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[Livre] Alexandre Gérard, ce patron qui ne voulait plus être chef

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Son livre : "Le patron qui ne voulait plus être chef" vient de paraître aux éditions Flammarion. Alexandre Gérard, p-dg du Groupe Innov'On y raconte sa passion pour l'entrepreneuriat et son affranchissement progressif des codes qui régissent le management pour aller vers une entreprise libérée.

[Livre] Alexandre Gérard, ce patron qui ne voulait plus être chef

Alexandre Gérard n'est pas devenu dirigeant dans son secteur - le dépannage sur site de flexibles hydrauliques - par vocation. Et le cursus de celui qui se décrit très spontanément dans son ouvrage comme appartenant dans son enfance à la catégorie des "mauvais élèves, des trublions juste bons à s'emparer de tous les interdits pour les transgresser illico" n'est pas cousu de fil blanc.

Mais dès le début, il est "porté par une certitude" : un jour, il montera sa boîte.

Transmission


À 22 ans, Alexandre Gérard rencontre sa femme et nourrit le projet de mettre sur pied une agence de communication événementielle. Logique, pour ce féru de happenings et de soirées inoubliables. C'était sans compter sur l'intervention de son beau-père qui va lui proposer de reprendre l'un de ses projets naissants : une entreprise de services dans le BTP. Avec son goût forcené pour l'entrepreneuriat, il se met alors à déployer des trésors d'inventivité pour créer un modèle économique viable et faire du projet une véritable entreprise avec un produit commercialisable.

En mai 2010, il découvre lors d'une conférence Jean-François Zobrist, p-dg libérateur avant lui et auteur de : "Nos Belles Histoires", une série de recueils qui exposent la posture que le dirigeant a adoptée pour sa propre entreprise, Favi, dès les années 80. Un électrochoc pour Alexandre Gérard qui entreprend alors, en plein coeur de la crise, de totalement repenser la gouvernance de sa société.

Il retrousse ses manches et commence alors ce qui sera un vaste chantier et une révolution pour lui et ses équipes.


Vers une entreprise libérée

Dans son ouvrage, Alexandre Gérard raconte comment il a fait de son entreprise - devenue groupe - une entreprise libérée. Tout a changé depuis, même s'il conserve un rôle: "Je reste très important mais différent. Je suis toujours garant de la culture de mon entreprise et mes trois missions sont fondamentales : être le gardien de la vision, créer les conditions et l'environnement pour permettre à l'équipe de se réaliser et être le garant des valeurs de l'entreprise et de la liberté".

La refonte longue, accouchée dans la douleur par moments, finit par porter ses fruits. "En 2016, on a fait 16% de croissance, uniquement initiée par les équipes terrains" raconte t-il.

Auto-critique, le dirigeant-auteur s'incline : "J'ai compris que pendant quinze ans, j'avais fait des erreurs majeures. J'ai mis en place des règles pour les 3% qui ne les respectent pas. J'ai voulu gérer à la place des autres, de ceux qui savent. J'ai cassé leur capacité d'innovation."

Aujourd'hui, le dirigeant consacre 30% de son temps à son entreprise, le reste est dédié à ses conférences et à l'accompagnement d'autres entrepreneurs via des réseaux. Et à la promotion de son livre, dans les jours prochains.

"Le patron qui ne voulait plus être chef" - Éditions Flammarion, 2017.

3 conseils pour susciter un électrochoc :

Alexandre Gérard exhorte les dirigeants à se poser trois questions pour vérifier leur capacité à passer à l'action et libérer leur entreprise :

- Croyez-vous à la subsidiarité ?

Soit la faculté de croire en les ressources d'autrui.

- Croyez-vous à l'intelligence collective ?

Et seriez-vous prêts à laisser les commandes à ceux qui savent ?

- Êtes-vous en tant que dirigeant, prêt à changer de posture ?

Soit prendre du recul sur votre rôle et accepter de ne pas pouvoir tout maîtriser ?