur les 38 120 premiers euros de bénéfices, le taux d'IS sera réduit à 15% dès 2019 pour toutes les PME réalisant moins de 50 millions de CA. Aussi, ce sont plus de 3,4 millions de PME qui bénéficieront d'une fiscalité allégée.

Le dispositif d'une baisse de l'IS, proposé par le gouvernement, prévoyait une diminution du taux de 33% actuellement à 28% pour les PME, dès 2017, puis pour les grandes entreprises à partir de 2020.

Les patrons aussi sont sur Twitter

Le point commun entre Patrick Pouyanné de Total, Frédéric Oudéa de la Société Générale et Gilles Pélisson de TF1 ? Outre le fait de diriger de grands groupes, ils sont tous mis à Twitter. Une pratique qui présente en effet un intérêt, non seulement pour les services de communication, mais pour les patrons d'entreprise eux-mêmes.

L'objectif pour eux ? Faire oeuvre de transparence."Il y a une attente de la part du public comme des salariés : un dirigeant aujourd'hui, doit porter des valeurs (...) Or Twitter est un des nouveaux éléments de la communication corporate de transparence", explique Damien Viel, dg de Twitter France, dans une interview à Capital.

Le réseau social est aussi un moyen pour les utilisateurs de mobiliser en interne. "Vous imaginez bien qu'avoir un dirigeant à la tête d'une entreprise qui utilise Twitter pour faire passer des messages très engagés impacte l'ensemble de l'entreprise. Car vous ne pouvez pas avoir une communication institutionnelle, RSE, de marque employeur, commerciale ou de service client, qui ait la moindre dissonance avec le discours public du PDG".

Trois conseils pour réussir : mettre du lien dans ses messages, interagir souvent, et dire clairement qui tweete (soi ou son équipe).

Revenu universel : les sénateurs proposent un test sur trois ans

L'idée de tester le revenu universel en France fait son chemin dans tous les camps politiques. Le journal Sud-Ouest révèle qu'une mission de 27 sénateurs souhaite expérimenter ce dispositif pour les départements volontaires. Le revenu serait testé sur un échantillon de population de 20 000 à 30 000 personnes âgées de 18 à 65 ans. Le montant de la dotation serait de 500 euros et supplanterait les minima sociaux traditionnels, sans distinction de revenus dans son attribution.

Le coût de la protection sociale pèse sur 1/3 du PIB de la France actuellement avec une dépense de 690 milliards d'euros par an. Si l'enveloppe de 500 euros était mise en place sur trois ans, cela représenterait une dépense de 100 à 150 millions d'euros par an en fonction du nombre de personnes adressées. Le sujet n'est pas nouveau et d'autres pays se sont penchés sur la question tels que la Finlande et le Canada qui souhaitent expérimenter le revenu universel d'ici 2017. Selon un sondage BVA daté de mai 2016, une majorité de français seraient favorables à son instauration.

La mairie de Paris veut ouvrir les commerces 12 jours par an

Anne Hidalgo s'était opposée à l'ouverture des magasins le dimanche et à la mise en place de ZTI (Zones touristiques internationales) inscrites dans la loi Macron en 2015. Pourtant, la Mairie de Paris fait cette semaine volte-face en annonçant qu'après concertation auprès des syndicats et organisations patronales, un seuil de tolérance à 12 jours d'ouverture par an devrait être appliqué d'ici 2017. La proposition sera soumise au Conseil de Paris du 7 au 9 novembre, Conseil qui rendra un purement consultatif sur la question. L'initiative a vocation à compenser la perte financière subie par les commerçants parisiens lors de la période d'attentats survenue en 2015.

Le groupe communiste et le groupe écologiste se sont déjà opposés à la mesure. Pour les Verts, la question est plutôt d'ordre "philosophique", le dimanche étant un jour de respiration. Selon eux, en outre, l'ouverture le dimanche ne profiterait qu'aux grandes enseignes. Toutefois, en guise de garantie, la mise en place du dispositif devrait aller de pair avec une rémunération doublée pour les salariés et la récupération d'un jour de repos systématique.

Assurance chômage : Pierre Gattaz ne veut pas d'intervention de l'État

Face aux délibérations autour de l'assurance chômage, Pierre Gattaz a annoncé qu'il allait présenter prochainement une discussion en deux étapes aux partenaires sociaux. Optimiste, il envisage la fin de la négociation avant mai 2017, soit avant les présidentielles. Le Président du Medef a déclarer préférer régler la "question" avec les partenaires sociaux plutôt qu'avec l'État. Un avis que ne partage pas Emmanuel Macron qui a déclaré ce mardi à Montpellier vouloir rendre à l'État la "stratégie et les décisions relatives à l'Unedic".

Première étape : Pierre Gattaz présentera un "diagnostic des mutations en cours et de l'impact sur le marché du travail mais aussi sur le financement de notre modèle de protection sociale", rapporte Challenges. Puis, il proposera un accord en "cohésion avec les bouleversements actuels et futurs". Cette négociation avait déjà échoué en juin. Cette fois, si Pierre Gattaz dénonce le "numéro de cirque" de la part des syndicats qui persistent à défendre la taxation des contrats courts, il a jugé être une "bonne idée" la proposition faite par la CFDT : une dégressivité de l'assurance chômage basée sur la durée de l'emploi exercé. Il a déclaré que le Medef serait prêt à étudier ce dispositif. Il s'est montré en revanche farouchement opposé à la taxation des contrats courts et a dénoncé un "diktat des syndicats" sur cette prise de parti et un "numéro de cirque".

Le p-dg de Cisco investit dans les start-up françaises

C'est une ode à la France que John Chambers, p-dg de Cisco, livre dans ce reportage de LCI. Le patron du géant informatique a confiance dans le pays, dans ses qualités en matière d'enseignement et de recherche notamment, et l'assure : "La révolution numérique sera menée par votre pays".

Une déclaration d'amour suivie d'effet, puisqu'il s'apprête, selon la chaîne, à investir 200 millions dans les start-up tricolores. Pas son premier investissement dans l'Hexagone, mais un investissement salutaire... Éditrice de solutions d'analyse de données, Intersec a, par exemple, déjà bénéficié d'une aide de sa part. Un vrai coup de pouce qui lui a permis d'embaucher trente personnes en un an et de gagner en crédibilité afin de se développer sur le marché nord-américain.

Ça s'est passé cette semaine sur Chefdentreprise.com

- Mardi, vous avez suivi avec nous heure par heure, le salon Planète PME consacré aux TPE et PME qui réussissent : le best-of ici. Au programme : le témoignage de sportifs reconvertis en entrepreneurs, des débats sur le capital humain de l'entreprise et sur l'entrepreneuriat féminin ainsiqu'un coup de projecteur sur dix PME dynamiques.

- Mercredi, nous vous proposons de revivre en 6 temps forts la Biennale du réseau Entreprendre qui fêtait ses 30 ans Bordeaux en fin de semaine dernière. Découvrez dans notre diaporama quelques uns des intervenants passionnés et passionnants : Ucka Ludovic Ililo, coach d'entreprise, Idriss Aberkane, neuro-scientifique, Olivier Soudieux, aventurier de l'incertain ou encore Philippe Bloch, entrepreneur optimiste et dynamisant.

- Vendredi, nous voulons sauver une start-up du dépôt de bilan. Spécialisée dans la vente de rasoirs et de lames, Big Moustache, lâchée par sa banque et par ses investisseurs, doit trouver 2000 nouveaux clients d'ici à la fin du mois pour espérer ne pas mettre la clé sous la porte. Elle a besoin de vous !

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La rédaction