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34 % des Français font face à des conflits générationnels dans leur carrière

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Les écarts d'âge peuvent se révéler constructifs et même accroître la productivité d'une entreprise comme le montre l'étude internationale de Kelly Services, spécialiste du recrutement et de l'emploi.

Les écarts d’âge peuvent se révéler constructifs et même accroître la productivité d’une entreprise comme le montre la nouvelle étude internationale* de Kelly Services, spécialiste mondial du recrutement et de l’emploi. 64% des Français interrogés déclarent adapter leur manière de communiquer en fonction de l’âge de leurs collègues. Plus d’un tiers des répondants (34%) affirment avoir dû faire face à des conflits intergénérationnels sur le lieu de travail. Des données qui semblent varier selon le domaine d’activité. Si 45% des personnes sondées travaillant dans l’éducation déclarent avoir dû faire face à ce genre de problème, ils sont seulement 28% dans les milieux commerciaux.

Marc Riou, directeur général de Kelly Services France, convient que «les différences entre générations peuvent parfois créer des mésententes entre salariés», mais ajoute que «bien gérées, ces différences constituent une richesse supplémentaire». 62% des salariés français ayant répondu à l’enquête estiment ainsi que la “cohabitation” entre différentes générations représente une source de productivité pour l’entreprise. 9% d’entre eux soulignent, au contraire, les effets négatifs et 21% n’y voient aucune incidence. Un jugement qui diffère selon les générations. Si les “baby-boomers” sont convaincus des bienfaits de cette cohabitation à 72%, les “juniors” (salariés de moins de 30 ans) témoignent d’un certain pessimisme sur les bénéfices de celle-ci en termes de productivité.

Si la France offre un schéma particulier des relations intergénérationnelles entre salariés, celui-ci diffère totalement d’un pays à l’autre. Les conflits de génération sont fréquents pour les Français (34%), pour les Portugais (26%) ou les Néerlandais (30%) mais ils le sont encore davantage pour d’autres nationalités comme les Turcs qui déclarent à 66% être confrontés à ce problème.
Les différences d’âge marquent également certaines cultures plus que d’autres. Seuls 64% des salariés français interrogés avouent adapter leur style de communication selon l’âge de leur interlocuteur. 58% des Danois et 59% des Hongrois effectuent un constat similaire contre 92% des Mexicains ou 90% des Thaïlandais. Ces différences purement culturelles influent aussi sur la conception de la reconnaissance salariale dans le milieu professionnel. En France, les “juniors” affichent une nette préférence pour des rétributions financières quand le choix des “seniors” se porte sur des avantages plus “concrets”, comme du temps libre ou des opportunités de formation (29% des baby-boomers contre 18% des 18-29 ans). De manière générale, 64% des Français optent pour des récompenses financières, dites “traditionnelles”, comme 70% des Malaisiens quand ils ne sont que 33% en Suède.

Pour ce qui touche à la communication dans l’entreprise, l’étude réalisée montre que, toutes générations confondues, les Français privilégient les échanges en face-à-face avec leurs collègues plutôt que l’écrit ou l’e-mail. Cependant, la jeune génération semble plus encline à utiliser la messagerie instantanée.

*L’enquête Kelly Global Workforce Index a recueilli les opinions de 100 000 personnes dans 34 pays dont presque 4000 en France.