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Risques psychosociaux : le burn-out pose question dans les entreprises

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Si les cas d'arrêt maladie pour cause de dépression se stabilisent, 40% d'entre eux ont occasionné des déclarations d'accident du travail ou de maladie professionnelle en 2015, contre seulement 7% en 2014, révèle le dernier baromètre Atequacy-Singer, publié le 17 juin 2015.

Risques psychosociaux : le burn-out pose question dans les entreprises

Alors que le projet de loi sur le dialogue social replace sous le feu des projecteurs l'éventuelle requalification du burn-out comme maladie d'origine professionnelle, quelle est la situation réelle des entreprises ? Le second baromètre de la gestion des risques professionnels, publié le 17 juin 2015 par Atequacy (conseil en optimisation RH) et le cabinet d'avocats en droit social Singer, s'est de nouveau penché sur la question.

Les cas d'arrêts maladie pour cause de dépression n'ont que légèrement augmenté entre 2014 et 2015 (de 35% à 38%). À la différence de l'année dernière, où la quasi-totalité de ces situations (93%) n'a fait l'objet que d'arrêts maladie "classiques", la tendance évolue notablement en 2015. Les cas d'arrêt maladie pour cause de dépression ont en effet débouché dans plus d'un cas sur quatre (26%) sur une déclaration d'accident du travail. 15% d'entre eux ont de même fait l'objet d'une déclaration de maladie professionnelle (contre 6% en 2014).

Des procédures prises au sérieux

Face à des salariés de mieux en mieux informés, les entreprises semblent elles aussi s'emparer davantage de la question des accidents du travail et des maladies professionnelles. En 2015, près des trois quarts d'entre elles font valoir systématiquement ou majoritairement leur droit de réserve (outil de contestation) quand elles estiment que l'accident de travail ou la maladie professionnelle (AT/MP) n'est pas liée au travail. Elles n'étaient que 34% en 2014. Et ce, alors même que la part des sondés estimant avoir le temps et les moyens suffisant pour cette gestion diminue cette année.

De même, plus de la moitié des employeurs se déplace régulièrement à la CPAM pour étudier les pièces du dossier en fin d'instruction contre seulement 16% en 2014.

Si la grande majorité affirme maîtriser les tenants et aboutissants de la procédure de l'instruction des dossiers AT/MP (93%), les sondés éprouvent néanmoins dans plus d'un cas sur quatre des difficultés à remplir les questionnaires de maladie professionnelle (+8 points sur un an), jugés trop éloignés des réalités du terrain.

Méthodologie :

Questionnaire téléphonique réalisé du 27/4/2015 au 03/06/2015 auprès de 200 entreprises (directions et opérationnels dans les domaines RH, Sécurité et Retraite) de tous secteurs confondus de plus de 50 salariés (dont 71% de PME de 50 à 250 salariés) en France métropolitaine.