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Relation grands groupes et start-up : encore du pain sur la planche

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Les grandes entreprises consacrent 0,1 % de leur volume d'achat aux start-up. C'est ce que souligne le 1er baromètre de la mission French Tech, publié mercredi 8 novembre 2017.

Relation grands groupes et start-up : encore du pain sur la planche

Quelles sont les interactions entre les grands groupes et les start-up ? C'est à cette question que répond le 1er baromètre édité mercredi 8 novembre par la mission French Tech, en collaboration avec Bpifrance, la Caisse des dépôts et la DGE. L'objectif consiste à établir un référentiel qui puisse être actualisé chaque année, de manière à mutualiser et à recenser l'ensemble des bonnes pratiques.

Vitalité de l'écosystème français

Il s'avère qu'entretenir des relations avec les start-up constituent une priorité stratégique pour les p-dg des grandes entreprises qui y voient un levier indispensable pour se réinventer. 83% déclarent soutenir les relations avec les jeunes pousses. Ces données traduisent, par ailleurs, une belle vitalité de l'écosystème national : 55% des start-up accompagnées par les grands groupes proviennent de France.

Par ailleurs, la valeur médiane annuelle investie par les grandes entreprises est de l'ordre de 6,5 millions d'euros. Les start-up du domaine de la finance sont les plus abondées avec un montant de 47,5 millions, contre 5 millions pour le secteur des services clients.

0,1% du budget des grands groupes

Malgré ces bonnes intentions, les budgets alloués par les grands groupes en soutien aux jeunes entreprises innovantes restent encore mesurés. Avec un volume d'achats égal à 0,1%, la part du budget des grandes entreprises consacrée aux start-up équivaut à un montant de 667 500 euros par an.

De même, un grand groupe français sur deux effectue moins de cinq PoC (Proof of Concept) par an. Un procédé pourtant très utilisé par Atos, comme le signale Marie Iserbijt, directrice de la communication : " On travaille avec un vivier d'environ 200 start-up. Parmi celles-ci, nous avons développé une vingtaine de PoC. Notre ratio est de 50% de transformation et d'industrialisation. " Ce qui a permis dernièrement à la firme de signer un contrat avec Suez, grâce à l'appui technique de Ionosys, une start-up qui élabore des solutions d'authentification par la biométrie.

Méthodologie

41 des plus grandes entreprises françaises sollicitées ont ainsi fourni des données quantitatives et parfois confidentielles. Le but : obtenir la photographie la plus réaliste de leur champ d'action dans le domaine de l'open innovation.

Suite aux réponses aux questionnaires, le cabinet auteur du baromètre a pondéré les questions puis scoré l'ensemble des réponses. Les champs libres ont été analysés par catégorie, les champs quantitatifs comptant pour 75% et les champs qualitatifs pour 25%.