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Des entreprises technologiques en pleine croissance, mais demandeuses de soutien

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Les entreprises technologiques gardent le cap face à la crise. Mais leur quiétude reste relative, beaucoup espérant un meilleur accompagnement des pouvoirs publics et des grands groupes, pour assurer pleinement leur développement.

Les entreprises technologiques ne connaissent pas la crise. Selon Deloitte Technology Fast 50, qui a mené une enquête auprès des lauréats de son palmarès de 2006 à 2011*, pour 92 % des entreprises licenciements et délocalisation de l’activité ne sont pas à l’ordre du jour. Elles ne sont que 18 % à envisager d’arrêter ou de reporter des projets, 26 % à stopper les recrutements et 26 % à songer à des coupes budgétaires. Une quiétude toute relative, puisque les entreprises ont bien conscience des difficultés qu’elles pourront rencontrer quant à leur besoin en financement. Elles sont deux sur cinq à d’ores et déjà anticiper ce frein économique.

Les pouvoirs publics attendus... Financées à la fois sur des fonds personnels et sur des financements externes, les entreprises technologiques ne sont que 14% à avoir réalisé un appel public à l’épargne. Par ailleurs, 16 % prévoient une introduction en Bourse. Généralement satisfaites de leurs relations avec les banques, les entreprises interrogées expriment surtout des attentes vis-à-vis des pouvoirs publics. Malgré leur adhésion à des dispositifs tels que le JEI (Jeune entreprise innovante) ou le CRI (crédit impôt recherche), elles espèrent encore de nouvelles mesures et un meilleur soutien, notamment en ce qui concerne l’investissement en capital risque. Certaines de ces attentes vont au-delà des besoins en financement. Il s’agit par exemple de renforcer la compétitivité du territoire français, notamment pour éviter les départs des têtes pensantes à l’étranger. 76% des entreprises demandent également une plus nette implication dans les appels à projet.

... ainsi que les grands groupes Enfin, les grands groupes aussi ont leur rôle à jouer en tant que leviers de croissance. Un rôle jugé pour l’instant comme trop faible. Afin de faciliter les prises de commandes des grands groupes auprès des PME technologiques, 79% d’entre elles préconisent de voir instaurer des garanties par l’Etat et 66% la mise en place de quotas. Certaines avancent même l’idée de la création d’un pôle de représentation à l’international des NTCI françaises, qui aurait pour but de faciliter leur implantation à l’étranger.

*Enquête réalisée auprès de 63 dirigeants d’entreprise recrutés à partir du fichier des entreprises lauréates du Fast 50, interrogés en ligne en octobre 2011