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Le boycott est has been, vive le buycott

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Les petits commerces peuvent compter sur la solidarité des consommateurs. Si ! Si ! La preuve avec le développement des cash mobs et autres carrotmobs ! Explications.

Roger Wudermann, libraire implanté dans une ville paisible de l’Ontario, au Canada, a eu la surprise de voir débarquer dans son point de vente une cinquantaine de personnes, toutes venues dépensées 20 dollars (environ 15 euros) dans sa boutique. Ce petit commerçant a tout simplement été la cible, ou plutôt le protagoniste, d’une cash mob. Il s’agit d’un rassemblement éclair d’un groupe de personnes qui se réunissent pour dépenser une certaine somme dans un commerce local, et ainsi lui donner un coup de pouce financier. Le principe est simple : le lieu et la date de l’événement sont évidemment annoncés sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.

Intimidé au début, Roger Wudermann a rapidement retrouvé le sourire puisqu’il a bouclé son chiffre d’affaires quotidien en moins de deux heures. Tout comme les flash mob, quiconque peut organiser ce genre de manifestations. Ce phénomène touche de nombreux pays, des États-Unis à l'Australie, en passant par l’Italie et l’Allemagne, et a permis de renflouer des centaines de petits commerces. Des histoires presque toutes romanesques !

En France, nous avons le carrotmob... Le concept ? Agiter la carotte plutôt que le bâton. Initiée aux États-Unis, cette initiative militante vise à inciter les magasins à s'engager sur la voie du développement durable (sur le plan environnemental, social ou économique). Comment ? Par exemple en investissant dans des installations économes en énergie une partie du chiffre d'affaires généré par les clients, venus expressément se fournir dans la boutique le jour convenu. Des retombées positives multiples, au premier rang desquelles un formidable coup de pub pour le commerçant.

Voici le principe en BD :

Pour en savoir plus : www.carrotcommunity.org et sur Facebook.