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La revue de presse éco de la semaine (5-9 septembre)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'actualité économique du lundi 5 au vendredi 9 septembre 2016. Au menu : économie collaborative, télétravail, Arnaud Montebourg...

La revue de presse éco de la semaine (5-9 septembre)

Économie collaborative : quels sont les secteurs les plus dynamiques ?

36 milliards environ. C'est ce que pèsent les entreprises de l'économie collaborative aujourd'hui en Europe, selon une étude de PwC citée par La Tribune. Et cela pourrait augmenter jusqu'à 80 milliards d'ici à dix ans, précisent les auteurs. Si l'explosion est envisagée, trois secteurs tirent dès aujourd'hui leur épingle du jeu. A commencer par le transport, qui représente la moitié du chiffre d'affaires généré (1,7 milliard d'euros).

De son côté, le secteur des services à la personne s'avère le plus rentable : si l'on en croit l'étude, il pourrait enregistrer une croissance de son chiffre d'affaires de 50 % par an jusqu'en 2025. Enfin, c'est le secteur de l'hébergement qui génère le plus de transactions (15 milliards sur les 36 au total).

L'article de La Tribune précise aussi que la France est un leader européen dans ce domaine grâce à une législation jugée favorable.

Le télétravail, "Grande cause nationale 2018" ?

C'est la proposition de loi étonnante déposée à l'Assemblée le 31 août dernier par le député Les Républicains Pierre Morel-A-L'Huissier, avocat de formation et spécialiste du droit des collectivités publiques. Le site Nextinpact a relevé cette proposition, intervenant selon le député " dans le cadre de la mondialisation, de l'éclatement géographique des équipes de projet et à l'heure du très haut débit internet ", pour plus de "flexibilité" et " permettant de concilier l'intérêt des employeur et ceux des salariés.

Il précise que "la France présente selon plusieurs rapports un retard important dans le développement du télétravail par rapport à ses voisins européens." Les raisons du retard pour cette pratique qui "ne concerne encore que 5 à 10% des salariés dans l'hexagone" ? "Des freins culturels liés à un rapport au travail basé sur le présentéisme et une culture managériale rétive". Inscrire le télétravail comme Grande cause nationale 2018, aux côté d'autres sujets tels que la lutte contre l'illettrisme ou pour l'égalité des chances permettrait alors une conciliation entre vie professionnelle et vie privée et une baisse des déplacements. En découlerait une " diminution de fatigue inutile " et la "préservation des ressources environnementales, selon le député. Il n'est toutefois pas le seul à y avoir pensé : la loi El Khomri a une table ronde des députés à ce sujet épinglé à son agenda pour le 1er octobre et prévoit le dépôt au 1er décembre d'un rapport "état des lieux" pour définir quels sont les secteurs touchés par ce mode de fonctionnement, comment le gérer sur le plan juridique et établir un profil "type" du télétravailleur en France.

Les entreprises sont payées avec 12,2 jours de retard en moyenne

Les retards de paiement constituent un vrai facteur de fragilité voire un danger mortel pour les entreprises. Cité par Le Figaro Économie, le cabinet Altares relève dans une étude une amélioration en la matière au deuxième trimestre 2016. Pour cette période, le retard de paiement moyen s'établit à 12,2 jours pour les entreprises toutes tailles confondues (12,8 pour les PME), contre 13,6 un an plus tôt.

Dans ce domaine, c'est dans le bâtiment qu'il fait bon travailler. Les entreprises de ce secteur d'activité sont, selon cette étude, 54,3 % à payer leurs fournisseurs à l'heure !

De bons résultats qu'il convient cependant de tempérer. Tous secteurs confondus, Le Figaro Économie émet un doute quant au fait que cette amélioration soit durable, en raison d'une croissance ralentie voire atone en Europe et en France ces derniers mois.

Vers un label French Tech à Berlin

Après San Francisco et Londres, le label French Tech va-t-il pousser les portes de la cité berlinoise ? Lundi 5 septembre 2016, la secrétaire d'État au numérique et à l'innovation, Axelle Lemaire, s'est, en effet, rendue dans la capitale allemande pour l'ouverture du salon de l'électronique IFA. En parallèle, elle a rencontré deux secrétaires d'État du ministère de l'Économie allemand.

Une visite qui préfigure, selon Les Echos, le lancement du label French Tech à Berlin. Une confirmation qui pourrait intervenir lors d'une rencontre autour du numérique, prévue le 13 décembre entre le chef de l'État, François Hollande et la Chancelière allemande, Angela Merkel.

Les startupers français ont investi la capitale allemande depuis quelques années, attirés par des loyers encore peu élevés et par le dynamisme des start-up allemandes.

Arnaud Montebourg : "30 milliards" pour relancer l'économie

Dans une longue interview accordée au journal Les Echos, l'ancien ministre du redressement productif et candidat déclaré à l'élection présidentielle, Arnaud Montebourg annonce vouloir mettre en place "des transformations structurelles pour organiser le redécollage économique".

Pour réussir, Arnaud Montebourg déclare vouloir réduire les impôts de dix milliards d'euros tout en soutenant l'investissement dans les transports et le haut débit à hauteur de vingt milliards d'euros.

Deux axes politique qui permettraient selon lui d'atteindre trois objectifs : une hausse de la croissance de deux points en cinq ans, une diminution de 500 000 du nombre de chômeur et une réduction de la dette à hauteur de dix points, tout en maintenant un déficit stable.

En parallèle, l'ancien élu PS de Saône-et-Loire souhaite intervenir sur l'accès au financement des entreprises en créant "une banque d'encouragement au risque". Arnaud Montebourg se dit également favorable au transfert de "10 à 20% de l'assurance-vie vers les PME" ainsi qu'un investissement de "100 milliards d'euros sur cinq ans dans les économies d'énergie sur les bâtiments publics et privés". Enfin, le candidat souhaiterait "réserver 80% des marchés publics aux PME".

Sans Paris, la France perdrait 15 % de son PIB par habitant

C'est le constat d'une étude intitulée "The capital city effect" (l'Effet "Capitale") réalisée par le Centre de Recherches en Économie de Cologne. En comparant les dépendances des pays européens à leur capitale, Paris se retrouve deuxième du classement après Athènes. Côté Grec, le retrait de la capitale de la carte occasionnerait une perte de 19.9 % du PIB par habitant. L'hyper-centralisation des services vers Paris est à l'inverse de la voisine européenne Berlin, qui arrive 15e du classement et sans la présence de laquelle le PIB par habitant grimperait de 0.2 % en Allemagne, Berlin ne générant que 4% du PIB Allemand. Le modèle fédéral allemand et la puissance des Länder évite cet effet de concentration de la dynamique du pays et de sa dépendance vers sa capitale. 1 Français sur 5 vit aujourd'hui à Paris. La capitale arrive en deuxième, suivie de Prague (-14,2% du PIB par habitant sans son existence en République Tchèque), Lisbonne (-13,7%), Copenhague (-13,3%) et Helsinki (-12,9%).

Crowdfunding : Ulule lève 5 millions d'euros

Elle permet aux entreprises de lever des fonds pour se développer. Cette fois, c'est à son propre bénéfice que la plateforme de crowdfunding Ulule a oeuvré. Le site vient en effet de lever 5 millions d'euros auprès du fonds Citizen Capital, de la MAIF et de BNP Paribas. Une somme qui servira à financer sa technologie, se développer en Europe et recruter une cinquantaine de personnes. C'est du moins ce qu'explique FrenchWeb qui revient également sur les tournants stratégiques opérés par l'entreprise. Pour faire face à la concurrence des géants du secteur (Kickstarter, Indiegogo), elle-ci a choisi de réorienter son modèle vers la cagnotte en ligne, avec notamment le lancement cet été d'une nouvelle offre baptisée Okpal. Elle prévoit également l'ouverture d'une boutique physique pour commercialiser les produits vendus en ligne. Ulule (25 personnes aujourd'hui) aurait levé 61 millions d'euros au total depuis sa création.

Les Galeries Lafayette s'offrent le site de ventes privées Bazarchic

Le groupe Galeries Lafayette a fait l'annonce le 5 septembre de son rachat de Bazarchic, un pure player e-commerce spécialisé dans les ventes privées et le déstockage. Pour cette grande enseigne du secteur du luxe, c'est l'occasion de dynamiser les ventes de ses produits en ligne, de rester compétitif face à la montée des acteurs du e-commerce et d'offrir une plus longue traîne aux ventes en leur offrant une seconde vie sur le site.

Selon Challenges, Bazarchic, que son actuel dirigeant et cofondateur Liberty Verny continuera de gérer, bénéficiera avec ce rachat de l'implantation physique des Galeries Lafayette, avec ses 54 magasins en France. De quoi proposer la livraison de ses produits sur place avec le système "click and collect", même si, selon Nicolas Houzé, directeur général des Galeries Lafayette, le but n'est pas de "cannibaliser les ventes" de son enseigne. Avec un chiffre d'affaires de 80 millions d'euros en 2015, le bazar du luxe en ligne a une envergure suffisante pour faire grandir les ventes en ligne de l'enseigne et de grandir avec sans prendre trop de place. Un acteur de type vente-privée ou showroomprivé et leurs chiffres d'affaires respectifs de 2 milliards d'euros et 443 millions d'euros aurait été trop cher au démarrage pour les Galeries, qui auront ainsi le temps d'étudier le meilleur modèle de commercialisation de leurs produits en ligne.

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La Rédaction