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L'apprentissage sur la voie de la réforme

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Le Gouvernement a présenté le 25 octobre le plan d'action pour la transformation de l'apprentissage, de la formation professionnelle et de l'assurance-chômage. Les concertations sur l'apprentissage débutent le 10 novembre et dureront jusqu'en janvier 2018. Un projet de loi est attendu au printemps.

L'apprentissage sur la voie de la réforme

© Twitter/Gouvernement

La feuille de route de la sécurisation des parcours de formation et de compétence est connue. Elle a été présentée le 25 octobre par le Premier ministre, Édouard Philippe, entouré de la ministre du Travail Muriel Pénicaud et de Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale. Le Gouvernement a donc annoncé les différentes étapes qui mèneront à une transformation de l'apprentissage en France mais également de la formation professionnelle et de l'assurance-chômage. Le but ? "Offrir de nouvelles protections et de vraies garanties aux actifs", a souligné le locataire de Matignon.

Premier dossier à être étudié, l'apprentissage. À la fin de l'année 2016, la France comptait 412 300 apprentis en France, loin derrière l'objectif de 500 000 apprentis souhaités en 2015 pour 2017 par le précédent Gouvernement. Une raison de plus pour le gouvernement Philippe d'engager une transformation du dispositif de formation et de favoriser sa lisibilité.

Réorganiser et valoriser l'apprentissage

La réforme de l'apprentissage poursuit plusieurs objectifs avec au premier plan la question du rôle des branches et de l'offre de formation. "La cartographie des formations en apprentissage est-elle adaptée aux besoins des entreprises et des branches", a interrogé la ministre du Travail, lors du point presse.

Un indice supplémentaire sur la probable volonté du gouvernement de renforcer le rôle des entreprises et des branches dans l'établissement de l'offre de formation mais également des référentiels de qualification. En septembre, Emmanuel Macron ne s'était pas caché de vouloir voir les branches disposer de davantage de poids dans l'organisation de l'apprentissage.

Mais, alors que seulement "7 % des jeunes de 16 à 25 ans en France sont apprentis" selon Muriel Pénicaud, l'apprentissage reste également trop peu valorisé auprès de son public cible. L'amélioration de l'image et de la visibilité du cursus dans le dispositif d'orientation général sera également mise sur la table des discussions. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale souhaite par exemple qu'il soit affiché et proposé clairement au collège. "Cela passe par des mesures techniques. Par exemple aujourd'hui, dans Affelnet [le dispositif d'affectation en classe de seconde au collège, NDLR], il n'y a pas l'apprentissage. Demain, nous allons le mettre", a-t-il fait savoir.

D'autre part, la question du financement de l'apprentissage devrait être abordée, notamment en vue d'une simplification du système. "Le sujet du financement de l'apprentissage et de sa simplicité qui aujourd'hui crée une énorme entropie sur le plan administratif, n'est pas vraiment au service du dispositif", a réagi Muriel Pénicaud.

Enfin, le statut de l'apprenti et du maître d'apprentissage figure également au menu des discussions à venir entre les différentes parties prenantes (partenaires sociaux, régions, chambres consulaires...).

Une méthode, un calendrier

À l'instar de la méthode utilisée pour la réforme du code du travail durant l'été, le Gouvernement procédera par le biais de la concertation avec les principaux interlocuteurs concernés pour repenser l'apprentissage. Les premières discussions de ce second volet du programme de rénovation du modèle social français débuteront le 10 novembre 2017.

Chaque groupe de travail devra alors rendre sa copie d'ici à la fin du mois de janvier 2018, en vue de la présentation d'un projet de loi général au printemps 2018. Un document d'orientation guidera les échanges entre les ministères de l'Éducation nationale et du Travail et les partenaires sociaux.