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La revue de presse éco de la semaine (31 octobre - 4 novembre)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'actualité économique du lundi 31 octobre au vendredi 4 novembre 2016. Au programme : PIB, primaires de la droite, Chine, start-up...

La revue de presse éco de la semaine (31 octobre - 4 novembre)

La croissance n'atteindra pas les 1,5% du PIB

L'Insee avait estimé, fin octobre, que l'économie française avait progressé de 0,2% au troisième trimestre. Un chiffre trop faible - après la baisse du PIB de 0,1% au deuxième trimestre - pour faire espérer au gouvernement une croissance de 1,5% sur l'année 2016.

Réuni en Conseil des ministres mercredi 2 novembre, l'exécutif a définitivement enterré ses espoirs de voir la croissance respecter la trajectoire imaginée. Au sein du compte rendu du Conseil des ministres, une phrase acte la fin prématurée de son scénario de croissance : "Il est possible que la croissance en 2016 soit légèrement plus faible que prévu". Un aveu qui "n'est pas inquiétant" selon le gouvernement.

Mais le principal problème réside, selon Le Figaro, dans l'équation budgétaire, alors que le gouvernement a présenté le budget de l'État pour l'année 2017 basé sur une prévision de croissance du PIB de 1,5%.

Primaires : les principales propositions chiffrées

Alors que les sept candidats à la primaire de la droite et du centre ont passé leur second oral télévisé jeudi soir, l'Institut Montaigne, un think tank libéral, a étudié les principales propositions économiques des candidats.

Les Échos, qui révèlent l'étude, précise que 50 % à 65 % des économies souhaitées par les candidats sont étayées et documentées. Si elle met en avant que l'ensemble des candidats se prononce en faveur une baisse drastique des dépenses publiques - de l'ordre de 80 à 100 milliards -, cet objectif s'inscrit "dans une proportion jamais réalisée, ni même envisagée jusqu'ici en France."

D'après l'étude, cette réduction massive de la dépense publique s'étalerait à 50-60 % sur le social, 20 % sur l'État et 20 % sur les collectivités locales.

Un bon entrepreneur cultive le sens du collectif

Quels sont les secrets de la réussite ? C'est la question que le réseau Entreprendre spécialisé dans l'accompagnement par et pour les chefs d'entreprise, a posé à ses membres à travers une étude. Il en ressort en premier lieu que la capacité à faire réussir ses équipes (45 %), le fait d'être passionné (35 %) ou encore visionnaire (33 %) est essentiel.

Autres ingrédients du succès : des collaborateurs motivés, puis une relation client forte et entretenue et la capacité à se remettre en question. Autrement dit, des qualités qui relèvent à la fois du collectif et de l'humain. A lire sur Challenges.

Le délicat développement des PME françaises en Chine

La récente réorientation stratégique du marché chinois, impulsée par le gouvernement, a entraîné un bouleversement des codes pour les investisseurs étrangers. L'augmentation des investissements chinois à l'étranger ou encore la réorientation de l'économie intérieure vers les services domestiques engendrent une nécessaire adaptation des PME étrangères et notamment françaises.

Le Monde (article payant) retrace l'expérience d'entreprises hexagonales implantées en Chine qui mettent en avant certaines difficultés face à un marché en évolution. Coût des technologies, question de la propriété intellectuelle et obligation de s'associer avec des entreprises chinoises pour s'installer, tels sont les principaux freins mis en avant par des dirigeants français de PME et d'ETI. La montée en gamme des produits chinois ainsi que l'augmentation du coût du travail ou encore l'attrait chinois pour des produits locaux obligent notamment les entreprises étrangères à s'adapter toujours d'avantage.

Entreprendre outre-atlantique, un pari tentant et risqué

Capital a interrogé des entrepreneurs partis aux États-Unis pour développer leur business. Un eldorado où ils racontent avoir trouvé ce qu'il n'ont pas ici, à commencer par l'accès à un marché à la fois colossal et prescripteur. Autre atout du pays : "si en France on est très aidé au démarrage, trouver des fonds pour grandir reste compliqué", témoigne l'un d'entre eux dans l'article.

Reste que ''contrairement aux idées reçues, "ce pays est un enfer bureaucratique et fiscal", avance un autre. A cela s'ajoute la nécessité d'appréhender correctement, pour réussir, les différences culturelles et de pratiques notamment en matière de recrutement, de management ou encore de relation client. "Limités à quinze minutes, les rendez-vous clients obéissent à un rituel précis : un pitch de deux minutes, un PowerPoint au cordeau et le reste en questions-réponses", illustre un troisième entrepreneur.

Silicon Valley : quand les politiques intègrent des start-up

A moins d'une semaine de l'élection présidentielle américaine, plusieurs membres de l'administration Obama se sont déjà reclassées, pas n'importe où : dans des start-up de la Silicon Valley. Leur grand écart entre ces deux mondes - d'un côté la "lenteur" et la "bureaucratie", de l'autre "l'efficacité" et la "prise de risque" - peut s'expliquer selon Les Échos par plusieurs facteurs. "Le Président [Obama] a su se faire apprécier des " geeks " pour avoir utilisé avec brio les outils technologiques, et notamment Facebook, lors de sa campagne en 2008. Surtout, il a déployé de nombreux efforts pour mettre le gouvernement à la page côté technologie", explique le quotidien. Ce qui est passé par la création du premier poste de chief digital officer ou encore la mise sur pied d'un service digital digne de ce nom.

Mais, "au-delà de la figure de Barack Obama, ces nouveaux recrutements sont surtout le signe d'une prise de conscience du déplacement du pouvoir vers la Silicon Valley. " L'administration réalise que la technologie n'est plus un simple secteur de l'économie, mais son moteur et son centre "", souligne Les Échos. Ce qui explique que les échanges se fassent désormais, aussi, dans ce sens.

Solitude : le blues du patron de PME

D'après une étude publiée ce jeudi 3 novembre par Bpifrance, réalisée en partenariat avec Olivier Torrès, professeur à l'Université de Montpellier, les patrons de PME se sentent isolés du reste du monde. En cause, pour 45 % d'entre eux, les problèmes de trésorerie, l'incertitude quant à leur réussite et face à la situation économique globale. Seuls 15 % d'entre eux disent se sentir entourés. Pour Philippe Mutricy (Bpifrance), de cette solitude découle une sous-performance de ces dirigeants avec pour conséquences néfastes un impact sur le climat de travail. Parmi les sondés, 80 % jugent qu'il est compliqué de recruter et de trouver des personnes de confiance parmi les collaborateurs. Les dirigeants de PME regrettent entre autres que le collaborateur ne prenne pas assez de responsabilités, relève L'Express.

Pour répondre à cette sinistrose, Nicolas Dufourcq, Directeur Général de Bpifrance explique sa méthode : "Notre rôle est parfois de les aider à diagnostiquer les difficultés voire de favoriser le marketing stratégique ou encore de les aider via nos accélérateurs d'entreprises. Tel un sportif, un patron est meilleur avec un coach." L'étude Bpifrance a été réalisée sur un panel de 2400 dirigeants de PME et ETI à partir d'un questionnaire de 30 questions.

Paris : vers un consensus politique pour l'ouverture des commerces le dimanche ?

La Maire de Paris Anne Hidalgo souhaite l'ouverture des commerces douze dimanches par an en 2017. Le groupe LR pourrait, la semaine prochaine, lors du Conseil de Paris, apporter son soutien à l'élue. A une condition : que cette ouverture soit également valable valable pour les centres commerciaux. La mesure souhaitée par Anne Hidalgo, issue de la Loi Macron, vise à aider les petits commerces à faire face à la concurrence des boutiques situées en ZTI (zone touristique internationale), soumises à des contraintes différentes en termes d'ouverture le week-end. A lire sur Les Échos.

KissKissBankBank ouvre sa boutique à Paris

Le 17 novembre prochain, la plateforme de crowdfunding KissKissBankBank ouvrira une boutique physique à Paris. Objectif : renseigner les particuliers sur le financement participatif. L'idée sera également d'accueillir les porteurs de projet souhaitant être accompagnés. Une ouverture qui intervient alors qu'un décret gouvernemental vient de changer les règles dans ce secteur en augmentant les plafonds des sommes que les entreprises peuvent recevoir des particuliers pour financer leur développement. A lire sur Le Figaro.

Ça s'est passé cette semaine sur Chefdentreprise.com

Crowdfunding : assouplissement des règles pour les PME

Un décret, publié par le gouvernement le 30 octobre 2016, assouplit les règles du financement des entreprises par les particuliers via le crowdfunding. À travers l'augmentation des plafonds d'investissement ainsi qu'un élargissement des prêts aux TPE et PME, ces nouvelles mesures apportent une bouffée d'air bienvenue aux entreprises françaises. A lire ici.

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La Rédaction