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L'entrepreneuriat à travers le monde

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Qu'il s'agisse d'économies émergentes ou matures, les pays du G20 n'ont pas tous la même culture entrepreneuriale. Une étude fait le point sur les différences qui subsistent entre les pays membres.

L'entrepreneuriat à travers le monde

À quel point l’entrepreneuriat s’affirme-t-il dans les pays du G20 ? Le cabinet de conseil McKinsey & Company s’est penché sur la question, à quelques semaines du lancement du G20 Yes (Young entrepreneurs summit  qui se tiendra du 31 octobre au 2 novembre 2011 à Nice), dont le but est de montrer aux chefs d'État du G20 le rôle essentiel des entrepreneurs sur la relance économique mondiale.

L’étude dévoilée le 5 octobre 2011 s’appuie sur les statistiques de quelques pays pour démontrer les répercussions de l’entrepreneuriat sur l’économie locale. Les États-Unis, par exemple, compteraient aujourd’hui 1,8 million d’emplois supplémentaires si la création de jeunes entreprises s’était poursuivie ces dernières années au même rythme qu’en 2007, année d’avant-crise. Dans les pays de l’OCDE, les PME anciennes ou récentes contribuent pour deux tiers de l’emploi total.

L’Amérique du Nord : la terre promise des jeunes pousses ? Ainsi, d’une région du monde à l’autre, l’entrepreneuriat montre un visage différent. L’étude de McKinsey distingue précisément quatre cultures entrepreneuriales différentes. La première : un groupe constitué des États-Unis, du Canada et de l’Australie. Dans ces pays, l’entrepreneuriat est l’un des principaux moteurs de l’économie. Par exemple, en Amérique, les entreprises de moins de cinq ans ont représenté 100 % des créations nettes d’emplois entre 1980 et 2005 et les entreprises industrielles, elles, offrent une contribution à l’innovation près de trois fois supérieure à celle de leurs homologues européennes (11,9 % d’entre elles développent de manière intensive leur R&D, contre 4,4 % en Europe). Aux États-Unis toujours, 15 % des entreprises de moins de 30 ans se placent parmi les plus grandes entreprises du classement Fortune 500 (classement établi en fonction du chiffre d’affaires).

Economies émergentes, économies matures… Le deuxième groupe (Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Japon) se caractérise par un entrepreneuriat moins dynamique mais néanmoins à forte valeur ajoutée, notamment grâce aux jeunes entreprises qui contribuent de manière importante à l’emploi.
En Chine, au Brésil et en Argentine, le taux moyen d’entrepreneuriat reste l’un des plus élevés (14,7 % sur la période 2006-2010), contrairement au dernier groupe (Turquie, Mexique, Afrique du Sud, Corée, Inde et Russie), où cet indice est moins important.
« De manière générale, il convient de distinguer les économies émergentes des économies matures, explique François Bouvard, directeur associé senior de McKinsey et coauteur de l’étude. Dans les émergents, l’entrepreneuriat est caractérisé par un dynamisme presque “naturel”, porté par une forte urbanisation et l’aspiration à rejoindre une classe moyenne en forte expansion. » Ainsi, le dynamisme des entrepreneurs d’un pays est corrélé au développement des leviers qui sont mis en place pour aider les porteurs de projets.