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La revue de presse éco de la semaine (16 au 20 octobre)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'information économique du 16 au 20 octobre. Au programme : réforme de l'intéressement, surtaxe des contrats courts, Marc Simoncini, hausse des créations d'entreprises...

La revue de presse éco de la semaine (16 au 20 octobre)

Macron prône une réforme de l'intéressement et de la participation

Vers une réforme de la relation entreprises-salariés ? C'est en tout cas le message qu'a souhaité faire passer le président de la République, dimanche 15 octobre, lors d'une interview télévisée. "Quand ça va mieux, je veux que les salariés puissent avoir leur part de réussite. Je souhaite qu'on puisse revisiter cette belle invention gaulliste de l'intéressement et de la participation", a expliqué Emmanuel Macron, cité par Les Échos.

Si aucune précision n'a été apportée sur les mesures effectivement visées pour mener à bien cette réforme, elle pourrait s'inscrire dans le futur texte à destination des entreprises et notamment des PME que l'exécutif prévoit pour 2018.

Contrats courts : une surtaxe envisagée

Taxer davantage les entreprises ayant recours aux contrats courts pour limiter la rotation de la main-d'oeuvre, tel est l'objectif de la surtaxe que prévoit le Gouvernement. D'après Les Échos, une surtaxe comprise entre 2 et 10 % du taux de cotisation patronal serait à l'étude. Aujourd'hui fixe, le taux - 4,05 % - se transformerait en un taux variable actualisé chaque année en fonction de la propension sur les trois dernières années à recourir ou non à des contrats précaires.

Une mesure de lutte contre la précarité du marché du travail qui semble ne pas ravir les organisations patronales. Certains secteurs d'activités comme l'événementiel ou l'hôtellerie-restauration dont la demande en main-d'oeuvre dépend d'un surcroît d'activité temporaire craignent des charges plus lourdes, et ce malgré la prochaine transformation du CICE en baisse de charge sur les bas salaires.

Comment LREM veut réorienter l'épargne des Français vers les PME

Pour orienter un mouvement général vers le financement des petites et moyennes entreprises, les députés LREM de la Commission des finances ont donné rendez-vous le 22 janvier 2018 aux banquiers, assureurs, gestionnaires de patrimoine et autres acteurs du secteur. ''Ils devront (...) remettre une feuille de route où ils s'engagent à créer des produits financiers en faveur des PME, à former leurs équipes pour les vendre au grand public, à changer leur discours...", indique la députée Amélie de Montchalin dans une interview au Parisien.

De nouveaux placements qui seraient sécurisés pour les Français, sur la durée et diversifiés, afin de permettre la réinjection de 4 à 5 milliards d'euros (estimés) dans l'économie. Une initiative considérée tantôt avec "prudence" tantôt "d'un bon oeil" par les professionnels, selon Les Échos, qui met aussi en avant combien les Français sont attachés à la sécurité de leurs placements.

Les créations d'entreprises traditionnelles toujours en hausse

La barre des 50 000 entreprises créées en septembre a été dépassée. D'après l'Insee, le nombre total de nouvelles entreprises progresse très légèrement de 0,2 % sur un mois avec 50 023 nouvelles entités. Dans le détail, ce sont les créations d'entreprises traditionnelles qui progressent de 0,5 % (29 603), tandis que le nombre de microentreprises diminue de 0,2 % (20 420).

Ces chiffres pour le mois de septembre s'inscrivent dans une tendance positive pour l'économie française, après les 49 920 créations d'entreprises en août et les 50 546 de juillet. Sur un an, le nombre d'entreprise augmente de 3,5 % et permet de revenir à un niveau supérieur d'avant crise, après les bons résultats de 2016.

Pour l'Insee, "le soutien aux entreprises et les services aux ménages sont les secteurs qui contribuent le plus à la hausse globale", tout comme ceux des activités financières et d'assurance et de l'hébergement-restauration. À lire sur La Tribune.

Marc Simoncini s'engage contre le gaspillage alimentaire

"On le croyait rangé des voitures", relate Le Monde (article payant). Or il n'en est rien. Emblématique entrepreneur, investisseur, fondateur de Meetic, aujourd'hui patron de l'entreprise de lunettes Sensee, Marc Simoncini a lancé cette semaine l'application The Food Life, dans le but de limiter le gaspillage alimentaire.

Gratuite, cette application permet aux utilisateurs de repérer les supermarchés donnant leurs invendus. Un outil lancé "de manière bénévole d'abord", avec l'élu francilien Arash Derambarsh, qui a fait de cette cause son combat et qui en a inspiré l'idée. Marc Simoncini va également lancer un fonds d'investissement dédié aux start-up.

Fred de la Compta se renforce

Créée en septembre 2015, Fred de la Compta, une marketplace collaborative entre professionnels de la comptabilité et entrepreneurs, a bouclé un tour de table de 2,3 millions d'euros, selon les informations de FrenchWeb.

Offrant un service en ligne aux créateurs d'entreprises, TPE et PME pour faciliter l'envoi de documents comptables, Fred de la Compta annonce également avoir absorbé totalement la start-up parisienne White, développant une technologie d'automatisation de saisies des factures basée sur l'IA.

Cette levée de fonds, associée à l'intégration de White, doit permettre à Fred de la Compta de renforcer son implantation en France et d'étoffer ses équipes, actuellement composées d'une vingtaine de personnes.

French tech Diversité : les 35 start-up sont connues !

Favoriser la diversité de la French Tech et l'entrepreneuriat dans les Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Tel est l'objectif de la French Tech Diversité créé en mars 2017 et dont les 35 premières start-up ont été dévoilées mardi 17 octobre (les noms sont consultables ici).

Sélectionnées parmi 274 dossiers déposés, les 35 pépites choisies vont désormais pouvoir bénéficier d'un accompagnement et de solutions de développement adaptées à leurs projets. D'après La Tribune, chacune bénéficiera d'une année d'incubation au sein de onze incubateurs partenaires. Au total, ce sont deux millions d'euros qui sont dédiés à cet accompagnement soit 57 000 euros par lauréat, dont 45 000 euros d'aide directe.

Fintech : Dejamobile lève 2,5 millions d'euros

La solution de paiement mobile en marque blanche proposée par la start-up normande Dejamobile convainc les investisseurs. En témoigne le tour de table bouclé par les trois cofondateurs pour un montant de 2,5 millions d'euros, selon La Tribune.

Commercialisé auprès des banques - dont le Crédit Agricole notamment - la solution de transactions sécurisées s'appuyant sur la technologie d'émulation de cartes séduit les acteurs du secteur et même au-delà. Dejamobile participe notamment à la dématérialisation du passe Navigo. En attendant, la start-up veut s'appuyer sur cette source de financement pour "devenir le leader européen des solutions de transactions électroniques sécurisées en marque blanche d'ici trois ans", d'après Houssem Assadi, dg de Dejamobile.

Fleur Pellerin lève 100 millions d'euros de plus pour son fonds

L'ancienne ministre de la Culture sous François Hollande, reconvertie dans la finance et actuelle présidente de Korelya Capital qui conseille le fonds d'investissement K-Fund 1, Fleur Pellerin vient de recevoir 100 millions d'euros supplémentaires de la part de Naver, un groupe coréen de technologies. Selon des informations du Figaro (payant), le fonds K-Fund 1 dispose désormais de 200 millions d'euros de capacités d'investissement lui permettant "de miser des tickets de 5 à 20 millions d'euros", contre 1 à 10 aujourd'hui.

Face à la concurrence américaine et chinoise dans l'innovation, cette augmentation de la force de frappe consolide l'ambition du fonds de soutenir de futures licornes issues de l'écosystème innovant européen. Cette levée de fonds conséquente est également une opportunité pour le fonds K-Fund 1 d'apporter aux entreprises soutenues un accompagnement technologique développé par Naver.

Le cofondateur de l'iPod lance un fonds d'investissement à Paris

Il a co-inventé l'iPod au sein d'Apple, a fondé l'entreprise Nest, spécialisée dans la maison connectée et cédée depuis à Google, représente une figure marquante de la Silicon Valley. Tony Fadell annonce le lancement à Paris, au sein de Station F, d'un fonds d'investissement et de conseil.

Baptisé Future Shape, ce fonds aura pour objectif de ''découvrir et faire grandir des pépites dans l'agriculture, les transports, la médecine, la robotique et l'électronique grand public, en Europe, aux Etats-Unis et en Asie", détaille 20 minutes. Il devrait être doté de 500 millions à 1 milliard de dollars (plus de 420 à 840 millions d'euros).