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[Inspiration] 3 idées à retirer de la colocation de start-uppers Hacker House

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Les trois jeunes fondateurs de Seed-Up ont créé les locaux de leur entreprise à leur goût. Ils lui ont dessiné un toit, un jardin avec des poules, un garage, des chambres et des bureaux et ont appelé ça une "Hacker House". Voici trois règles de la maison, à appliquer aussi chez soi.

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Si les jeunes geeks de la "Hacker House" reçoivent tous leurs interlocuteurs sans exception à leur domicile, sur leurs canapés, en vêtements confortables et chaussettes aux pieds, ce manquement à "l'étiquette" ne les a pas empêchés de décrocher 35 missions auprès de grands groupes français en moins d'un an depuis la création du concept en janvier 2016. Et ce, malgré le choc culturel parfois ressenti par les représentants du CAC 40 venus les rencontrer sur place.

Seed-Up est une SAS qui pilote deux maisons respectivement appelées "Hacker House". La première est à Fresnes et l'autre est à Levallois. Elles sont fonctionnellement indépendantes l'une de l'autre mais s'entraident à l'occasion. Les fondateurs espèrent en développer d'autres dans le futur et pousser le concept jusqu'à pouvoir l'exporter à l'étranger. Dans les maisons, tout le monde est salarié, en CDD ou CDI. Le loyer et les courses alimentaires sont pris en charge par l'entreprise. Leurs habitants y vivent, travaillent, dorment et mènent leurs projets personnels dans un même espace avec l'ambition de créer une start-up viable avec ses premiers clients en deux ans. Pour que cet écosystème tienne, Paul Poupet, l'un des fondateurs du concept nous a indiqué pourquoi ça marche et comment il s'y prend.

1. Miser sur la jeunesse

À 71 ans à eux trois, les trois cofondateurs de la Hacker House, Paul Poupet, Robin Lambertz et Benjamin Poilvé ont beau avoir l'air de venir de sortir la tête de "l'oeuf ", ils savent déjà ce qu'ils ne veulent pas. Et notamment, qu'ils n'ont pas envie d'être des "ultra-juniors noyés dans un grand groupe, alors que nous sommes nés à l'époque du digital et que nous connaissons les consommateurs de demain", affirme avec aplomb Paul Poupet.

D'après lui, ces grandes entreprises qui cherchent de l'innovation à tout prix font une erreur en recherchant de l'expérience plutôt que de l'expertise. "Les jeunes sont une source directe d'innovation à laquelle il faut puiser", insiste-t-il. À condition de choisir des esprits bien faits et de leur donner les moyens de leurs ambitions. La Hacker House s'applique ce modèle en regroupant dix jeunes sous son toit, choisis pour leur esprit "bricolo" et leur agilité de pensée. En y ajoutant une latitude : "Nous encourageons une personne innovante à gagner en expertise et une personne experte à être plus innovante."