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« Londres est en passe de devenir la nouvelle Silicon Valley »

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Investir au Royaume-Uni, une aubaine pour les PME tricolores ? Le point de vue d'Hervé Grella, directeur du marketing et des relations publiques du bureau français de UKTI.

Chefdentreprise.com : Le Royaume-Uni est-il le nouvel eldorado des PME françaises ?
Hervé Grella, directeur du marketing et des relations publiques de UKTI : Aujourd’hui, plus de 2 000 entreprises françaises sont implantées au Royaume-Uni et elles emploient 330 000 personnes. La France est le 2e pays européen et le 5au niveau mondial à investir au Royaume-Uni. Chaque année, on compte environ plus d’une centaine de nouveaux projets français, qu’il s’agisse de créer une filiale, d’une expansion (c’est-à-dire la création d’une 2e filiale pour les entreprises déjà présentes sur place) ou d’une acquisition.

Quels avantages y rencontrent les PME ?
Ce qui les attire avant tout, c’est le dynamisme du marché, notamment celui des nouvelles technologies, de l’information/communication et de la R&D. Les PME savent qu’elles y trouveront un accueil favorable à leurs produits. Le Royaume-Uni est en effet très demandeur de produits innovants. Ce pays est une aubaine pour les start-up  ! De plus, de manière générale, les chefs d’entreprise apprécient la proximité géographique de la capitale londonienne. C’est un marché proche de Paris, qui regroupe une population avec un bon niveau de vie et un grand nombre de sièges européens d’entreprises internationales. En venant à Londres, une PME ne touche pas seulement les entreprises britanniques, mais aussi les américaines ou les chinoises. Enfin, il ne faut pas oublier que, à l’approche des JO 2012 de Londres, la ville et ses alentours connaissent un formidable essor. Nous sommes aux prémices d’une nouvelle Silicon Valley.

Quels conseils donner à un chef d’entreprise qui souhaite se lancer au Royaume-Uni ?
Surtout, il doit se faire conseiller par un avocat. Le droit britannique différant du droit français, il ne faudrait pas qu’il fasse d’erreur, notamment sur des aspects de la vie courante : contrat des employés, bail des locaux de l’entreprise sur place… Le but est d’éviter les mauvaises surprises. Là-bas, il n’y a pas de tribunal de commerce : tout est écrit sur les contrats, on ne peut pas s’appuyer sur la loi, comme en France.
De même, le marché britannique est très concurrentiel, avec beaucoup d’investisseurs. C’est la conséquence de son succès. Le chef d’entreprise français ne sera pas seul sur place, c’est pourquoi il doit bien préparer son implantation, mener une solide étude de marché en amont. On ne part pas du jour au lendemain au Royaume-Uni.