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Des PME européennes ambitieuses, mais en mal de financement

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Les PME européennes engagent environ un quart des dépenses de recherche et développement de toute l'UE, mais puisent leur première source de financement dans leur propre cash-flow.

Les PME européennes engagent environ un quart des dépenses de recherche et développement de toute l’UE, soit plus qu’aux États-Unis (14,1 %) ou au Japon (7 %). C’est ce qui ressort d’un sondage mené par KPMG auprès de 840 entreprises d’Europe, et publié hier lors de la grand-messe annuelle du patronat européen BusinessEurope. Cette étude révèle que le problème des PME n’est pas leur manque d’ambition. Plus de la moitié des sondés prévoient une croissance de leur chiffre d’affaires de plus de 10 % dans les trois à cinq ans qui viennent, et un cinquième d’entre eux envisagent une hausse de plus de 20 % de leurs ventes. C’est du côté du financement que le bât blesse. Pour leur développement, les PME européennes citent comme première source de financement leur propre cash-flow, et n’envisagent que, dans moins de la moitié des cas, un recours à l’emprunt ou au capital-investissement. Pour BusinessEurope, en comptant sur leurs seules forces, elles s’autolimitent. Quatre sondés sur cinq réclament plus de flexibilité dans le droit du travail, afin de pouvoir aménager les horaires de leurs salariés. Environ 40 % aimeraient avoir plus d'informations sur les conséquences d'un développement à l’étranger, et citent comme obstacles à leur expansion internationale des questions fiscales et des restrictions d’ordre réglementaire. BusinessEurope réclame donc une application rapide de la directive sur les services, un statut européen pour la PME, une plus grande souplesse des contrats de travail, le développement de financements innovants adaptés aux petites structures, le développement de “clusters” et de réseaux – qui permettraient de bénéficier d'effet de taille – et la rénovation du système de protection des droits intellectuels. Un programme qui sonne comme un écho aux revendications de la CGPME.