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Cybercriminalité : les PME françaises peu inquiètes

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Une enquête réalisée par Opinion Matters montre que la cybercriminalité et le vol de données confidentielles dans les PME n'inquiètent que 10% des dirigeants français.

Le rapport annuel sur les menaces informatiques, publié par Trend Micro en début d’année, prévoyait pour 2009 une recrudescence de la cybercriminalité, influencée par la conjoncture économique morose. L’enquête* réalisée par Opinion Matters, qui vient d'être rendue publique, traduit ces craintes liées à la cybercriminalité et au vol de données confidentielles, puisqu’elles émergent logiquement parmi les principales sources d’inquiétude des dirigeants de PME. Les Anglais sont les plus soucieux, 20% d'entre eux s’en inquiètent, suivis des Allemands avec 14% et enfin les Français, dans une moindre mesure, avec 10%.
Pour les PME françaises, l'inquiétude est ailleurs : la faillite (43%) et la mauvaise réputation de l’entreprise/marque (20%) sont les principales sources d’inquiétude des dirigeants de PME. Une tendance plus prononcée chez les femmes, en particulier au sujet de l’image et de la réputation (31%, contre 18% des hommes). On notera également que le vol de données confidentielles et personnelles inquiète 1 décideur sur 10 et que les hommes y sont plus sensibles, avec 17% des réponses, contre 5% chez les femmes.
Dans leur majorité, les PME n’ont pas subi de problème informatique majeur sur les 12 derniers mois. En effet, 54% des dirigeants interrogés ne recensent aucun problème. Néanmoins, on compte 1/4 des entreprises dont le système informatique a été infecté par un virus (26%) ou encore 19% d’entre elles qui ont eu des problèmes de sauvegarde. Selon la majorité des patrons de PME (57%), leur solution de sécurité actuelle n’impacte pas les performances de leurs ordinateurs, 34% évaluent néanmoins une légère incidence.
La liberté d’accès à Internet est considérée comme un avantage important, qui permet de retenir ses équipes pour plus de 10% des décideurs (contre 29% au Royaume-Uni). On note un écart entre les générations, avec un taux 16% pour les 25-34 ans et seulement 3% pour les plus de 55 ans. Pornographie et paris en ligne figurent en tête des sites proscrits dans plus d’une PME sur deux, avec respectivement 60% et 57% des dirigeants qui en interdisent l’accès au travail, suivent les jeux (en ligne ou pas) avec 50%, les sites de rencontre (48%) et le “chat” (41%). Plus d’un quart des dirigeants de PME (27%) souhaiterait que leurs salariés ne passent pas du tout de temps sur des sites internet n’ayant aucun rapport avec leur travail. Si 54% d’entre eux en autorisent l’accès au moins 10 minutes par jour, aucun n’accepte plus d’une heure de surf quotidien au travail. Les femmes sont plus strictes sur ce sujet que les hommes, 30% d’entre elles n’autorisent pas l'utilisation du Web dans un but personnel, contre 21% chez les hommes. Même constat entre générations, où 21% des plus de 55 ans interdisent ce type de surf, alors que chez les plus jeunes (16-24 ans) tous l’acceptent au moins quelques minutes par jour.
*Étude réalisée en France du 8 au 14 mai 2009 auprès d’un échantillon de 256 décideurs informatique d’entreprise de 1 à 100 salariés.