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Défaillances d'entreprises : pas de scénario catastrophe en 2011

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En 2011, le nombre de redressements judiciaires et de procédures de sauvegarde frise les 60 000. Soit un léger recul de 0,5 % par rapport à 2010. Si les très petites entreprises s'en sortent plutôt bien, les PME de plus de 50 salariés restent, quant à elles, les plus vulnérables.

Sur l'ensemble de l'année 2011, le repli des défaillances d'entreprises a nettement ralenti. Près de 60 000 entreprises sont passées devant le tribunal faute de trésorerie, de manque de cash. Soit un recul de 0,5 % par rapport à 2010. Les PME de 50 à 200 salariés continuent de payer un lourd tribut. Près de 1 700 entreprises de 20 à 100 salariés ont déposé le bilan en 2011. « Les PME restent plus fragiles que les très petites entreprises. Pertes récurrentes, publication de comptes irrégulière ou absente, retards de paiements fournisseurs sont autant de signaux qui confirment leur vulnérabilité », commente Thierry Millon, responsable des études chez Altares, qui a publié le 17 janvier une étude annuelle sur les défaillances d’entreprises. Les PME les plus vulnérables ? Les secteurs du transport, de l'industrie mécanique et de l'imprimerie ont été les plus touchés.

Les très petites entreprises de moins de dix salariés s'en sortent mieux. C'est particulièrement le cas du secteur de la construction. Sur l’ensemble de l’année passée, le nombre de redressements et de liquidations judiciaires des structures du bâtiment avoisine 11 500, soit un recul de 6 % par rapport à 2010. « Les défaillances des TPE restent plus nombreuses que celles des PME car elles représentent 95 % du tissu économique français. Les très petites structures s'inscrivent sur des tendances positives pour la simple et bonne raison que ces dirigeants sont d’excellents techniciens et gestionnaires. Ils restent très attentifs à leur résultat et au calcul de leur coût de revient », explique Thierry Millon (Altares).

Des PME à bout de souffle

Comme en 2010, une grande majorité des jugements ont été des liquidations judiciaires directes. « C’est bien la preuve que les dirigeants n'anticipent pas leurs problèmes de trésorerie et se présentent devant les juges quand ils sont à bout de souffle », poursuit Thierry Millon. Pour 2012, Altares table sur une stabilisation du nombre de défaillances. Les créations d'entreprises étant limitées, elles atténuent mécaniquement le nombre de dépôts de bilan.