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La revue de presse de la semaine (23 au 27 octobre)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'information économique du 23 au 27 octobre. Au programme : les réformes sociales du gouvernement, un incubateur à Bercy, l'avenir des CCI, les millions de la start-up iAdvize...

La revue de presse de la semaine (23 au 27 octobre)

L'acte II des réformes sociales

Après la réforme du Code du travail, place à celle de l'apprentissage, de la formation professionnelle et de l'assurance-chômage. Muriel Pénicaud a présenté mercredi 25 octobre 2017 "l'acte II" du grand chantier de rénovation sociale engagé au mois de juin. Des groupes de travail pour la réforme de l'apprentissage associant toutes les parties prenantes (partenaires sociaux, chambres consulaires, régions) vont être mis en place dès le début du mois de novembre 2017. Les discussions autour de la formation professionnelle vont s'ouvrir à la mi-novembre.

Quant à l'assurance-chômage, sujet le plus épineux, le gouvernement envisage de débuter les concertations à la fin du mois de novembre. "L'extension du régime aux démissionnaires, par nature coûteuse, aux indépendants qui le souhaitent, complexe, et le système de bonus-malus, qui divise patronat et syndicats, pour freiner le recours aux contrats courts, nécessite encore de finir de simuler des hypothèses", souligne Les Echos.

Invité à s'exprimer lors des rencontres de l'Union des entreprises de proximité (U2P), Édouard Philippe a réitéré son souhait d'aboutir à "une solution équilibrée" sur la réforme de l'assurance-chômage. "La question qui se pose c'est notamment comment on adapte cette ambition à la diversité des situations des travailleurs indépendants", a-t-il rappelé, cité par La Croix.

Bercy inaugure un incubateur d'idées et de projets

Le fonctionnement à l'esprit start-up du Gouvernement s'étale également au ministère de l'Économie et des finances. Sous l'impulsion de Benjamin Griveaux, secrétaire d'État à l'Économie, Bercy accueille depuis lundi 23 octobre le Bercy Lab au 4e étage de l'hôtel des ministres du ministère. Au-delà d'un simple espace conçu sur-mesure, cet incubateur à idées aura pour objectif de proposer des mesures en faveur des PME qui seront intégrées dans le futur projet de loi pour les entreprises, présenté au printemps 2018.

Associant parlementaires et chefs d'entreprise, six thèmes seront étudiés : création, croissance et transmission, gouvernance et responsabilité sociale, financement, numérisation et innovation, simplification, développement à l'international. "Le Bercy Lab sera un lieu de foisonnement d'idées et de confrontations des points de vue", présente Benjamin Griveaux dans Le Parisien. "L'objectif est de faire grandir nos PME en levant, par exemple, les obstacles à leur financement, leur croissance à l'international et leur numérisation".

Une mission pour la numérisation des PME

Créer de la valeur et des emplois dans les TPE et PME grâce au numérique. Tel est l'objectif de la mission lancée par le Gouvernement et confiée à Philippe Arraou, selon Le Monde informatique.

L'ancien président de l'ordre des experts-comptables devra en particulier mobiliser et engager des acteurs publics (réseau de CCI, Bpifrance, ...) et privés (prestataires, entreprises, ...) pour accompagner et proposer des solutions de financement destinées à inciter les TPE et PME à se saisir de la transformation digitale.

Des députés LREM veulent fusionner les CCI et les CMA

Un amendement déposé par des députés LREM au projet de budget 2018 inquiète le réseau des chambres de commerce et d'industrie (CCI). Il prévoit notamment la fusion des CCI et des chambres de métiers et de l'artisanat (CMA). Cité par Le Figaro (payant) Bernard Statler, président de l'APCMA estime que ce serait "une erreur", considérant que les cultures de l'artisanat et de l'industrie n'ont rien de comparable.

Pour les députés à l'origine de cet amendement, les CMA n'ont pas les capacités à remplir leur rôle notamment en termes de formation professionnelle, alors qu'elles font face à de lourdes difficultés financières. Les CCI subissent également une baisse de leur dotation. Le PLF 2018 prévoit une baisse de 17 % (soit 150 millions d'euros) de leurs ressources fiscales.

Les défaillances d'entreprise en baisse

10 830. C'est le nombre d'entreprises défaillantes au troisième trimestre 2017, selon Altares, fournisseur de bases de données. Soit une baisse de 5,2 % par rapport à la même période l'an dernier. "Le meilleur score trimestriel depuis dix ans, selon la société Altares", explique Les Échos.

C'est surtout les micro-entreprises qui sont concernées. La sinistralité des PME de 50 à 99 salariés "se stabilise à un bas niveau". Celle des entreprises de 100 personnes et plus est en baisse de 23 %.

Recrutement : les entreprises se lâchent-elles sur les CDD ?

45 % des entreprises recrutent en CDD pour éviter les contraintes du CDI. C'est ce qui ressort d'une récente étude du ministère du Travail, rapporte BFM. Les sociétés concernés craignent notamment les coûts financiers en cas de licenciement, les formalités en cas de rupture, ou les incertitudes juridiques en cas de recours.

Mais la principale raison du recours au CDD reste tout de même un besoin limité dans le temps, pour près de sept employeurs sur dix. Vient ensuite, à 65 %, le souhait de tester les compétences de la personne avant de l'embaucher durablement. Un critère "plus litigieux" selon BFM, car il s'agit d'"un cas de recours au CDD pas prévu par le code du travail qui s'apparente à "une période d'essai étendue"". Plus de la moitié des entreprises évoquent, enfin, leur volonté de réduire les risques en vas de ralentissement de l'activité et l'habitude de recruter en CDD pour les postes concernés.

En matière de recrutement, un récent baromètre de l'Apec, également évoqué par BFM, établit que les profils de cadres commerciaux sont, à 44 %, les plus recherchés, par celles qui cherchent à recruter un cadre au dernier trimestre 2017.

Levée de fonds : la belle performance de la start-up iAdvize

32 millions. C'est la somme levée par la start-up iAdvize, spécialisée dans le marketing conversationnel, pour se développer. Un tour de table auxquels ont participé Bpifrance ainsi qu'Idinvest et Quadrille Capital. "Une somme considérable : au premier semestre 2017, en France, seules sept start-up ont fait mieux", analyse Challenges.

Avec ces fonds, la start-up ambitionne, outre de renforcer sa présence européenne, d'investir le marché américain, où elle vient d'ouvrir un bureau à Boston. Elle souhaite également recruter afin de doubler ses équipes de R & D.

Quand des start-up veulent venir en aide aux réfugiés

Comment favoriser l'intégration des personnes ayant dû quitter leur pays d'origine ? C'est à cette question qu'ont tenté de répondre les participants au Techfugees Summit, organisé par Techfugees, entreprise spécialisée dans l'inclusion des réfugiés par la tech, mercredi 25 et jeudi 26 octobre à Station F à Paris. Ingénieurs, entrepreneurs, membres de grands groupes se sont penchés sur la problématique au travers d'échanges, de conférences et de pitchs.

L'occasion pour plus d'une quarantaine de start-up de présenter leurs solutions. Parmi elles, Taganu permet aux utilisateurs de créer un compte bancaire en ligne pour faire valoir leurs droits où qu'ils se trouvent, Umbrella indique aux personnes déplacées des interlocuteurs sécurisés pour les situations d'urgence, All Industries propose un chatbot pour l'apprentissage de la langue et de la culture du pays d'accueil. À lire sur Les Échos.

La start-up sociale CetteFamille lève deux millions d'euros

CetteFamille grandit vite. À peine un an après sa création, la start-up de la Silver économie qui propose un service de mise en relation entre personnes âgées et familles d'accueil qualifiées vient de boucler un tour de table de deux millions d'euros pour accélérer son développement, d'après Les Echos. Newfund, Normandie Participations et Philippe Perrin entrent au capital de la jeune pousse.

Avec un réseau de 2 100 familles pour près de 4 000 lits, CetteFamille se positionne comme une alternative aux solutions d'hébergements classiques tels que les EHPAD et est agréé par les départements. Cette levée de fonds lui permettra notamment de doubler ses effectifs de huit à vingt d'ici un an. En parallèle, elle envisage d'établir des partenariats avec des mutuelles et des groupes d'assurance pour fournir une offre globale et qualitative aux assurés et renforcer son réseau de familles d'accueil.