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La revue de presse éco de la semaine (2 au 6 octobre)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'information économique du 2 au 6 octobre. Au programme : French Fab, les PME et la Bourse, RSI, flat tax, transformation digitale et un nouveau concurrent pour Uber à Paris.

La revue de presse éco de la semaine (2 au 6 octobre)

Lancement de la French Fab pour les PME industrielles

Les start-up ont la French Tech... Les entreprises industrielles ont désormais la French Fab. Lancé en début de semaine par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, ce label est destiné à promouvoir l'industrie française dans le monde et à fédérer ses différents acteurs face à la concurrence internationale.

Porté par Bpifrance, parrainé entre par Philippe Varin, patron d'Areva, ce label est ouvert à "tous les acteurs du secteur industriel à condition de remplir quelques conditions suffisamment floues pour ratisser large (être innovants, "jouer collectif", viser l'exportation ou encore se "digitaliser")", indique France 24.

L'idée est également de mettre l'accent sur le haut de gamme et d'aider les entreprises à grandir, à travers des accélérateurs, pour en faire des champions de l'export. À la manière du Mittelstand allemand.

Euronext à la conquête des PME

L'opération séduction d'Euronext à l'égard des entreprises continue. Pour inciter les dirigeants à choisir la cotation en Bourse comme moyen de financer leur croissance, l'opérateur boursier paneuropéen accueille cette année, pour la troisième édition, 68 PME -dont 32 françaises- dans le cadre du programme Techshare, soit une augmentation des effectifs de 45 %. L'idée est de permettre aux participantes de se familiariser avec le rôle de la Bourse dans le financement de l'économie à travers un programme de formation de dix mois, qui a démarré le 29 septembre par des rencontres à HEC notamment.

"Un investissement [...] qui tarde à porter ses fruits. Pour l'instant, et même si Euronext ne s'est pas fixé d'objectif, seulement deux PME du programme ont choisi la Bourse pour financer leur croissance", précise Les Échos. Parmi les PME françaises retenues dans le programme figurent notamment BMI System (logiciel pour l'industrie pharmaceutique), Broadpeak (logiciels pour la télévision), CellProthera (biotech), France-Pari (pari en ligne) et Dolmen (plateforme marketing).

RSI : les administrateurs élus se rebiffent

Inenvisageable. Les administrateurs élus du Régime social des indépendants ne comptent pas laisser la caisse de protection sociale des indépendants se faire absorber par le régime général, alors que le PLFSS 2018 prévoit son intégration d'ici à 2020. Réunis en conseil mardi 3 octobre, ils ont très massivement voté contre (38 voix contre, 7 pour et 4 abstentions). Si le vote est seulement consultatif, il en dit long sur les critiques des acteurs du RSI contre cette mesure.

Le président du RSI, Louis Grassi, a fait savoir qu'il n'était "pas question que j'endosse la suppression du RSI, car elle engendrera de nouvelles difficultés", cité par Les Echos.

Une inquiétude qui concerne également le rôle du guichet unique promis par le Gouvernement. Le PLFSS 2018 dispose en effet que les CPAM géreront la branche maladie et les CARSAT, celle des retraites. "On va passer d'une gestion sociale à une gestion en silo", déplore notamment Claude Villard, président du RSI Rhône.

La "flat tax" de 30 % élargie aux indépendants ?

Ne pas pénaliser davantage les indépendants. Alors que le projet de loi de finances 2018 sera discuté à l'Assemblée nationale la semaine prochaine, des députes de la majorité souhaitent que la flat tax de 30 % sur les revenus du capital soit appliquée également aux indépendants.

Si cette taxe concerne aujourd'hui les agriculteurs, artisans, commerçants et professions libérales, les indépendants doivent s'acquitter du paiement des prélèvements sociaux et d'un taux forfaitaires de 16 %. Avec la hausse de la CSG, cette taxation dépasserait les 33 %, d'après Les Echos. Si l'amendement des députés LREM était voté, cela éviterait de les "pénaliser" davantage, explique Olivia Grégoire, la porte-parole du groupe parlementaire.

Par ailleurs, la suppression de l'ISF et donc du dispositif ISF-PME pourrait être remplacé par un élargissement de la niche "Madelin" qui apporte une réduction d'impôt sur le revenu en cas d'investissement dans une PME.

Heures supplémentaires : le gouvernement reparle de défiscalisation

Absente du débat public et des mesures annoncées par le Gouvernement, la défiscalisation des heures supplémentaires n'en est pas pour autant abandonnée, à en croire l'article des Échos. D'après le rapport économique, social et financier publié par Bercy, la mesure est intégrée aux baisses d'impôts envisagées par l'Exécutif durant le quinquennat.

Avec un coût estimé à 3,5 milliards d'euros, la mesure, qui plaît aux classes populaires et moyennes, n'est pas franchement appréciée par les experts de Bercy en raison des effets d'aubaines qu'elle crée. Gérald Darmanin, ministre de l'Action et Comptes publics est favorable à son instauration. Reste à savoir quand elle aura lieu.

Transformation digitale : les patrons de PME traînent des pieds

47 % des patrons de PME estiment que l'impact de la révolution digitale ne sera pas majeur sur leur activité d'ici cinq ans. C'est ce que fait apparaître une étude du Lab Bpifrance dévoilée cette semaine et analysée par Les Échos. A cela s'ajoute, par exemple, que 63 % ne possèdent pas de feuille de route en la matière.

Un retard qui s'explique en premier lieu par la complexité, aux yeux de 34 % d'entre eux, de la transformation digitale. Parmi les raisons évoquées figurent aussi le manque de compétences en interne (32 %) et le volet financier (28 %). "La question clé réside donc dans la sensibilisation", relève le site économique.

Il reverse 1,6 million d'euros à ses salariés

Pour les 25 ans de leur entreprise, les salariés de Starterre, société spécialisée dans la vente automobile et basée près de Lyon, ont reçu une (très) belle surprise. Leur patron, Jean-Louis Brissaud, a décidé de partager avec eux les bénéfices et de leur reverser 1,6 million d'euros. " Nos collaborateurs travaillent depuis des semaines, des mois et même des années, pour certains. Ils se sont investis pour fonder et faire fleurir la société. Il est donc tout à fait logique qu'on partage les bénéfices ", a confié le généreux p-dg à 20 minutes.

Ainsi, les salariés recevront, selon leur ancienneté -et pas les postes occupés-, des primes de 500 euros, pour ceux qui travaillent dans la société depuis moins de trois mois, à 35 000 euros, pour ceux qui sont là depuis plus de vingt ans. Une façon payante de garder motivés ses collaborateurs.

Taxify, la start-up qui veut ubériser Uber, arrive à Paris

Présente dans près de 20 pays notamment en Afrique, Taxify, start-up d'origine estonienne née en 2013, est la principale plateforme de VTC dans les pays baltiques et dans une partie de l'Europe de l'Est. Elle arrive cette semaine à Paris, sur un marché où les acteurs du secteur se livrent déjà une concurrence sévère... Objectif : y gagner 20 à 30 % de parts de marché d'ici à un an, avec 2000 véhicules pour son lancement.

Un but ambitieux qu'elle vise avec le soutien du géant chinois du secteur Didi Chuxing, entré à son capital en août 2017, et qui a commencé à mettre des bâtons dans les roues d'Uber notamment en Chine et au Moyen-Orient. Elle s'appuie aussi sur un business model propre. Elle prélève ainsi 15 % de commission sur chaque course, contre 25 % pour Uber. Un moyen de favoriser son attractivité auprès des chauffeurs, pas soumis, par ailleurs, à l'exclusivité. Côté clients finaux, une course Paris centre/aéroport de Roissy serait facturée 22 euros contre 45 en Uber. A lire sur France 24.

Business Table lève 7 millions d'euros

La plateforme de gestion en ligne des repas d'affaires, Business Table, vient de boucler un troisième tour de table à hauteur de sept millions d'euros. Après avoir levé 3 millions d'euros depuis sa création en 2012, la start-up française basée à Paris compte bien utiliser ces fonds pour renforcer son activité sur le territoire et prévoit le lancement d'une application mobile d'ici à la fin de l'année.

En proposant un service de réservation et de gestion des repas d'affaires, Business Table rationalise les démarches et assure une économie d'environ 30 % sur l'ensemble du processus. Plus de 400 clients, des grands groupes à des PME utilisent les services de la start-up parisienne. À lire sur Les Echos.