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Après la crise : les mots qui font peur aux Français et ceux qui les rassurent

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Les cinq mots qui rassurent les Français, sont “Obama”, “Livret A”, “mesures de protection”, “transparence des transactions bancaires” et “espoir”, selon l'institut Médiascopie

L'institut Médiascopie a analysé, pour Euro RSCG C&O, leader de la communication d'entreprise en France, les mots de la crise formulés en octobre et novembre 2008. Des mots qui ont été extraits de la presse écrite, des médias audiovisuels et d'Internet, émanant de dirigeants d'entreprise, dirigeants de banques, dirigeants politiques, dirigeants syndicaux ou journalistes et qui couvrent les grands aspects de la crise actuelle : 100 mots parmi les plus utilisés ont été retenus. Un échantillon représentatif de 200 Français a été invité à réagir sur ces termes. L'analyse des 100 mots et de leur perception livrent les principaux enseignements suivants :

- la crise est menaçante d'abord à travers le risque qu'elle fait peser sur l'emploi ;
- la crise est perçue, certes comme nationale, mais bien plus européenne et mondiale ;
- le retour de l'État est désormais perçu comme rassurant et l'euro rassure plus qu'il n'inquiète. La crise aurait rapproché les Français de l'euro et de l'Europe.

Denis Muzet, directeur général de Médiascopie explique : « Les 100 mots testés s'avèrent d'abord plus inquiétants que rassurants : seul un quart d'entre eux sont plus rassurants qu'inquiétants, alors que les ¾ sont, à l'inverse, plus inquiétants que rassurants. Les 2 mots les plus inquiétants (notés entre 8 et 9 sur l'échelle de 0 à 10 rassurant/inquiétant) sont : licenciement, chômage. À l'inverse, 5 mots seulement sont assez rassurants (entre 2 et 4 sur l'échelle de 0 à 10 rassurant/inquiétant) : Obama, Livret A, mesures de protection, transparence des transactions bancaires et espoir. « Les Français ont acheté l'explication de la crise, mais pas le discours rassurant sur la sortie de crise », analyse Bernard Sananes, directeur général d'Euro RSCG C&O. Le tryptique « vos économies sont protégées, pas de hausse des impôts et de cette crise sortira un monde meilleur », n'est pas crédible à leurs yeux. « Ils n'ont pas trouvé leur boussole. Ils rejettent tous ceux qui s'essaient à la prévision comme s'ils avaient la rancune tenace : si personne n'a su la voir arriver, comment pourraient-ils affirmer avec force qu'ils vont la voir s'éloigner ».