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Les patrons de TPE-PME français sont-ils trop prudents ?

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Fidéliser les clients plutôt qu'en conquérir de nouveaux. Épargner plutôt qu'optimiser sa trésorerie. Atteindre ses objectifs plutôt que les dépasser. Les priorités des patrons français se démarquent de celles de leurs voisins européens, selon le baromètre d'American Express du 16 octobre 2014.

Les patrons de TPE-PME français sont-ils trop prudents ?

Qu'ils soient allemands, italiens ou britanniques, les petits patrons partagent la même priorité stratégique pour les mois à venir : conquérir de nouveaux clients pour développer leur activité. Une ambition unanimement partagée, ou presque... Elle semblerait en effet s'arrêter aux frontières de l'Hexagone, d'après les résultats du 4ème baromètre "Small Business" d'American Express, publié le 16 octobre 2014.

Sécuriser ses acquis

L'étude révèle que près de la moitié des dirigeants de TPE-PME français (46%) placent la fidélisation de leurs clients comme une préoccupation de premier plan, devant la prospection. Ils se montrent de même moins ambitieux en ce qui concerne l'évolution de leur chiffre d'affaires. Si les deux tiers des sondés français espèrent une croissance de leur activité dans les six mois à venir, le tiers préfère se fixer comme objectif de se contenter d'atteindre les résultats de leur prévisionnel plutôt que de les dépasser.

Des écarts de priorité qui s'illustrent également à l'échelle de la gestion financière de leur entreprise. Si les patrons allemands sont ainsi près de 49% à opter d'abord pour une gestion plus prudente de leurs stocks afin d'optimiser leur BFR, 40% des chefs d'entreprise français préfèrent privilégier l'épargne pour sécuriser leur trésorerie. Prudence ou pessimisme, les sondés semblent encore une fois confirmer une exception bien française.

Méthodologie :

Le baromètre American Express Small Business a été réalisé en partenariat avec Toluna, sur un échantillon de 1000 décideurs de TPE-PME, qualifiés d'administrateurs ou de cadres de niveau C dans des entreprises comptant moins de 100 salariés au Royaume-Uni, en Allemagne, en France et en Italie. Les données ont été recueillies entre juin et juillet 2014.