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Samboat domine le marché de la location de bateaux entre particuliers

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Le marché de la location de bateaux se concentre et voit émerger des start-up de mise en relation entre particuliers. Parmi celles-ci, la championne Samboat dépasse ses concurrents américains BoatSetter et BoatBound.

Samboat domine le marché de la location de bateaux entre particuliers

La start-up française Samboat, présentée par ses fondateurs comme "le Airbnb du bateau", découvre à l'occasion de l'alliance de ses deux concurrents américains Boatsetter et BoatBound son statut de première plateforme mondiale sur le marché de la location de bateaux entre particuliers. L'entreprise compte en effet 80000 clients, pour une flotte de 12000 bateaux. Lancée il y a quatre ans, Samboat s'attaque à un marché de niche, jusqu'à présent très fragmenté. "Le marché se structure progressivement et se concentre", affirme Laurent Calando, cofondateur et directeur général.

Si l'entreprise ne communique pas son chiffre d'affaires (lequel se montent à plusieurs millions d'euros), ses fondateurs se targuent en revanche d'une croissance importante: "Entre la première et la deuxième année d'existence de Samboat, nous avons multiplié par 15 notre chiffre d'affaires, indique Laurent Calando. Chaque année, nos résultats sont multipliés par trois ou quatre. En un jour cet été, notre volume d'activité était supérieur à celui de toute ul'année 2014."

Démocratiser une offre traditionnellement réservée aux plus aisés

Barques, voiliers, dériveurs ou habitables, l'offre varie de la petite embarcation à la location de yachts avec équipage. Les tarifs s'échelonnent ainsi de 40 à 20000 par jour. "Nous contribuons à démocratiser cette activité, auparavant réputée réservée à une population aisée", explique le dirigeant. Par ailleurs, s'il existe un marché de la location de yachts "celui-ci n'est pas disponible en ligne et nécessaire de passer par des conciergeries". Les cofondateurs, Laurent Caldo et Nicolas Cargou, tentent de rajeunir un loisir traditionnellement réservé aux plus âgés: "L'âge moyen est passé de 63 à 50 ans, même si les propriétaires demeurent majoritairement des personnes âgées d'une soixantaine d'années", indique Laurent Calando. Les demandeurs sont aussi bien des retraités que des familles ou des groupes d'amis.

L'équipe de Samboat, composée d'une vingtaine de personnes, entend rassurer propriétaires et locataires grâce à une assurance fournie par la Maif, au tarif de 20 euros par jour. Cette dernière couvre le matériel et la responsabilité civile des occupants uniquement durant les jours de location, y compris en cas d'accident. Une manière d'inciter les propriétaires à mettre sur le marché des embarcations "qui demeurent en arrêt durant 97% du temps, alors que les frais d'entretien et d'hivernage demeurent très élevés", indique Laurent Calando.

Une activité saisonnière mais anticipable

Sur ce marché très saisonnier (environ 80% des réservations concernent les mois de juillet et août), il importe d'anticiper les pics d'activité. "Un voilier loué à la semaine peut être réservé jusqu'à un an en avance, explique Laurent Calando. En revanche, un bateau à moteur utilisé durant une demi-journée sera souvent réservé d'un jour sur l'autre. Pour contrer l'effet saisonnier, nous proposons également des embarcations dans l'hémisphère Sud (aux Antilles), lesquelles constituent un relais de croissance." L'activité fonctionne bien, même s'il est encore tôt pour évaluer les dégâts causés par le récent ouragan Irma dans la zone.

Et pour l'avenir? Les fondateurs de Samboat prévoient de continuer le développement de l'entreprise en Europe, après avoir amorcé le déploiement de l'entreprise en Italie, en Grèce, en Croatie, en Espagne ainsi qu'un Royaume-Uni et avoir bouclé une levée de fonds d'1 million d'euros via leur assureur (La Maif). La dimension cross-country apparaît en effet comme un relais de développement important à l'endroit de clients désireux d'être rassurés lorsqu'ils louent un bateau sur leur lieu de vacances. L'offre de trajets en bateau, en revanche (à l'image d'un BlablaCar), n'est pas encore à l'ordre du jour, en raison d'une législation stricte concernant le transport de passagers.