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La revue de presse éco (12-16 septembre)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'actualité économique du lundi 12 au vendredi 16 septembre 2016. Au menu: le programme de François Fillon, le côté obscur des start-up et le compte entrepreneur investisseur.

La revue de presse éco (12-16 septembre)

Le patron de PME est plus utile que l'homme politique

Près de neuf Français sur dix estiment que le chef d'entreprise d'une PME est "la personne" la plus utile à la société, devant le p-dg d'un grand groupe (62 %), le journaliste (34 %) et l'homme politique (16 %). C'est ce qui ressort d'un sondage Ifop pour Terre de Sienne, une agence de communication.

Dans la même tendance, 60 % des Français jugent les entreprises plus utiles que l'État. Ces deux résultats illustrent une certaine défiance des Français envers les élites politico-médiatique, selon Les Echos.

La définition d'utilité correspond, selon les personnes interrogées, à la faculté de créer des emplois (84 %), de faire progresser la recherche (37 %) et de tisser du lien social (37 %).

Le compte entrepreneur investisseur pour stimuler le financement des start-up ?

Annoncé brièvement en parallèle de la baisse de l'impôt sur les sociétés vendredi 9 septembre par Michel Sapin, le compte entrepreneur investisseur (CEI) sera inscrit dans le projet de loi de Finances 2017. Le dispositif est très attendu du côté des investisseurs et des start-up notamment.

La mise en place du CEI devrait faciliter l'investissement des "business angels" en leur permettant de reporter l'imposition de plus-value, selon l'Express Entreprise.

Aujourd'hui, un entrepreneur qui vend son activité et souhaite soutenir financièrement des start-up doit s'acquitter de l'impôt sur le revenu en cas d'investissement direct ou est soumis à l'ISF, s'il le fait à travers une holding. De quoi décourager de potentiels investisseurs.

Ce que veut François Fillon pour les PME

40 milliards d'allégements sociaux et fiscaux pour les entreprises. C'est ce que promet François Fillon, candidat à la primaire de la droite pour 2017. La Tribune détaille son programme économique. "Dès la fin 2017, 25 milliards d'euros seront consacrés à de nouveaux allégements de charges employeurs", indique le quotidien en ligne. Le CICE sera transformé en allégements de charges sociales définitifs. Le taux de l'impôt sur les sociétés sera progressivement abaissé à 25 % (10 milliards d'euros seront consacrés à cela). Avec ces mesures, François Fillon souhaite booster la compétitivité des entreprises et ramener le taux de chômage de 10 à 7 % sur cinq ans.

Autre volet de son programme: le passage de la TVA à 22 % qui devrait, selon lui, permettre de gagner 15 milliards d'euros et ainsi de renflouer les caisses de l'État. Lequel devra réduire de 100 milliards d'euros sa dépense sur cinq ans. Par ailleurs, le relèvement de l'âge de la retraite à 65 ans viserait à rapporter 20 milliards d'euros à la Sécurité sociale, toujours dans l'objectif d'endiguer la dépense publique.

Helpling, spécialiste de l'aide à domicile s'installe sur 5 nouvelles villes

Spécialisé dans les services d'aide à domicile, Helping met en relations les micro-entrepreneurs avec leurs clients. Actuellement située à Paris, la plateforme s'ouvre à cinq nouvelles villes dont Lyon, Bordeaux, Nantes Toulouse et Lille. Le modèle économique d'Helpling est basé sur le prélèvement d'une commission sur chaque mission. La facturation se fait en ligne.

La plateforme intervient en médiation en cas de situation conflictuelle entre les deux parties. Pour trouver un micro-autoentrepreneur, le client recherche son prestataire en fonction de sa situation géographique. Le quotidien Les Echos rappelle que le concept d'Helpling est né en Allemagne, en avril 2014. Le système ne prend pas en compte les chèques emploi service. Helpling précise que les profils de micro-entrepreneurs sont sélectionnés puis testés et que des références leur sont demandées.

La France, 5e des pays accueillants pour le financement des start-up et 10e pour sa culture entrepreneuriale

En marge du G20, le cabinet EY (ex Ernst&Young) a réalisé une étude qui évalue quels pays du G20 sont les plus accueillants pour créer sa start-up du numérique. Compétitive, la France est, deux fois, dans le top 5. Elle est 5e face au Canada, aux États-Unis au Japon et à l'Australie pour l'accès au financement et 4e pour ses compétences numériques et sa formation entrepreneuriale après les États-Unis, le Japon et l'Australie. Elle se place en revanche dans le top 10 (deux dixièmes places) pour la culture entrepreneuriale et l'environnement pour le business digital (légal et fiscal).

Analysées par Jean-François Royer consultant EY pour Les Echos, les bons points qui font remonter la France dans ces classements des pays du G20 les plus accueillants pour les start-up du numérique sont notamment : l'existence de systèmes de financement alternatifs (crowdfunding), la protection intellectuelle élevée, ses compétences digitales et une vraie culture reconnue à l'étranger et sa diversité de structures d'accompagnement.

Côté mauvais points, la France pâtit du mauvais épanouissement de sa culture entrepreneuriale, surtout autour du nombre de femmes entrepreneurs, encore trop peu nombreuses, selon l'analyste. Elle a également des efforts à faire en terme de formations de management dans le digital et en terme de fiscalité et d'allègement des charges sociales.

Prattle, la start-up qui peut anticiper les prévisions de la Fed

Des chercheurs de la Fed ont fait une découverte surprenante. En analysant des prévisions faites par la start-up Prattle, spécialisée dans l'analyse textuelle et le conseil aux investisseurs, ils ont découvert que celle-ci était capable d'anticiper certains indicateurs de la banque centrale américaine, et plus précisément ses prévisions de long terme sur le niveau de ses taux d'intérêt (dot plots), intéressants car ils permettent de comprendre la vision (optimiste ou pessimiste) de l'économie américaine, qu'ont ses membres à un moment donné.

Grâce à un algorithme spécial, la start-up serait, en effet, en mesure de déterminer la tendance médiane des prévisions (à la hausse/à la baisse) des 17 gouverneurs de la banque. Moralité pour Les Echos, qui rapportent cette histoire: "Avec ce "blanc-seing" involontaire de la Fed, il y a fort à parier que la jeune start-up, qui se spécialise dans l'analyse textuelle pour conseiller des investisseurs, devienne de plus en plus réputée dans le domaine." Un coup de pub bienvenu pour la jeune entreprise.

L'État souhaite prendre dans la trésorerie des (grandes) entreprises

Alors que la baisse du taux de l'impôt sur les sociétés apparaîtra dans le projet de loi de finances 2017 -présenté le 28 septembre 2016-, l'État songe à anticiper notamment la perception du dernier acompte de l'IS des grandes entreprises, selon des informations du journal Les Echos. Cette mesure fait partie de plusieurs idées qui doivent encore être arbitrées.

S'il devrait sans aucun doute déplaire aux chefs d'entreprise, le dispositif porte sur plusieurs centaines de millions d'euros dues normalement pour l'année 2018. Un arrangement fiscal qui permettrait au gouvernement de maintenir sa promesse de maintenir le déficit public à 2,7% du PIB, l'année prochaine.

Un tel arrangement budgétaire s'était déjà produit en 2012 avec près de deux milliards d'euros de rentrées fiscales anticipées, note le quotidien économique.

Le côté obscur des start-up

Le Monde a interrogé des salariés de start-up sur leur quotidien. Comme l'indique le titre de cet article, c'est plutôt le côté négatif qui est mis en avant, contraire à l'image rêvée que véhiculent le plus souvent ces jeunes entreprises innovantes. Engagement sans limite de temps, rythme de travail soutenu, pression... viennent en contrepartie de la "bonne ambiance", du côté stimulant de l'environnement de travail (inventer quelque chose qui n'existe pas encore sur le marché), de la valorisation des compétences comme "la polyvalence, l'autonomie, la créativité, l'énergie". "La barre est (...) haut placée pour assurer le succès de l'entreprise", décrypte le quotidien du soir. Tous les start-upers se retrouveront-ils dans cette description?