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Pourquoi candidater à un accélérateur de start-up ?

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Pour faire grandir et progresser leur start-up, les fondateurs ne doivent pas hésiter à s'entourer et à demander conseils. Pour cela les accélérateurs de start-up sont particulièrement efficaces. Le simple fait de poser candidature permet au créateur d'y voir plus clair sur le potentiel de son entreprise et sur les points d'amélioration.

Pourquoi candidater à un accélérateur de start-up ?

Un outil de croissance et de progression

Les marchés des start-up est très concurrentiel. Aussi pour accompagner le développement de leur entreprise, les fondateurs méritent de s'entourer de professionnels. Les accélérateurs de start-up sont une excellente opportunité pour obtenir des moyens industriels, voire financiers, à même d'apporter aux start-up de la croissance et des clés pour réussir.

Afin d'intégrer un accélérateur de start-up les fondateurs doivent dans un premier temps déposer un dossier de candidature et répondre à un certain nombre de questions. Si les bénéficiaires sont rares, le fait même d'entamer cette démarche permet de progresser.

"Même s'il n'est pas retenu, un candidat va forcément retirer un bénéfice à postuler. Il peut voir exactement quels sont les points à améliorer dans sa stratégie et son projet. Etre confronté à un questionnaire pointu et bien conçu permet de se poser soi-même les bonnes questions", explique Romain Amblard, directeur de l'accélération au NUMA, réseau mondial d'innovation spécialisé dans l'accompagnement.

Donner une vision d'ensemble au start-uper

Un patron de start-up se pose obligatoirement beaucoup de questions sur son projet et la façon de le mener à bien. Il peut néanmoins lui arriver de négliger certains points importants. Le fait de candidater à un accélérateur de start-up permet de réduire le champ des questions aux plus pertinentes, comme le précise Romain Amblard : "Ici, au NUMA, notre document comporte une trentaine de questions. Il est régulièrement affiné afin qu'elles soient celles que tout fondateur doit se poser. Il balaye énormément de sujets. Il comporte, par exemple, des questions sur le marché de la start-up, sur son produit..."

Décrire sa start-up en quelques mots est également demandé, un exercice très important et pas forcément facile. Le plus important ensuite, ce ne sont pas les réponses données, mais plutôt la vision que le questionnaire va donner au fondateur.

Différentes étapes à franchir

Les accélérateurs de start-up sont de plus en plus nombreux mais le processus d'admission est souvent assez similaire. Tout part d'un dossier de candidature. Celui-ci ouvre généralement les portes de la première étape, celle du questionnaire. A ce stade, une vigilance particulière doit être apportée aux modalités de candidature.

"Par exemple, au NUMA, nous n'acceptons pas la candidature d'une personne seule. Les cofondateurs doivent être au moins deux, dont un disposant d'un profil technique", souligne Romain Amblard. Et de préciser : "Une première sélection se fait à partir du questionnaire. En effet, tous les mois, trois évaluateurs, un membre du NUMA, un expert du marché cible et un entrepreneur expérimenté, notent les réponses des postulants et ne conservent ainsi que les meilleurs dossiers."

A l'issue de ces évaluations, les candidats retenus sur la base du questionnaire passent devant un jury de cinq experts. C'est lui qui désigne les start-up que le NUMA va accompagner.

Beaucoup de candidats, peu d'élus

Dans une grande majorité de cas, candidater à un accélérateur de start-up ne coûte rien. Il est donc vraiment intéressant de déposer un dossier, même si au final les élus sont rares. "Chaque année nous recevons environ 1 300 dossiers. Nous attribuons des notes en fonction des réponses données au questionnaire, certaines pesant plus lourd dans la balance que d'autres, notamment tout ce qui concerne l'humain, car l'esprit d'équipe dans une start-up est primordial", précise le directeur de l'accélérateur.

Une grosse moitié des candidats passe ensuite les évaluations. Il reste alors entre 16 et 32 projets retenus pour passer devant le jury et au final, environ 2,5% des candidats pourront intégrer l'accélérateur.

Pour tous les autres, la démarche n'aura pas été une perte de temps, d'autant que certains accélérateurs de start-up n'hésitent pas à proposer un débriefing complet. "Tous ceux qui le souhaitent, et c'est la grande majorité, peuvent avoir un retour écrit et détaillé, même si leur candidature n'a pas aboutie. Cela leur permet de voir précisément leurs faiblesses et les points à améliorer", poursuit-il.

L'accélérateur se mue en accompagnateur

Pour les start-upers dont le projet est retenu par un accélérateur, les retombées se révèlent souvent déterminantes à leur croissance. L'accélérateur joue, en effet, le rôle d'accompagnateur et parfois d'investisseur et partenaire économique du projet. Le NUMA en est un parfait exemple. "Notre accompagnement va durer quatre mois. C'est une période très intense au cours de laquelle les dirigeants des start-up retenues sont accueillis dans nos locaux. Sur place, nous avons six experts qui sont là pour les aider. Ils donnent des conseils avisés sur la recherche de clientèle, la vente, la finance et sur le côté user expérience", souligne Romain Amblard.

De plus, des mises en relation avec des mentors sont effectuées. Il s'agit de permettre aux start-upers de rencontrer des entrepreneurs chevronnés qui leur donneront des conseils, leur ouvriront leurs réseaux... Les "accélérés" ont également accès à une plateforme d'experts (même après les quatre mois de présence in situ) pour aborder des thématiques très spécifiques. "Pour l'aspect financier, nous leur accordons un prêt remboursable de 25 000 euros pour 18 mois. Ce prêt peut être convertible et se muer en la cession de 5% des parts de leur capital", détaille-t-il.

Bien choisir son accélérateur de start-up

Les accélérateurs de start-ups sont désormais nombreux sur le marché et certains sont plus efficaces et professionnels que d'autres. Le fondateur ou les cofondateurs d'une start-up ont donc tout intérêt à bien se renseigner avant de candidater. "Pour moi, c'est un peu comme choisir une grande école, souligne Romain Amblard. Il ne faut pas hésiter à interroger les anciens "élèves ", à étudier le programme des "professeurs". La qualité des ressources externes, les liens avec les entreprises ou encore l'éventuel coût, font aussi partie des questions que le start-uper doit se poser".

Une fois son choix effectué, le candidat n'a plus qu'à profiter d'une démarche qui lui sera forcément bénéfique. Et s'il n'est pas retenu dès sa première candidature, ce qui est très fréquent, il peut se représenter autant de fois qu'il le souhaite et en profiter pour affiner sa stratégie d'entreprise mois après mois.

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La rédaction