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La revue de presse de la semaine (30 octobre au 3 novembre)

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Vous n'avez pas eu le temps de suivre l'actualité cette semaine ? Pas de panique. Nous vous proposons un petit tour de l'information économique du 30 octobre au 3 novembre. Au programme : CICE, réforme de la formation, la nouvelle entreprise du fondateur de Criteo, les revenus des indépendants...

La revue de presse de la semaine (30 octobre au 3 novembre)

Le cofondateur de Criteo lance une nouvelle entreprise

Cofondateur de Criteo, entreprise spécialisée dans le reciblage publicitaire et véritable success story à la française, Jean-Baptiste Rudelle a annoncé cette semaine sur Twitter sa "nouvelle aventure d'entrepreneur". Il a ainsi évoqué Less.com, une application destinée à faciliter le covoiturage urbain. Un créneau porteur, sur lequel elle entrera en concurrence avec BlaBlaCar notamment.

L'ambition ? "Nous voulons permettre à tous de se déplacer aisément en ville, sans contraintes, et dans une démarche écologique, bref, de consommer moins, mais mieux", révèle le site Web de la société. Une application à venir vers janvier 2018, croit savoir Business Insider France.

Fin de l'état d'urgence : quel impact sur les entreprises ?

Le mercredi 1er novembre a marqué la fin de l'état d'urgence mis en place après les événements de novembre 2015. C'est désormais le projet de loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (définitivement voté le 18 octobre dernier) qui prévaut. Un texte qui pourrait impacter les entreprises.

"En vertu des nouveaux pouvoirs accordés aux préfets, si un lieu se retrouve "exposé à un risque d'actes de terrorisme", un arrêté peut établir un périmètre de protection pendant un mois, explique Les Échos. S'ensuivront alors [...] des contrôles d'identité, des inspections visuelles et des fouilles de bagages à l'entrée et à l'intérieur du périmètre de protection. En cas de refus d'un individu d'obtempérer, les agents de police sont autorisés à lui interdire l'accès à cette zone, peu importe qu'il soit client ou salarié".

Face à cet enjeu, les entreprises doivent aussi, entre autres, garantir leur fonctionnement, veiller à la protection de leurs salariés et se prémunir du risque de radicalisation.

Ce que veut le gouvernement pour les entrepreneurs

Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État au Numérique, a été interviewé par des entrepreneurs dans Le Parisien cette semaine. Entre autres sujets, comme la cybersécurité, le secrétaire d'État a notamment abordé les atouts de la French Tech et réaffirmé sa volonté de diversifier les profils dans les start-up. Il a abordé, sans détails, l'arrivée en France "dans les prochaines semaines" d'un fonds "cofinancé par des capitaux français et étrangers", pour favoriser le financement des "start-up technologiques".

Il a aussi annoncé le lancement d'un nouveau programme pour l'emploi dans les jeunes entreprises. "Je vais rencontrer des jeunes entreprises dans une quinzaine de villes pour identifier les compétences qui leur manquent. Ensuite, je travaillerai avec le ministère de l'Intérieur pour faciliter le recrutement des étrangers sur les métiers en tension", a-t-il confié.

CICE : des effets "significatifs" sur l'emploi et les salaires

Alors qu'il sera remplacé dès le 1er janvier 2019 par une baisse de charges, le Crédit impôt compétitivité emploi (CICE) a eu un effet "positif et significatif sur les salaires au cours de l'année 2016" et "sur l'emploi depuis le début de l'année 2015", d'après une étude de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Néanmoins, les économistes notent que cet impact a diminué depuis 2017. D'autre part, depuis sa mise en place en 2014 et jusqu'à aujourd'hui, ils ne distinguent pas d'effets particuliers sur l'économie française.

Des résultats à prendre avec précaution d'après La Tribune, puisque les dernières données sur 2017 doivent être réactualisées. Début octobre, un rapport du comité de suivi du CICE nuançait l'impact du CICE, expliquant qu'il était difficile à évaluer.

Formation : les pistes de réforme de l'Exécutif

Les premières concertations sur la réforme de l'apprentissage, de la formation professionnelle et de l'assurance chômage entre le gouvernement et les parties prenantes débuteront le 10 novembre. Pourtant, le gouvernement a déjà une idée bien précise des mesures qu'il souhaite voir avancer. Sur la question de l'apprentissage, l'Exécutif envisage de confier la gestion aux branches professionnelles, au détriment des régions, qui récupéreraient la formation des chômeurs. Pour le financement, la taxe d'apprentissage irait logiquement, d'après Les Échos, aux branches, et un financement dédié financerait la formation des demandeurs d'emploi.

La formation professionnelle serait, elle, toujours financée par les entreprises, à l'exception des TPE qui bénéficient d'un système de mutualisation. Enfin, le quotidien révèle que le compte personnel de formation (CPF) englobera le congé individuel de formation (CIF).

La Banque Mondiale révèle les pays où il fait bon entreprendre

Dans quel pays est-il le plus facile de faire des affaires pour les petites et moyennes entreprises ? Le dernier classement annuel de la Banque Mondiale souligne, en la matière, l'excellence de la Nouvelle-Zélande, première sur le podium pour la deuxième année consécutive, grâce à un environnement économique très favorable. Elle est suivie par Singapour et le Danemark.

La France arrive 31ème sur 190. "En Nouvelle Zélande une seule procédure suffit pour créer une entreprise et cela se fait en une demi-journée, alors que le Français devra remplir cinq dossiers, ce qui lui prendra trois journées et demie", illustre Le Figaro, avant d'égrener tous les avantages à entreprendre dans ce pays, jusqu'à l'aspect fiscal : "Le taux d'imposition total (impôts, et contributions) est de 34,5% des profits dans la patrie des All Blacks, alors qu'il est de 62,2% pour les PME françaises".

Reste un avantage jamais surpassé de l'Hexagone : "la France est premier mondial pour les facilités administratives liées au commerce international". À noter : le classement se base sur des données arrêtées en août 2017, soit avant la mise en oeuvre effective de certaines réformes du quinquennat Macron.

Entreprendre dans la tech : l'étude qui démonte les idées reçues

Non, il n'est pas plus facile d'entreprendre dans le digital que dans d'autres secteurs. "Les échecs sont plus nombreux dans le digital et plus les projets sont tournés vers le B to C, plus le taux d'échec augmente", indiquent dans Les Échos les auteurs d'une étude comparant les a priori des porteurs de projets du digital avec ceux d'autres secteurs d'activité. Selon eux, les médias portent une responsabilité dans ces échecs, "se concentrant sur les exemples de réussites sans creuser les raisons du succès et en passant souvent sous silences les difficultés rencontrées, les pivots effectués et les " douleurs " qu'ils engendrent", entraînant ainsi les jeunes à se lancer.

Si, comme le notent les Échos, "les structures d'accompagnement et les grandes écoles sont les premières à communiquer ainsi", reste que les candidats à l'entrepreneuriat doivent veiller à trois aspects : ne pas se contenter d'une idée innovante mais se concentrer sur la qualité de l'exécution, prendre le temps de bien maturer et penser leur projet, tester très vite leur produit pour valider leur hypothèse en se confrontant à la réalité du terrain.

Harcèlement : Muriel Pénicaud appelle à une mobilisation collective

Alors que les langues se délient pour dénoncer les cas de harcèlement sexuel, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, invitée de France Info, a fait savoir que le harcèlement au travail reste "peu connu". "Lorsqu'on fait des enquêtes, 70 % des femmes qui disent subir un harcèlement, disent qu'elles n'osent pas et qu'elles ne portent pas plainte, a-t-elle présenté. Et lorsqu'elles le font, 40 % disent que ça s'est plutôt retourné contre elles".

Un moyen pour la ministre qui juge la situation "très inquiétante" d'appeler à "une mobilisation collective". "J'invite tous les hommes et les femmes à discuter autour d'eux avec leurs amis, leurs filles, parce que je pense que le premier sujet, c'est la prise de conscience que ce phénomène existe à une certaine échelle".

Indépendants : des revenus disparates en fonction des régions

Une étude de l'Insee publiée jeudi 2 novembre met en avant les différences de revenus des indépendants en fonction de leur localisation géographique. Aussi, pour l'année 2014 étudiée, l'institut constate qu'un travailleur indépendant gagne en moyenne 2 800 euros dans le Pas-de-Calais, 3 700 euros à Paris, mais moins de 2 000 euros dans neuf départements du sud de la France. La moyenne nationale s'établit à 2 510 euros mensuel.

Pour comprendre ces différences, l'Insee explique que le nombre d'autoentrepreneurs au sud est beaucoup plus élevé qu'au nord, avec des revenus plus bas. Ensuite, certaines professions telles que les professions libérales, plus présentes au nord de la France, accentue ce constat par rapport au nombre d'indépendants du commerce et de l'artisanat, surreprésentés au sud. Toujours est-il qu'il est difficile pour l'Institut de tirer une conclusion claire de cet étude et évoque "un effet de sélection", dû à des caractéristiques individuelles : motivation, réseau, ... A lire sur Les Échos.