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Des PME françaises en perte de confiance

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Selon le dernier indice de confiance de Regus à l'échelle mondiale, les PME sont plus pessimistes que leurs homologues de grande taille. Pour booster leur chiffre d'affaires, elles entendent optimiser leurs dépenses sans pour autant compromettre leurs perspectives de croissance.

57 % des TPE-PME prévoient en 2012 une hausse de leur chiffre d'affaires, alors que les moyennes et grandes entreprises sont respectivement 65 % et 69 % à dresser le même constat. Tel est l'enseignement principal d'une étude réalisée par Regus auprès de 16 000 entreprises à travers le monde, dans le cadre de son nouvel indice semestriel de confiance paru en avril.

Avec un indice de confiance de 100, les TPE-PME sont donc plus pessimistes que les moyennes et grandes entreprises (indices respectifs de 110 et 109). Des résultats toutefois en baisse pour toutes les entreprises françaises confondues, alors que ce niveau de confiance semble se maintenir au niveau international.

En effet, par rapport au dernier baromètre de septembre 2011, la proportion des entreprises françaises faisant état d’une hausse de leur chiffre d’affaires (60 %) a baissé de cinq points et le nombre de celles indiquant une hausse de leurs bénéfices (50 %) est également en recul de sept points sur cette période (moyenne nationale de l’Indice de confiance des entreprises de 103 points en avril, contre 110 en septembre dernier).

Des disparités selon les secteurs d'activité

Au niveau national, des différences notables existent selon le secteur d’activité et l'implantation géographique des sociétés. En effet, l'écart entre les entreprises spécialisées dans les TIC (70 %), la banque-assurance (61 %) et l’industrie manufacturière (67 %) et celles opérant dans le marketing et les médias (31 %) est manifeste. Alors les premières affichent des indices entre 107 et 119 points, les deuxièmes chutent à 75 points.

Les disparités sont également très importantes selon les villes : c’est à Strasbourg (70 %) que les entreprises sont les plus nombreuses à prévoir une hausse de leur chiffre d’affaires. Viennent ensuite Toulouse (65 %), Paris (61 %) et Lyon (59 %). À Nice, ce pourcentage n’est que de 35 %.

Comme lors du précédent indice, les pays émergents sont ceux qui font le plus preuve d’optimisme. En témoignent les indices de confiance des Brics, à l'instar du Brésil et de l’Inde, respectivement à 148 et 143 points. Les pays occidentaux tels que les États-Unis (105 points), la France (103 points) ou le Royaume-Uni (91 points) font en revanche partie des plus pessimistes.

Le souhait d'une meilleure compétitivité

Le licenciement du personnel permanent est avancé comme la raison principale des difficultés des entreprises françaises pendant la période de récession (50 %), suivi de près par les marges incompressibles payées aux distributeurs, revendeurs et intermédiaires (49 %). À l’échelle mondiale, ces pourcentages sont respectivement de 43 % et 44 %.

Les collaborateurs français citent le raccourcissement de la chaîne d'approvisionnement (49 %), l'intensification du recours aux travailleurs indépendants (45 %) et un usage renforcé des espaces de travail flexibles (41 %) en tête de liste des mesures grâce auxquelles les entreprises peuvent réaliser des économies sans pour autant compromettre leurs perspectives de croissance. Au niveau mondial, ces pourcentages sont de 40 %, 33 % et 39 %.

47 % des entreprises françaises estiment que l'assouplissement des conditions de travail de leur personnel constitue un facteur majeur pour une meilleure stabilité économique sur laquelle bâtir la croissance (37 % à l’échelle mondiale). Elles sont 35 % à citer une plus large distribution de la clientèle comme clé de compétitivité (45 % au niveau mondial).