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71 % des dirigeants français sont pessimistes quant aux perspectives économiques 2009

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Une étude de Grant Thornton*, groupe d'audit et de conseil, rendue publique vendredi 9 janvier, montre qu'au niveau mondial l'optimisme moyen parmi les PME s'élève à 31 %.

Une étude de Grant Thornton*, groupe d’audit et de conseil, rendue publique vendredi 9 janvier, montre que 71% des dirigeants d’entreprises françaises interrogés sont pessimistes quant aux perspectives économiques nationales pour 2009, contre 21% pour 2008.
Au niveau mondial, l’optimisme moyen parmi les PME s’élève à 31%, contre 60% dans la version précédente de l’étude. Le Botswana (88%), l’Inde (86%), les Philippines (80%) et le Brésil (61%) sont les pays dont les dirigeants sont les plus optimistes. A contrario, les dirigeants japonais (87%) et espagnols (80%) sont en définitive les plus pessimistes.
Il est intéressant de noter les différences significatives de perception existant entre les dirigeants d’économies matures et ceux des pays émergents. En effet, parmi les quatre plus grands pays commerciaux du monde, les PME américaines et chinoises, qui contribuent, ensemble, à plus de 32% du PIB mondial, montrent un pessimisme, respectivement à hauteur de 58% et de 14%, selon l'étude. Le Japon et l’Inde (contribuant, à eux deux, à plus de 11% du PIB mondial) sont pessimistes à 87% et 3%.
Frédéric Zeitoun, associé chez Grant Thornton, commente : « Ces résultats suggèrent qu’il existe des zones d’espoir dans le marché économique mondial. Les PME se préparent à une longue et difficile crise, mais les dirigeants des marchés émergents réalisent qu’il pourrait y avoir de réelles opportunités de marché au niveau local. »
La plus grande préoccupation des dirigeants de PME françaises pour l’année à venir serait une chute de la demande de consommation (à 58%) ainsi que, dans une moindre mesure, l’impossibilité de pouvoir emprunter auprès des banques (à 14%). Ces critères sont les deux plus grandes préoccupations de 33 pays sur les 36 étudiés. Seuls les États-Unis placent le crédit bancaire en première position de leurs préoccupations, à 33% (contre 25% pour la chute de la demande).
« Les politiques ne doivent pas avoir de doutes quant au besoin de prendre des décisions en faveur d’un plan de relance fondé sur la demande de consommation », conclut Frédéric Zeitoun.

*Étude menée auprès d’un panel de 7 200 entreprises privées, à travers 36 pays représentant 81% du PIB mondial.