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Les attentes de 2018 concernant les fintechs

Publié le par / Avec la Marketplace

Réglementer le marché européen, entamer un mouvement de concentration ou encore s’appuyer sur l’intelligence artificielle pour s’améliorer, voilà quelques exemples de tendances espérées pour 2018.

En ce début d’année, il est important de savoir quelles sont les tendances attendues sur les fintechs dans leur ensemble et le crowdlending en particulier. En voici quelques unes.

L’attente la plus certaine : la mise en place d’un marché unique du digital

La Commission européenne planche depuis plusieurs mois sur un texte unique permettant aux plateformes de financement participatif (crowdequity et crowdlending) d’opérer et d’intervenir à l’échelle européenne à travers l’ensemble des marchés. La réglementation prendra la forme d’une nouvelle loi répondant aux difficultés des investisseurs de financer des projets transnationaux. Ces nouvelles règles, prévues pour le premier semestre 2018, s’appliqueront donc aux 28 membres de l’Union Européenne ainsi que ceux du marché unique : Suisse, Islande, Liechtenstein et Norvège.

L’objectif est de créer à terme un marché du digital européen unique. Valdis Dombrovskis, le vice president de la Commission Européenne soulignait ainsi récemment dans le Financial Times “L’Europe est bien positionnée pour l’émergence de fintech, tant en terme de compétence que de financement de l’innovation et de capital disponible pour investir. Tout est là pour faire de l’Europe une grande place pour le lancement de fintech ». Avec un objectif annoncé de vouloir concurrencer l’Asie et les Etats-Unis dans ce domaine.

Les attentes a priori logiques pour accélérer le développement des fintechs

Business Insider Intelligence prévoit que, dès cette année, les données analytiques et l’intelligence artificielle seront de plus en plus utilisées, voire devenues incontournables. L’analyse des données rend la vie plus simple, plus rapide et plus efficiente, elle pourrait donc être largement utilisée pour prévoir les comportements futurs. C’est sur ce point que les fintechs pourraient se développer ces prochaines années, non plus en analysant les besoins des clients mais en les prévoyant.

Autre sujet que Business Insider Intelligence voit émerger en 2018, c'est la collaboration croissante entre les banques et les fintechs. Ces dernières ne sont plus considérées comme disruptives par les banques mais plutôt comme des partenaires sur lesquels compter. Le mouvement de rapprochement entre les fintechs et les banques pourrait donc se poursuivre. D’ailleurs pour le journal Mitek, 50% des banques internationales pourraient nouer des partenariats avec des fintechs, notamment celles utilisant la blockchain.

Les attentes plus opérationnelles concernant les plateformes notamment

La créatrice de P2Binvestor, Krista Morgan, interviewée par Crowd Insider, expose ses anticipations sur le marché des plateformes. Même si ce constat et ces anticipations concernent les Etats-Unis, on peut largement imaginer que le marché européen évolue de manière identique. Ainsi, elle prévoit que les plateformes se concentreront sur leur rentabilité et leur modèle. Aujourd’hui, ces plateformes doivent devenir rentables et ce sur le long terme, le marché étant désormais clairement organisé. En Europe, ce constat concernant les plateformes et assez juste, le marché étant déjà bien mature.

D’ailleurs, dans un marché mature, les prochains mois pourraient voir plusieurs plateformes vont fusionner ou fermer. Krista Morgan voit ainsi un mouvement de concentration des plateformes aux Etats-Unis qui permettrait aux plateformes de devenir plus compétitives entre elles. L’Europe pourrait débuter ce même mouvement l’an prochain, même si les acteurs n’en sont pas encore au même niveau qu’outre atlantique.

En Europe, on peut donc imaginer que les plateformes spécialisées dans le crédit aux PME et notamment le crowdlending, passent un nouveau stade dans leur développement, tant dans l’installation à long terme de ces acteurs face aux banques traditionnelles que dans le mouvement de concentration qui pourrait s’accentuer, probablement plus entre banques traditionnelles et fintechs, plutôt que fintechs entre elles.