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«Le taux d'endettement de la France met en danger notre économie», selon Laurence Parisot

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Le projet de loi de finances, adopté mercredi 30 septembre, prévoit un déficit budgétaire de 116 milliards d'euros l'année prochaine. Une situation que déplore le Medef.

Le projet de loi de finances, adopté mercredi 30 septembre, prévoit un déficit budgétaire de 116 milliards d'euros l'année prochaine. Une situation que déplore le Medef. Pour Laurence Parisot, la présidente de l’organisation, «un taux d’endettement de 84% à fin 2010 met en danger notre économie et le niveau de vie des prochaines générations». Pour faire disparaître cette menace, «il faut bien sûr maîtriser les dépenses publiques de fonctionnement mais aussi, et peut-être premièrement, donner les moyens aux entreprises françaises de renforcer leur compétitivité et de mieux se développer, ce qui permettra une croissance plus forte du PIB et inversera donc la tendance».
Pour faire face à cette dégradation sans précédent de la situation des finances publiques, le Medef considère qu'il est nécessaire de poursuivre et d’amplifier l'effort de maîtrise des dépenses publiques de fonctionnement, engagé notamment avec la revue générale des politiques publiques (RGPP). Autre nécessité : soutenir la croissance potentielle de l'économie française en investissant dans la compétitivité des entreprises et dans les programmes stratégiques pour l’avenir.

S'il salue la réforme de la taxe professionnelle, le Medef souhaite que la discussion budgétaire, qui se déroulera au parlement, puisse faire évoluer deux points essentiels. Premièrement, l'organisation estime que les dispositifs prévoyant de limiter les effets négatifs de cette réforme pour certaines entreprises (“entreprises perdantes”) ne sont pas suffisants. “En effet, pour de nombreuses PME de main-d’œuvre, l’impact financier peut être très significatif. Celui-ci ne peut qu’avoir des conséquences dommageables sur la création d’emploi.” Deuxièmement, Laurence Parisot considère que le plafonnement global des impositions issues de la réforme de la taxe professionnelle devrait être très inférieur au niveau de 3% de la valeur ajoutée prévu par le projet de loi car «un tel niveau d’imposition économique locale resterait beaucoup plus élevé que ceux observés dans les pays occidentaux».

En outre, s'agissant de la taxe carbone, le Medef demande l’application aux entreprises du principe de compensation prévu pour les ménages. Pour Marie-Christine Coisne-Roquette, présidente de la commission Fiscalité du Medef, «il serait contraire, tant aux principes d’une fiscalité environnementale qu’aux enjeux de compétitivité des entreprises à l’origine de la réforme de la taxe professionnelle, de rapprocher les effets budgétaires liés à ces deux prélèvements : ils n’ont ni les mêmes logiques, ni les mêmes conséquences sur les entreprises. C’est d’autant plus vrai avec le schéma actuel de la réforme de la taxe professionnelle, qui augmente l’imposition de certaines entreprises, celles-ci pouvant se retrouver doublement perdantes avec la mise en place de la taxe carbone. Il est donc indispensable de revenir à la logique de la fiscalité environnementale en compensant intégralement l’effet de la taxe carbone sur les entreprises».